ANgrywOmeNYMOUS


dimanche 19 février 2012

DSK convoqué mardi à Lille

L’ex-président du FMI et ministre de l’Economie sera entendu mardi à 9 heures dans l’affaire de proxénétisme du Carlton de Lille.

.Jean-Marc Ducos (avec GeoffroyTomasovitch) | Publié le 19.02.2012, 07h34



Dominique Strauss-Kahn sera entendu, à Lille (Nord), dans le dossier de proxénétisme du Carlton.

Dominique Strauss-Kahn sera entendu, à Lille (Nord), dans le dossier de proxénétisme du Carlton. | (LP/OLIVIER CORSAN.)

Ce n’est pas parce qu’il a demandé à être entendu par la lilloise pour s’expliquer sur des « insinuations malveillantes » que Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, est convoqué mardi matin à 9 heures par la police judiciaire en charge de l’affaire de proxénétisme dite du Carlton, comme l’a révélé hier matin « la Voix du Nord ».

Mais bien parce que son nom est cité dans les procès-verbaux de nombreux protagonistes de ce dossier où huit personnes sont depuis octobre 2011 mises en examen pour « proxénétisme aggravé » et « association de malfaiteurs ».

Parmi les témoins qui citent DSK comme client habituel de ce réseau, au moins cinq prostituées qui ont eu commerce avec lui lors de parties fines organisées à Washington, ou à au Murano, un de luxe. DSK devrait être placé en garde à vue dès son arrivée mardi matin à Lille (Nord) pour au moins 48 heures et assisté d’un avocat. Une rétention qui peut en théorie être prolongée jusqu’à 96 heures, car il s’agit d’un dossier « en bande organisée ». Pour des raisons pratiques et de discrétion, DSK sera auditionné dans une caserne de gendarmerie, boulevard Louis-XIV à Lille. Il a fait savoir qu’il souffrait d’une otite.

Ce que disent les prostituées

La première à avoir été entendue dès le mois de juillet 2011, Mounia R…, 38 ans, a expliqué aux policiers avoir rencontré DSK à Paris à l’hôtel Murano en 2010. Une prestation payée 900 € par David Roquet, un cadre du groupe Eiffage, soupçonné de financer ces parties fines avec un autre chef d’entreprise lensois, Fabrice Paszkowski, proche des clubs DSK.

Puis il y a Florence V…, 30 ans, une femme qui se dit libertine, proche du commissaire Jean-Christophe Lagarde, l’ex-patron de la sûreté de Lille, lui aussi mis en cause dans ce dossier. Elle dit avoir croisé à onze reprises l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) lors de rendez-vous organisés à Paris, dans les environs de Bruxelles ou à Washington. Chacune de ses prestations lui était réglée par Fabrice Paszkowski.

Il y a aussi Béatrice Legrain, la compagne du proxénète français Dominique Alderweireld, dit Dodo la Saumure, qui a participé à des agapes sexuelles dans un restaurant parisien, également Aurélie D. et Anne-Marie, deux escort-girls.

Complicité de proxénétisme?

En tant que client, lors de relations sexuelles consenties entre adultes, DSK n’a commis aucun acte contraire à la loi. Le fait de solliciter par un tiers, en l’occurrence Fabrice Paszkowski, des prostituées pour des soirées coquines ne le rend coupable de rien. Sauf si l’une d’elles est considérée comme vulnérable, si elle est mineure ou handicapée par exemple, ce qui ne semble pas être le cas.

Pour qu’une complicité de proxénétisme existe, il faut que la personne offre un moyen de commettre l’infraction. Une certitude, Dominique Strauss-Kahn sera interrogé sur ses pratiques sexuelles et sur le fait de savoir si — ou comment — ces femmes étaient rémunérées.

Recel d’abus de biens sociaux?

Dans leurs déclarations, les pourvoyeurs David Roquet et Fabrice Paszkowski ont dédouané l’ancien favori de la course aux primaires socialistes, indiquant que Dominique Strauss-Kahn n’était pas au courant que les filles étaient payées avec de l’argent d’origine frauduleuse, détourné de sociétés.

Il échapperait alors à la mise en cause pour recel d’abus de biens sociaux. Sauf si l’enquête démontre que DSK ne pouvait ignorer l’origine du financement des voyages à Washington. La question d’éventuelles contreparties à ses amis entrepreneurs devrait aussi lui être posée.

La semaine qui s’ouvre sera donc cruciale pour l’ancien ministre, qui parle d’« insinuations malveillantes ». Si des charges sont retenues contre lui, une mise en examen ne serait pas exclue.

Sur Le Parisien.fr (où se trouve une vidéo que je n'ai pas réussi à visionner).

vendredi 17 février 2012

Les amours de DSK avec le nucléaire

A l'heure où les centrales nucléaires de Fukushima devraient refaire parler d'elles dans les médias (mais ne le font pas parce qu'Areva pourrait se fâcher si les médias faisaient leur travail d'information), il serait bon de rappeler la collusion de DSK (qui fait l'objet d'une campagne insidieuse de revirginisation en vue sans doute d'être réintégré en politique comme si de rien n'était) avec le lobby nucléaire.


