ANgrywOmeNYMOUS


mardi 6 septembre 2011

Patrick Cohen : 11 ans d'âge mental

10H26 Le 31/08/11 Zapping 38 publié par Julien Bellver

Zapping : Échange musclé entre l'avocat de Tristane Banon et P. Cohen sur France 5


Arrivé en Porsche, il n'a pas trouvé de place pour la garer, rue Oberkampf à Paris. Un membre de la production a dû alors se transformer en voiturier d'un soir pour qu'il ne soit pas en retard sur le plateau. Aucun photographe n'était là pour le surprendre. Mardi soir, le très médiatique (mais aucun photographe n'était là, il faut suivre...note d'Euterpe) David Koubbi, avocat de Tristane Banon, était l'invité de "C a vous" sur France 5. Il a été accueilli avec le sourire d'Alessandra Sublet, comme toujours. Mais avec la pugnacité du petit nouveau, l'anchorman de la matinale de France Inter, Patrick Cohen.



Rompu à l'exercice de l'interview télé, David Koubbi a la réthorique facile, celle d'un bon avocat face à un juge. Mais hier, il a été déstabilisé par un Patrick Cohen en pleine forme. Le nouveau chroniqueur de l'émission n'a pas hésité à le repousser dans ses retranchements en le titillant au sujet de son dernier soubresaut médiatique : sa demande au parquet de Paris d'entendre Piroska Nagy, ex-employée du FMI, dans le cadre de la plainte déposée par sa cliente Tristane Banon.

"On se demande encore ce que vous cherchez. Pourrir la réputation de Dominique Strauss-Kahn, c'est fait. Faire parler de vous, c'est fait aussi et ça continue, la preuve. Mais traîner DSK devant un tribunal français pour cette affaire vieille de dix ans et dont tous les spécialistes pensent qu'elle est sans doute prescrite, que c'est compliqué d'aller en justice, personne n'y croit. Vous cherchez quoi ?" lui lance Patrick Cohen. "Je n'apprécie pas le positionnement qui est le vôtre" lui rétorque David Koubbi. Puis suivront une série d'empoignades, Koubbi reprochant même à Cohen de ne pas comprendre le sens de ses propres questions ! puremedias.com vous propos de larges extraits pour comprendre le débat entre le journaliste et l'avocat. Vous pouvez retrouver l'intégralité de leur échange sur Pluzz.fr


La vidéo est sur ozap.com

Mon commentaire : Cohen "le petit nouveau pugnace" ne sait pas ce que Me Koubbi cherche puisqu'il n'y a rien à chercher, n'est ce pas ? (surtout quand on est au service de l'omerta). Le présentateur qui manie si bien le rabaissement systématique de l'autre ne mérite pas les louanges de cet article sur ozap.com. Pour rabaisser l'autre, on ne se met pas à son niveau et on ne peut donc comprendre les réponses droites à des questions tordues.

Qu'y at-il de glorieux à discréditer et rapetisser son interlocuteur par tous les moyens en évitant tout dialogue respecteux ?

On a surtout l'impression d'avoir affaire à un gamin attardé pour qui vouloir défendre les faibles et faire triompher la justice n'existent pas. Comme si cet homme au visage poupin n'avait pas dépassé l'âge de 11 ans et ne pouvait trouver aucune motivation un tant soit peu honorable dans la démarche de l'autre. Celle de Me Koubbi est donc selon la vision du monde de son interviewer infantilisée comme suit,

Me Koubbi a :

- juste envie de se faire remarquer

- juste envie d'être un sale garnement qui veut embêter les autres

- juste envie de chercher des poux sur la tête d'un chauve histoire de se ridiculiser bêtement

- juste envie de détester gratuitement quelqu'un et de lui faire à tout prix du mal


Voilà le niveau de la télé francaise qui ne se veut pas autre chose qu'une cour de récréation d'école primaire.