Le lobby nucléaire en terre socialiste. Quand Dominique Strauss-Kahn travaillait pour EDF.

dimanche 19 novembre 2006

Les lobbies français de l’eau et de l’énergie ont compris tout le bénéfice qu’ils pouvaient trouver à s’attacher les services rémunérés des hommes politiques français.

Le réseau "Sortir du Nucléaire" a publié sur son site un article illustrant le poids du lobby nucléaire à l’intérieur du Parti Socialiste. Eclairant !

Réseaux d’influence : un constat accablant

Vincent Giret et Véronique Le Billon, journalistes à L’Expansion ont publié en 2000 aux éditions du Seuil un livre intitulé Les vies cachées de DSK, relatif à Dominique Strauss-Kahn (DSK). Le chapitre intitulé « Ministre privé » nous montre de façon préoccupante la collusion entre un ancien ministre de l’économie et le lobby nucléaire. Aucun des faits cités n’a fait l’objet d’un démenti de l’intéressé. La Cour des comptes a même sévèrement critiqué DSK pour les honoraires de consultant qu’il a perçus d’EDF entre 1994 et 1996 (1,5 million de francs). La Cour a souligné « l’insuffisance des termes du contrat d’origine, qui ne donne aucune indication sur le contenu de la prestation assurée ». Un porte-parole d’EDF a pour sa part affirmé au Canard enchaîné que les relations du groupe avec DSK avaient été « dans la norme de ce qui se pratique » avec ses quelques dix mille consultants. Pour notre part, nous serions curieux de connaître cette liste. Grâce à l’aimable autorisation des auteurs de ce livre, nous en reproduisons ci-dessous un extrait. Celui-ci constitue un constat accablant.

Ministre "privé"

Dominique Strauss-Kahn signe un contrat avec EDF(en 1994] C’est lui qui prend l’initiative discrète de proposer ses services par un intermédiaire. Il ne veut pas s’exposer personnellement à un éventuel refus. Pour sonder le terrain auprès de Jean-Michel Fauve, le directeur des affaires internationales d’EDF, il envoie donc une connaissance socialiste, le député Jacques-Roger Machard, battu lui aussi aux législatives de mars en Haute-Garonne, et tout juste embauché à Électricité de France. Fauve et Strauss-Kahn s’apprécient depuis les voyages officiels qu’ils ont faits ensemble entre 1991 et 1993. « je l’ai vu à l’oeuvre comme ministre dans des négociations très dures en Indonésie, il a une intelligence de situation et une profonde culture internationale », confie le premier.

Le dirigeant d’EDF saisit immédiatement l’intérêt qu’il peut trouver à s’attacher les services de Dominique Strauss-Kahn Fauve a pu constater que l’ancien ministre est l’un des rares à l’époque à penser que les entreprises publiques françaises doivent conquérir des positions à l’étranger, contre l’avis de la direction du Trésor à Bercy et les tenants d’un secteur public exclusivement tourné vers des intérêts nationaux. Dans l’esprit de Jean-Michel Fauve, l’ancien ministre n’est pas seulement un excellent conseiller stratégique, il sera aussi un avocat solide et légitime pour vaincre les réticences des autorités de tutelle de l’État français.

Lors de leur première entrevue, Fauve et Strauss-Kahn évoquent le Maroc où ils ont passé une partie de leur enfance, l’un à Marrakech, l’autre à Agadir. ils font affaire rapidement. Gilles Ménage, le nouveau président d’EDF et ancien directeur de cabinet de François Mitterrand, donne délégation à son second, jean Sergougnoux, pour signer le contrat de « conseil en relations internationales » pour 30 000 francs par mois. « DSK vient passer deux ou trois heures avec moi tous les quinze jours pour des discussions de stratégie d’entreprise et pour préparer des missions à l’étranger », précise le directeur d’EDF.

Jean-Michel Fauve lui soumet immédiatement le dossier allemand : EDF a alors le projet de développer un réacteur du futur, l’« EPR », en coopération avec l’Allemand Siemens et le Français Framatome. Strauss-Kahn a toujours été favorable au nucléaire et, comme ministre de l’industrie, il avait discrètement contré la pression exercée par les écologistes. 11 avait aussi fermement engagé la coopération franco-allemande sur ce dossier sensible. « Le rôle de l’État, expliquait le ministre en octobre 1992, c’est un rôle de marieur, de catalyseur d’alliances ; dans le nucléaire, ce sont les français EDF et Framatome qui travaillaient avec les électriciens allemands et Siemens sur un projet de réacteur du futur. Dans l’électronique, ce sont des industriels français et italiens qui produisent en commun les puces SGS-Thomson. Ces coopérations auraient pu se nouer sans l’État, mais il se trouve que, dans ces deux cas, les pouvoirs publics ont joué un incontestable rôle d’aiguillon. » Pourquoi alors ne pas continuer, malgré l’alternance politique et le changement de gouvernement ? EDF a apprécié le travail du ministre, elle l’utilise cette fois dans la coulisse, comme Alcatel avec ses soucis bruxellois.

EDF veut à tout prix s’assurer que la réalisation de son projet nucléaire ne sera pas entravée par les députés du SPD, le Parti social-démocrate, frère allemand du PS français, mais parfois plus enclin à rejoindre la politique des Verts d’outre- Rhin, évidemment très antinucléaires. Le SPD est alors dans l’opposition, mais son activisme ou sa neutralité bienveillante sur ce sujet peut condamner ou faciliter le projet. Jean-Michel Fauve a été directeur du projet de la centrale très controversée de Plogoff, en Bretagne ; il sait combien l’opinion publique peut déstabiliser une opération de cette nature. « En Allemagne, nous avons besoin d’engager des discussions de fond, loin des meetings, d’organiser des réunions confidentielles », explique-t-il. Un contact est identifié outre-Rhin : le député européen SPD Roif Linkohr, fondateur de l’Office d’évaluation des choix scientifiques et techniques du Parlement européen. Ce physicien est l’un des très rares pronucléaires du Parti social-démocrate.

Voilà Dominique Strauss-Kahn engagé dans une mission très politique de lobbying et de longue haleine. Il joue de son double carnet d’adresses pour organiser une série de rencontres discrètes à Düsseldorf et à Strasbourg, mêlant à la fois des députés (ou ex-députés) socialistes français et des élus sociaux-démocrates allemands. Très intéressée par cette prestation, la Cogema - qui produit les combustibles nucléaires - accepte de cofinancer l’opération avec EDF. Son président Jean Syrota appelle dix fois Jean-Michel Fauve pour aligner au franc près les tarifs de la Cogema sur ceux concédés par EDF à Dominique Strauss-Kahn... Au total, la Cogema lui versera 600 000 francs.

Du côté socialiste français, DSK joue avec une extrême prudence et beaucoup d’ambiguïtés, il implique dans l’opération tous les spécialistes socialistes de l’énergie et quelques figures très pro-européennes, sans toujours leur préciser qu’il travaille pour le compte d’EDF et de la Cogema. Pour ses amis politiques, DSK agit ici dans le cadre de ses fonctions de délégué national du Parti socialiste. Dans ce groupe confidentiel, se retrouvent son complice Pierre Moscovici, l’économiste physicien et député européen Gérard Fuchs, le député de Meurthe-et-Moselle et nouveau président de l’Office d’évaluation des choix scientifiques et techniques Jean-Yves Le Deaut, le chercheur en électrochimie et ancien député des Hauts-de-Seine Philippe Bassinet, l’ancien ministre délégué à l’énergie auprès de DSK entre 1992 et 1993 André Billardon et le député du Nord, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des déchets nucléaires, Christian Bataille. Tous acquis à la cause nucléaire. D’autres responsables socialistes sont conviés à la discussion, comme Élisabeth Guigou et Henri Nallet.

Dominique Strauss-Kahn se rend aussi à Bonn, où il se présente à l’ambassade de France, qui lui a préparé quelques rendez-vous, non comme un consultant d’EDF et de la Cogema - cela reste secret -, mais comme un officiel du Parti socialiste, chargé de suivre les questions énergétiques. C’est à cette occasion qu’il rencontre pour la première fois Gerhard Schröder, futur chancelier, et déjà très connu pour ses liens privilégiés avec les plus grands patrons allemands. Le consultant d’EDF sonde aussi le leader écologiste et très pragmatique Joschka Fischer, qui deviendra, à l’automne 1998, ministre des affaires étrangères du gouvernement Schrôder. Pour ces missions et ces réunions spéciales, le secrétariat de DSK envoie à la comptabilité d’EDF trois factures de plus de 200 000 francs chacune, qui s’ajoutent ainsi à ses propres honoraires mensualisés.

À cette occasion, Strauss-Kahn rédige un texte-quiz censé distinguer le vrai du faux dans le domaine du nucléaire. « Mon ami le prix Nobel de physique Georges Charpak - par ailleurs administrateur de la Cogema (NdA) - m’a dit que ce document était le meilleur qu’il ait jamais lu sur la question », confie aujourd’hui Strauss-Kahn. Ce lobbying politique, digne des romans d’espionnage de John Le Carré, dure quatre ans, et ne sera interrompu que par le retour de la gauche au pouvoir. Strauss-Kahn n’oubliera pas cette cause nucléaire : devenu ministre de l’économie et des finances, il tiendra des propos sans ambiguïté en février 1999, lors d’un voyage de trois jours dans les nouveaux lânder d’Allemagne de l’Est : « Un grand pays industriel comme l’Allemagne ne peut pas rester à l’écart d’une des technologies maîtresses du futur », lance-t-il, avant de souligner l’importance de l’EPR, le fameux réacteur.