Maître Koubbi vous avez raison : ces gens ne comprennent pas. Et surtout pas les sentiments élevés. Ils sont restés au stade pipi-caca et vous l'aurez sans doute compris, vous qui semblez un peu plus mature : en médiafrance il est interdit de grandir (et principalement sur le sujet du viol) !


lundi 5 septembre 2011

DSK traité de gros dégueulasse par un inconnu devant chez lui à Paris

DSK PARIS.jpg

"On est en démocratie et j'ai droit dire que ce type est un gros dégueulasse, on en veut pas chez nous, qu'il aille se faire soigner ailleurs..." L'inconnu qui vient de dire ces paroles ( ou a peu près), on ne le voit pas dans la vidéo qui vient mais on l'a bien entendu. Il parle derrière la porte de DSK place des Vosges à Paris.
Cette vidéo tout le monde l'a vu. Mais je n'ai pour l'instant entendu aucun média faire référence à cette agression verbale ( attendez les 30 premières secondes de la vidéo)

Et pourtant comme on dit chez I Télé, il y a vraiment une horde de journalistes devant le domicile parisien de Dominique Strauss-Kahn.
(...)

La suite sur linkinote

Des politiques auraient préféré voir le satyre jugé

Mélenchon voudrait "éviter" le retour de DSK dans le débat public

(AFP) – Il y a 15 heures

PARIS — Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a souhaité dimanche "éviter" le retour de Dominique Strauss-Kahn dans le débat public, et qualifié de "totale nocivité" ce qu'il a fait pour la Grèce.

Interrogé, lors de l'émission "C Politique" sur France 5, sur un éventuel retour de l'ancien favori socialiste à la présidentielle, M. Mélenchon a répondu: "C'est précisément ce que je voudrais qu'il évite de faire".

"Si vous m'interrogez sur son action politique, je vous répondrai que ce qu'il a fait en Grèce et dans les autres pays d'Europe a démontré sa totale nocivité", a poursuivi le co-président du Parti de Gauche.

"Pour le reste je souhaite que le travail de reconstruction psychologique qu'il a à faire après un événement terrible se fasse ailleurs que sur la scène politique".

"Car sur la scène politique, nous avons besoin de pouvoir discuter des sujets de fond car nous avons la chance, si j'ose dire, d'avoir l'élection la plus importante de la vie constitutionnelle de notre pays qui tombe en plein milieu d'une crise terrible qui embrase le monde entier", a-t-il expliqué.

Toutefois, a relevé M. Mélenchon, si "cette histoire semble achevée", "les féministes de notre pays ont dit ce qu'elles pensaient, du fait qu'elles ne trouvent pas leur compte dans la façon dont tout cela a été soldé". Il a fait valoir que DSK "n'a pas bénéficié d'un non-lieu, les poursuites ont été interrompues".

"Il y a eu tellement d'abus de fait dans le sens de la compassion exclusivement consacrée à sa personne et sans beaucoup de considération pour le reste qu'il était juste que les féministes le rappellent", a-t-il jugé.

"Quand bien même cette femme (Nafissatou Diallo, son accusatrice) aurait été la pire des menteuses, cela n'autorisait personne à abuser d'elle", a poursuivi M. Mélenchon, soulignant aussitôt: "Je ne dis pas que cela ait eu lieu".

(...)

Sur Google actualités

Pas de procès dans l'affaire DSK-Diallo: "mauvaise nouvelle !" (Marie-George Buffet)



Le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes . Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime. La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime. Rappelons nous qu'en France le jugement de ces faits par une cour d'Assises n'est pas si vieux que cela! La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences- sexuelles ou non - à l'encontre des femmes .

Marie-George Buffet

Sur le site du PCF

En mai Eva Joly expliquait comment cela se passe en France quand une femme de chambre est agressée par un VIP :


Eva Joly_"En France, l'enquête sur DSK aurait... von DZ_Le_Pirate

Bonne chance les femmes de chambre !
En France, la police vous enverra sur les roses (du PS) !

dimanche 4 septembre 2011

Poussez-vous, Anne Sinclair !

Vous revoilà sur le sol de France cachant votre chère moitié du paravent de votre beau nom pour donner à ce personnage une image de "saint clair".
Outre que "Sinclair" reste le pseudo choisi par votre père pour servir la Résistance francaise et non votre patronyme véritable, l'homme que vous masquez ainsi et faites passer pour le personnage de Dumas, Edmond Dantès, comte de Monte Cristo, comme on a pu le lire ici et , n'est pas un héros, et c'est peu que de le dire, chère "sainte Anne".
Non, DSK ne rentre pas comme Edmond Dantès, riche, glorieux et vengeresque.