EDF utilise également DSK sur des contrats difficiles à l’étranger : « il connaît tous les ministres de la terre », s’émerveille Jean-Michel Fauve. Au Maroc, Strauss Kahn entretient un réseau exceptionnel de relations et d’amitiés ; à Paris, dans le sud de la France ou à Rabat, il a sympathisé avec André Azoulay, le conseiller financier international du roi Hassan II et aujourd’hui de son fils héritier du trône Mohammed Vl.« Au Maroc, Dominique est chez lui », résume André Azoulay. Strauss-Kahn intervient avec succès sur plusieurs dossiers d’EDF, notamment lors d’une prise de contrôle de la Régie des eaux de Casablanca, en association avec la Lyonnaise des eaux. Il échoue en revanche sur un projet de prise de participation financière dans une centrale nucléaire marocaine, un marché finalement emporté par les États-Unis. DSK prodigue aussi ses conseils sur un contrat qui tourne mal en Grèce. Il travaille encore sur des dossiers en Argentine, en Finlande, en Afrique du Sud... jusqu’en 1997, EDF lui verse au total environ 1,5 million de francs.


sur seaus.free.fr


Lire également les articles de cabanel sur Agoravox comme celui-ci (du 21.4.2011) et celui-ci (du 16.2.2012).

lundi 13 février 2012

Notre prochain Président de la République : DSK bis

Voilà, depuis dimanche dernier, les jeux sont faits. Cela n’a pas pu vous échapper, le ton des “médias” a subitement changé.

Depuis quelques mois ceux-ci sous-entendaient que Flanby était au mieux fragile, inexpérimenté, et au pire complètement nul, qu’il allait s’écrouler devant l’expérience, l’assurance et le talent de Sarkozy, notre ultime rempart contre l’implosion de l’Europe et de sa monnaie. Que leurs courbes de sondages allaient se croiser. C’était évidemment ce que la propagandastaffel UMP leur serinait en boucle.

Or non.

Comme je l’ai dit et répété ici-même à de nombreuses reprises, Sarkozy finira son quinquennat en slip. Il faut dire qu’il a un bilan à trimballer, et que c’est lourd. Quand on a tout raté, comment faire pour s’en vanter ?

Tiens, c’est simple, si une entreprise devait avoir le bilan de Sarkozy, elle le déposerait aussitôt.

Il ne faut pas non plus sous-estimer la haine qu’il a suscitée dans l’opinion. Quoi qu’en disent les “sondages”, cela ne colle pas avec ce que dit mon entourage. Même les pires ringards de droite que je connais —et j’en connais !—, ceux-là même qui n’ont pas honte d’avouer qu’ils avaient voté pour lui en 2007 (“Tu voulais quoi, hein ? Que je vote pour l’autre… euh… enfin l’autre ?”), et bien il ne s’en trouve plus un pour prévoir de refaire la même connerie en 2012. Et c’est une constante depuis deux ou trois ans. Ils voteront Bayrou, ou Le Pen… Et au second tour (du moins si Sarkozy y est, ce qui n’est pas acquis, les derniers sondages remettent le “21 avril à l’envers” à l’ordre du jour), beaucoup s’abstiendront.

Pire, il semble que ce dimanche, ce sont de nouvelles mesures de recul social (et de suicide électoral) dictées par le MEDEF qu’il compte annoncer sur toutes les télés.

Sauf Trafalgar certes toujours possible, c’est plié, Flanby sera notre prochain président.

C’est donc avec un intérêt particulier que je l’ai regardé faire son show jeudi soir chez Pujadas.

Il n’a eu aucun mal à faire tourner en bourrique un Juppé que j’ai trouvé “fatigué, vieilli, usé“®, tentant laborieusement et sans conviction de défendre l’indéfendable. Mauvais comme un cochon. Au passage il devrait prendre du repos, le pauvre vieux, c’est pas une vie de cumuler un boulot de ministre, (de surcroît des affaires étrangères toujours en déplacement) avec celui de maire d’une grande ville. Et puis 67 ans, c’est largement l’âge de la retraite… D’autant que si je ne m’abuse, il touche celle de la fonction publique depuis près de 10 ans... Et dire que certains voyaient en lui un recours en cas de désistement sarkozyste…

Mais revenons-en au futur président Flanby. Tout le monde semble avoir découvert dimanche dernier ses talents d’orateur lors de son discours au Bourget. C’était pourtant un fait connu. Et je m’interroge de plus en plus à ce sujet. Car la distinction entre orateur et bonimenteur est parfois mince. Mitterrand usait déjà de son talent dans les années 70 pour embobiner les prolos et leur faire croire qu’il incarnait leur combat, qu’il allait “changer la vie”, mettre au pas ces salauds de patrons, et leur faire recracher le pognon. On a vu le résultat.

À l’époque de Mitterrand, même si certains avaient déjà compris l’arnaque, nombreux étaient ceux qui y croyaient, qui pensaient qu’enfin leur vie allait changer avec “La Gauche”. Le problème avec Flanby, c’est que non seulement il passe après la trahison de Mitterrand, l’avènement de la “gauche caviar”, puis le libéralisme honteux de Jospin (mais aussi après Blair, Schroeder, Zapatero, Prodi…), alias “gauche de droite”, mais en plus, il nous gratifie d’un programme insipide et inconsistant, dont on voit d’emblée qu’il est voué à l’échec. Ses trémolos et effets de manche à la tribune sont essentiellement des cache-misère.

Flanby singe Mitterrand jusqu’au ridicule. On ne s’étonnerait même pas de le voir plissant les yeux, coiffé d’une feutre, une écharpe rouge et une rose à la main.

Bien sûr il est infiniment plus sympathique que Sarkozy. Plus intelligent, plus fin, plus drôle, plus calme, moins m’as-tu vu. C’est un minimum, et à vrai dire ce n’est pas très difficile.

Mais pour incarner l’espoir (sans même parler du “rêve”) il ne suffit pas de revenir sur certaines mesures scandaleuses de Sarkozy (pas toutes, loin s’en faut), d’en proposer d’autres qui, même si on peut les juger positives et “de Gauche”, sont avant tout d’aimables sources de buzz médiatique (mariage homosexuel, droit de vote aux étrangers…), et puis… c’est à peu près tout. Le retour à la retraite à 60 ans ? Oublié ! Les créations de postes ? Transformées en non-suppression… Ne parlons même pas de nationalisations, de reprise en main de la création monétaire, de restitution du pouvoir au peuple… “Réenchanter le rêve français”, qu’il disait.

Son ouiouisme européen, parfaitement incarné par la scandaleuse couverture de Paris-Match où il pose avec Sarkozy avant le référendum de 2005, est totalement incohérent. Les mêmes qui nous ont vendu une Europe (“L’Europe l’Europe l’Europe”) dont la grandeur viendrait de l’union et de l’entraide entre toutes les nations qui la composent, une sorte de partouze supranationale géante à 27, ne nous parlent plus aujourd’hui que d’une compétition à mort avec l’Allemagne dans laquelle les salariés doivent abandonner toutes leurs prérogatives plus vite que leur voisin pour simplement survivre.

Certains ont aussi noté qu’il n’a pas une seule fois parlé d’écologie pendant toute son intervention… C’est tout de même un comble ! Et le fait que les autres fassent pareil n’est pas une consolation. A l’approche du Peak Everything, un tel aveuglement est tout bonnement sidérant. Un total déni de réalité. Rappelons que Flanby est un des promoteurs de la “TIPP flottante”, qui consiste à baisser les taxes sur le carburant quand son prix monte. Outre la philosophie complètement abracadabrantesque d’une telle mesure (qui revient en gros à encourager la consommation d’un produit en voie de disparition), son efficacité est du même niveau que celle du château de sable d’un gamin pour arrêter le tsunami japonais.

Ce sont les “Verts” qui doivent souffrir de graves brûlures anales, eux qui pensaient “sortir du nucléaire” en 25 ans, qui ont ensuite signé pour 50% de nucléaire, et qui vont finalement devoir avaler la fermeture des deux seuls réacteurs de Fessenheim en échange de l’ouverture de l’EPR de Flamanville, d’une puissance équivalente…

La vérité, c’est que Flanby, comme Sarko, sera principalement un agent de recouvrement des créances des banksters auprès du peuple français. Comme il est enferré dans le carcan imposé par la finance, et qu’il n’envisage à aucun moment d’essayer de le briser, sa marge de manœuvre est nulle. Il a beau tonner, dans l’élan d’une phrase qui s’envole, que son ennemi est la finance, on y croit presque autant que si Gérard Larcher prétendait battre Usain Bolt sur 100 mètres… Raoul dans les Tontons Flingueurs.

Pire, quand un journaleux ultralibéral dégarni, ou un ancien premier ministre (dégarni lui aussi) lui font remarquer que les 20 milliards d’euros que ses mesurettes sont censées faire rentrer tous les ans dans les caisses de l’État ne seront qu’une poignée de sable pour assécher un fleuve de déficits qui se jette dans un océan de dettes, et que son objectif d’équilibre budgétaire est irréaliste, il se réfugie dans un flot d’incantations au “Dieu Croissance” que l’on croirait tout droit sorti des années 1950, quand cela avait encore un sens. Regardez cette vidéo, à 21mn48 : Flanby réussit l’exploit de prononcer 6 fois le mot “croissance” en 12 secondes ! On tient là un champion du monde…
Nous sommes donc en présence d’un candidat pas du tout “normal”, dont la vie a été totalement dédiée à la réalisation d’un objectif déterminé par une ambition maladive : devenir Président de la République. Il prétend nous faire rêver (arf !), mais veut en fait que nous réalisions son rêve.

À cet effet, il s’est donné du mal pour changer d’apparence, faire plus sérieux et plus “présidentiel”. (Par contre, il n’aurait pas dû débaucher les communicants des jeunes pops [Avertissement aux personnes sensibles : non seulement cette vidéo est ridicule, mais elle contient du Jack Lang.)