Edmond Dantès n'était pas présumé innocent mais innocent.
Edmond Dantès n'a pas été arrêté après un "rapport non consentie précipité" dans un hôtel de luxe mais au moment de fêter modestement d'honnêtes fiancailles.
Edmond Dantès ne s'est pas tu "pudiquement" mais il n'a cessé de clamer son innocence au point d'en devenir assez importun aux officiels pour recevoir un surcroît de châtiment.
Edmond Dantès n'a pas été sorti de prison par des avocats surpayés et des amis influents mais par ses propres moyens et au péril de sa vie.
Edmond Dantès n'a pas été obstinément défendu par des amis politiques suicidaires et des communiquants agressifs mais dénoncé et trahi par de véritables criminels.
Edmond Dantès n'a pas profité de l'héritage de sa femme mais recueilli le trésor d'un vieillard qui n'avait pas de descendant.
Edmond Dantès n'est pas revenu du château d'If lâchement planqué derrière son épouse mais caché derrière une nouvelle identité.

Alors Madame Danglar ou Sinclair, pourriez-vous vous pousser un peu que l'on voit mieux celui que vous couvrez si bien ?
Il est plus facile pour ce pas-saint-pas-clair de se taire derrière votre dos large, mais nous humbles citoyen.ne.s, voyez-vous, nous aimerions beaucoup entendre ce qu'il a à dire.

(Et comme le suggèrent judicieusement les articles insérés : veuillez laisser, s'il vous plaît, Alexandre Dumas tranquille).

vendredi 2 septembre 2011

jeudi 1 septembre 2011

«La crédibilité de la femme est un enjeu, plus que celle de l’homme»


Par ERIC FASSIN sociologue, professeur à l’Ecole normale supérieure (ENS)

L’abandon des charges contre Dominique Strauss-Kahn confirme une vérité indéniable : aux Etats-Unis, la logique d’un procureur est d’abord politique. Dans cette affaire, il poursuivait sans pitié tant qu’il comptait gagner gros ; dès lors qu’il estime n’avoir qu’à y perdre, il renonce sans états d’âme.

Ce qui est vrai aujourd’hui ne l’était pas moins à la mi-mai lorsque la justice s’abattait sur le patron du FMI avec brutalité, ou fin juin quand, pour justifier son revirement, Cyrus Vance Jr. accablait sans vergogne Nafissatou Diallo. Une même préoccupation électorale explique tour à tour la parade organisée devant les caméras, au détriment de l’accusé, et les fuites orchestrées dans les journaux, aux dépens de la plaignante. Et si l’on avait tort hier de s’émerveiller d’un système qui n’hésite pas à s’en prendre aux puissants, on ne saurait avoir raison aujourd’hui d’applaudir une machine judiciaire qui a le courage de reconnaître ses erreurs.

On nous demande de faire confiance à la justice ; encore faut-il rappeler qu’elle n’établit pas la vérité, mais une vérité. D’ailleurs, deux vérités se sont succédé en quelques mois, devant le tribunal - mais aussi dans les médias. En France, on s’est indigné (à bon droit) qu’un tabloïd comme le New York Post couvre d’injures DSK avant de traîner dans la boue Nafissatou Diallo ; mais le New York Times n’aura fait qu’en donner une version respectable, en accompagnant pareillement les revirements du procureur : celui-ci s’employait de la sorte à orienter les lecteurs, qui sont aussi ses électeurs.

Il est vrai que, spectateurs de ce drame, nous pouvons céder à la tentation de rétablir la vérité, en reconstituant, selon nos croyances, tel ou tel récit vraisemblable. Autrement dit, si la justice étasunienne se fonde sur la crédibilité (pour le jury), nous lui substituons volontiers un critère de plausibilité (à nos yeux). Toutefois, il paraît plus rationnel aujourd’hui de prendre acte de la pluralité des vérités, constitutive du différend judiciaire. Après tout, la justice elle-même en donne le modèle aux Etats-Unis : la vérité du pénal, «au-delà du doute raisonnable», n’est pas celle du civil, où le «fardeau de la preuve» est limité à une simple «prépondérance». Aussi peut-on gagner au civil après avoir perdu au pénal - et non l’inverse.

Dans cette affaire, trois éléments sont venus nous rappeler que l’établissement d’une vérité est indissociable des rapports de pouvoir. Le premier touche bien sûr, puisqu’il s’agit de viol, au sexe - soit à la fois à la sexualité et au genre. On retrouve une logique bien connue des féministes : s’il est juste que l’accusé soit présumé innocent, trop souvent, la plaignante n’est-elle pas présumée coupable ? On demande à l’accusatrice (et non à l’accusé) d’être irréprochable, et d’abord sexuellement. La crédibilité de la femme est donc un enjeu, plus que celle de l’homme. C’est ainsi que, pour le procureur, les informations qui ont circulé sur leur vie sexuelle auront nui à Nafissatou Diallo (depuis la rumeur de sida jusqu’aux allégations de prostitution) bien plus qu’à Dominique Strauss-Kahn (des rumeurs sur son libertinage jusqu’à la plainte pour tentative de viol déposée en France par Tristane Banon).

Deuxième élément qui résonne avec l’histoire raciale, et pas seulement aux Etats-Unis : la parole des Noirs est moins crédible que celle des Blancs ; en outre, les Noirs ont bien plus conscience de cette injustice que les Blancs. C’est souvent vrai dans les rapports avec la police et la justice - et ce fut la clé du procès OJ Simpson en 1995. Ça l’est particulièrement en matière sexuelle : les militants de la cause noire le font déjà remarquer, qui peut croire, surtout au pays du lynchage, qu’un homme noir accusé de viol par une femme blanche s’en serait aussi bien tiré ?

Un troisième élément nous rapproche du contexte français. On reproche à Diallo d’avoir menti pour obtenir l’asile aux Etats-Unis. On retrouve ici le piège tendu par la politique d’immigration : le soupçon a priori qui pèse sur les étrangers peut les amener à aménager «leur» vérité pour s’adapter à la «nôtre». Pour être plus crédibles, ils s’exposent à l’être moins. La parole des immigrés, comme celle des Noirs, comme celle des femmes, ne pèse donc pas du même poids que la «nôtre».

Fin de partie ? Peut-être. Encore faut-il méditer les leçons d’une autre «affaire». En octobre 1991, à Washington, la juriste Anita Hill accusait Clarence Thomas, pressenti à la Cour suprême, de l’avoir harcelée, dix ans plus tôt, alors qu’elle était sa subordonnée. La révélation venait trop tard pour porter plainte, mais le Sénat organisa des auditions qui secouèrent le pays.

Toutefois, l’opinion accordait alors moins de crédit à son accusatrice. Le juge fut donc confirmé ; il siège encore aujourd’hui à la Cour suprême. Pour autant, la vérité de cet homme (noir) l’a-t-elle vraiment emporté, aux dépens de cette femme (noire) ? Rien n’est moins sûr. Un an plus tard, un sondage montrait que l’opinion s’était retournée - sans qu’aucune révélation puisse l’expliquer. En réalité, c’est l’affaire qui avait éduqué le pays sur les rapports de pouvoir, tant sexuels que raciaux. Les critères de la crédibilité, et de la plausibilité, en sortaient durablement modifiés. Anita Hill apparaît, à l’occasion du 20e anniversaire de cette affaire, non plus perdante, mais gagnante : grâce à elle, on comprend mieux aujourd’hui ce qu’est le harcèlement sexuel.

En France, nul ne sait encore ce qu’il en sera du tribunal de l’opinion et des effets pédagogiques de l’affaire. La question n’est pas tant de savoir qui a dit la vérité, et qui a menti, dans une logique de fait divers. Le fait de société pose une autre question : non pas qui croire, mais qui prend-on au sérieux, et pas seulement dans une affaire de viol ? De quel poids pèse la vérité des unes et des autres - des femmes et des hommes, des pauvres et des riches, des Noirs et des Blancs ?

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