Pour convaincre les naïfs, il utilise des techniques oratoires parfaitement factices qui tentent vainement de dissimuler la vacuité de son message.

Il tente d’envoyer aux électeurs des images subliminales de Mitterrand, comme si son aura était intacte.

Il est entouré d’une équipe de bras cassés revanchards, où l’on retrouve de vieux dinosaures périmés comme Lang ou Ayrault, des ultralibéraux décomplexés comme Valls, et l’ossature de ce que j’avais naguère baptisé le “DSK-Korps”, à commencer par Moscovici, probable premier ministre, tellement chiant qu’il pourrait faire passer Fillon pour un grand déconneur.

Pour donner un semblant de crédibilité arithmétique à un programme voué à l’échec, il ne compte que sur une “croissance” chimérique, sur laquelle il n’a aucune emprise, et qui est désormais caduque.

Et en plus, il va gagner…


(Sur le blog de Superno)


Lire aussi sur Mediapart comment on nous fait bouffer du Hollande après nous avoir fait bouffer du DSK

jeudi 9 février 2012

Affaire DSK-Diallo: les deux camps fourbissent leurs armes pour le procès au civil

Le procès au civil qui oppose aux Etats-Unis l’ex-parton du FMI Dominique Strauss-Khan et la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo devrait être relancé fin février, selon Le Figaro.

«Le juge Douglas McKeon, chargé du dossier au tribunal du Bronx, va convoquer les deux camps pour une audience dite d'oral argument, d'ici deux à trois semaines», précise le quotidien.

Pour quelques heures les deux parties devront répondre aux questions du juge Mckeon qui a été saisi de l’affaire en août dernier. Une audience qui lui permettra de déterminer la position de chaque partie et «obtenir des précisions sur tel ou tel point clé», souligne Le Figaro.

L’objectif est «d’entendre les parties sur leurs 'motions' et de vérifier si l'affaire est en état d'être jugée en fonction des arguments comme l'immunité, la prescription» selon Arthur Dethomas, avocat aux barreaux de Paris et New-York.

C’est notamment la question de l’immunité diplomatique de l’ex-directeur du FMI soulevée par Dominique Strauss-Kahn qui sera au centre des débats. A ce propos, «ses avocats emmenés par Me William Taylor, du barreau de Washington, ont produit une abondante jurisprudence». Ils s’appuient notamment sur une convention des Nations Unies de 1947 pour affirmer que leur client était protégé par l’immunité diplomatique le 14 mai 2011, date de l’éclatement de «l’Affaire DSK».

Un argument que les avocats de Nafissation Diallo avaient balayé d’un revers de la main en octobre 2011 dans un document de 57 pages. La motion de DSK est une «tentative évidente pour retarder la procédure, et doit être refusée dans son intégralité car elle n'a absolument aucune valeur et aucun sérieux» avaient-ils affirmé.

Les deux protagonistes ne sont pas tenus d’assister à cette audience mais peuvent le faire s’ils le souhaitent. L’issue de la procédure est incertaine, même si la prison est exclue pour Dominique Strauss-Kahn après l’abandon des poursuites au pénal par le procureur de New-York Cyrus Vance.

Si DSK est reconnu coupable, il devra payer des dommages et intérêts à Nafissatou. On évoque des millions de dollars, mais «il est pour l'heure bien trop tôt pour se prononcer sur les suites de cette procédure» rappelle Libération. Même si les avocats des deux parties restent très discrets, une transaction est possible à tout moment sans qu’il n’y ait besoin d’aviser le juge.

Nafissatou, qui n’a pas repris son travail au Sofitel, a déposé plainte dans le Bronx, un choix qui «semblait être motivé par l'idée que des jurés de ces quartiers de New York à majorité noire lui seraient plus favorables» explique Le Figaro. Le procès devrait durer entre trois et six mois.

mercredi 8 février 2012

Flash : le mari de Sainclair enfin jugé pour viol et violence

03.02.2012
laure_sainclair

A l’exception de Dominique Strauss Kahn (DSK), l’époux d’Anne Sinclair, qui a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur Tristane Banon mais qui n’a reçu aucune peine (on est puissant ou on ne l’est pas), les agresseurs sexuels, en France, sont punis et jugés. Après des mois d’attente et d’incompréhension, la justice fait enfin son boulot. En effet, le mari de Sainclair, sur qui pesait de très lourds soupçons de viol et d’agression, est jugé par la Cour d’Assise de la Gironde.

Alors que la star des écrans tente une reconversion médiatisée, son ex passe enfin devant les juges. Ainsi, Hervé Le Bras (47 ans), l’ancien mari de la célèbre actrice porno Laure Sainclair (39 ans) a entamé son procès le 2 février.

Les faits qui sont reprochés au compagnon de Laure Sainclair datent de novembre 2005. Alors qu’il était l’agent, le manager et l’amant de la comédienne, l’accusé aurait, selon l’actrice X, violenté puis violé Laure Sainclair, qui hésitait à signer des contrats d’exclusivité.

Abuser de sa position sociale dominante, de son statut d’agent, de son pouvoir, pour traiter les femmes comme des objets… Si ce comportement de prédateur sexuel n’est pas un cas isolé et rappelle d’autres affaires sordides, et surtout, s’il faut concéder à Hervé La Bras sa présomption d’innocence, les affaires de viols sont toujours aussi choquantes.

Est-il possible d’être en couple avec une Sainclair sans se comporter comme un violent violeur ? La justice nous le dira…

Sur 24heuresactu

lundi 6 février 2012

Sastre mais pas Sartre (et encore moins Beauvoir)

Peggy Sastre a commis en 2009 un livre intitulé "Ex utero, pour en finir avec le féminisme".
Il faut comprendre par là, non qu'elle veut VRAIMENT en finir avec le féminisme mais qu'elle prône un féminisme « hédoniste » (car selon elle le féminisme "officiel" serait quoi ? Sacrificiel ?) ou « pro-sexe » (car selon elle le féminisme "officiel" serait quoi ? Antisexe ?) et opposées au courant abolitionniste (sans doute parce que la prostitution est "hédoniste" et "pro-sexe", hein), elle a formé le concept d'« évoféminisme ».

Selon elle (dixit Wikipédia), les féministes françaises de la génération des "Années 1970", telle Gisèle Halimi ou le mouvement Les Chiennes de garde, se sont érigées en représentantes d'un «féminisme officiel » (quelle horreur) et ont confisqué la parole de toutes les autres formes de revendications féministes = Sastre n'a pas de convictions à démarcher POUR quelque chose mais CONTRE quelqu'un, parce que contre quelqu'un c'est nettement plus efficace pour la visibilité dans les médias. Surtout si les quelqu'un.e.s auxquelles la miss s'oppose se font déjà peu ou mal entendre.

En 2010, elle co-signe avec Lola Lafon une tribune sur le traitement médiatique de l'affaire Polanski, publiée notamment dans Slate et Libération.

Voyons un peu, cette tribune dans Libération : et bien la même Peggy Sastre qui écrivait ceci avec Lola Lafon sur l'affaire Polanski :

"(...)

Nous ne sommes rien. Mais nous sommes beaucoup à n’être rien ou à l’avoir été. Certaines encore emmurées vivantes dans des silences polis.

Et nous les détectons, ces droits de cuissage revenus à la mode, ces amalgames défendant la révolution sexuelle, hurlant au retour du puritanisme, inventant commodément un «moralisme» «sectaire» et «haineux», faisant les gros yeux parce qu’une de ces innombrables anonymes utilitaires sort de son «rang», oublie de se taire et parle de justice. Relents de féodalité drapée dans «l’honneur» des «citoyens» «de gauche», éclaireurs de la nation, artistes, intellectuels, tous d’accord, riant à gorge déployée à la bonne blague des «moi aussi Polanski m’a violé quand j’avais 16 ans» - en être, entre soi, cette connivence des puissants. A la suivante. (...)"


et écrit ceci aujourd'hui à propos des affiches sexistes du film "Les infidèles" :

"(...)

En ville, (...) ces agressions visuelles et cognitives perpétuelles que constituent les divers affichages peuplant l'univers urbain.

A mon grand regret, je n'ai pas pu lui dire qu'il s'agissait-là d'une des raisons qui m'avait fait quitter la capitale, car j'ai toujours profité d'une disposition oculaire avantageuse : quand je ne veux pas voir, je ne vois pas. (...)"


Elle a donc décidé de ne plus voir. C'est son droit, mais elle ne s'arrête pas là, elle reproche aux autres de VOIR et surtout de rouspéter :


" (...)

Aujourd'hui, j'ai par exemple lu et entendu bon nombre de mes congénères (sic) déclarer qu'elles étaient heureuses que ces affiches soient retirées. Souvent, cette joie était liée au fait qu'elles leur donnait la nausée : il leur était donc physiquement insupportable de passer devant de telles images et elles étaient soulagées de les voir disparaître de l'espace public.

C'est tout à fait concevable, et même louable, soyons fous (sic), mais en quoi une telle réaction dit-elle quoi que ce soit de la réalité du message véhiculé par les affiches du film incriminé ces derniers jours ?

Je veux dire, je peux très bien imaginer des gens passer devant la photo d'un noir en costume trois pièces (sic) et ressentir un profond dégoût, parce qu'ils sont racistes et que l'image heurte leurs standards personnels sur l'infériorité des "gens de couleur" ; mais dans ce cas, je suppose que n'importe qui d'à peu près sensé concevra aisément que le (gros) problème vient des individus qui regardent, et pas de la personne, ni même du symbole, représentés.

Quelle différence, alors, y-a-t-il avec une femme qui se sent humiliée par une mise en scène "sexuelle" d'une paire de jambes et d'un chignon vu de dos ? (...)"


Le parallèle avec le raciste qui voit un noir en costume trois pièces est très habile. Elle insinue que la femme qui se dit dégoûtée de telles affiches pourrait l'être en raison d'un racisme inconscient envers le mâle blanc dominant et dominateur. Pire : la femme domine et pour une fois que c'est l'homme, cette vision la fait gerber. Les féministes qui ont la ringardise de trouver Gisèle Halimi plus crédible en féministe que miss Sastre se réclamant du néo-féminisme, pardon de l'évoféminisme, lécheur de testicules argentées, sont de profondes anti-mâles de race, si si, elles rejettent les pur-sang de la mâlitude qui sont des sortes de Polanski, certes, mais, et là réside toute la différence : JEUNES (donc beaux, désirables et innocents).

Son racisme à miss Sastre est alors anti-femmes, anti-vieux et anti-pauvres.

Ou alors elle part du postulat que les femmes sont toujours en situation de domination et suppose que leur dégoût ne repose sur rien de tangible : pas de morceaux de femmes placées suggestivement dans des poses rabaissantes et chosifiantes, seulement du sexisme à l'envers. Car ces affiches sont sans doute "hédonistes" et le plaisir de la femme réside de toute façon dans son humiliation, sa chosification et son morcellement, non ? Ces affiches sont "pro-sexes" et même uni-pro-sexe puisque l'on ne voit qu'un visage et que le visage est le premier vecteur de nos émotions déchiffrables pour les autres. Mais c'est normal dans la conception "evoféministe".

Il faudra que l'on me traduise "evo" féminisme (de "Eve", peut-être ?).

Que ne ferait-on pas pour se profiler comme nouvelle féministe ! Malheureusement il faudrait commencer par avoir raison. Et la raison est atrocement absente dans cette démarche.

Car trouver que la femme est supérieure à l'homme euh...que dire à miss Sastre : rappelez-vous ce que vous écriviez pour Polanski, madame. On n'a pas obligatoirement besoin d'avoir 13 ans pour être traitée comme de la viande...ou si ? Et là encore, on retrouve ce que l'on constate chez toutes celles qui se disent néo-féministes en guerre contre la prétendue arrière-garde : en grattant un peu leur discours on découvre que leur motif est essentiellement générationnel. Elles veulent représenter une nouvelle génération et leur unique slogan est en réalité : "Ôte-toi de là que je m'y mette".

samedi 4 février 2012

Le féminisme non autorisé par les milieux autorisés est-il punitif ?

Le "féminisme punitif" est un concept inventé par l'une de cette catégorie de courtisanes traîtresses à leur sexe qui hantent les médias à la recherche de testicules savoureuses (= célèbres) à lécher comme celle de DSK (elle n'a pas compris que ce dernier n'aime pas particulièrement les femmes qui s'offrent mais plutôt celles qui lui tournent le dos ?).
La Éric Besson du sexe féminin donc, casse-ovaires et lèche-couilles notoire, se répand dans les médias avec cette notion assassine de "féminisme punitif" pour la faire rentrer dans toutes les têtes prêtes à l'absorber et elles ne sont pas sous-numéraires.
Voilà la mère "Marre-de-celle-là-ya-des-cub-pieds-au ...qui-se-perdent" (comme je l'ai renommée) propulsée dans les petits papiers d'Anne Sinclair, sans doute. A quand une place pour elle comme journaliste au Huffington Post ?

Donc il y a le féminisme magnanime qui ne rouspète pas contre le viol quand le présumé violeur est le maître de l'univers ou presque et celui qui le fait. Ce dernier est un féminisme qui n'a rien à envier au tribunal de l'Inquisition espagnole, cela va sans dire.
Dans la nouvelle affaire Dreyfus, c'est le féminisme et ces égéries qui attaquent un pauvre innocent dont le seul crime est d'être de la mauvaise confession, bien sûr.
Et pourquoi pas l'affaire Stavisky si on va par là ?
Et quid des plaignantes ? Des femmes de paille agitées par le féminisme, sans doute. Incrédibles. Inexistantes. Néantesques.
Quid de l'affaire du Carlton où l'on s'offrait des orifices féminins à l'instar de pralines ? Rien de grave. Des femmes à peine prostituées qui gagnaient de toute manière beaucoup et auraient probablement été d'accord de prêter leurs parties intimes gratos si on n'avait pas insisté bêtement pour les payer.
Donc, circuler il n'y a rien à voir, tout le monde il y est beau tout le monde il y est gentil du moins le serait sans un certain féminisme dont la leadeuse ne s'appelle pas Elisabeth Badinter, estampillée féministe par...euh...elle-même mais ce n'est pas n'importe qui, alors cela compte double (ou triple) et encore moins Anne Sinclair (une grande féministe et même la femme de l'année 2011 comme sa copine la panda machin chose).
Heureusement "Marre-de-celle-là-ya-des-cub-pied-au ...qui-se-perdent" vient le rappeler à qui de droit : c'est pas beau de faire bobo à un bobo !

Merci madame pour la lecon, elle relève le niveau du débat, pas de doute.