ANgrywOmeNYMOUS


mardi 19 mars 2013

Le poids des mots : "islamophobie" 100 tonnes, "antisexisme" 1,5 gramme.

Attention ! Si vous clampin.e moyen.ne vous ne devez pas vous faire suspecter d'islamophobie (petite parenthèse : ce mot est déjà en soi erroné. Celleux qui ont souffert de phobie(s) dans leur vie savent que cette pathologie fait qu'on ne peut pas même entendre prononcer le nom de ce dont on a un peur panique), donc, si vous vous devez faire très attention à ne pas vous faire suspecter d'"islamophobie", dis-je, il n'en est pas de même pour tout le monde, politiciens, cinéastes, dominants masculins en général. Cela ne vaut que pour vous clampins, clampines, anonymes et sans pouvoir. Il faut bien donner un os aux chien.ne.s pour ne pas qu'il vous mordent.

Mais attention vous devez également être "islamophobes". C'est une injonction.

Ne soyez pas islamophobes/soyez islamophobes : vous devez être les deux.

Tout dépend si vous voulez vous battre contre le machisme ici ou là-bas.

Ici c'est ignoble (il n'y a pas de machisme, d'ailleurs), là-bas c'est valeureux.

N'empêchez surtout pas les mâles des banlieues de brûler vive une Sohane Benziane parce que c'est un cas "exceptionnel" mais applaudissez s'il vous plaît à tout rompre quand des "attaques ciblées" ont dégommé sans procès, sans jugement, sans sommation et de manière télécommandée pour ne pas se salir les mains, beurk, beurk, beurk, d'affreux islamistes quelque part, loin.
Comme des chiens enragés.
Car ça, c'est bien.
C'est louable même.
Débouchez le Champagne, s'il vous plaît.

Pourquoi c'est louable ?

Parce que ces affreux islamistes cent fois pires que les nazis, sans doute, ces derniers ayant quand même eu droit à un procès en bonne et due forme (mais il faut dire qu'ils étaient blancs, ça doit jouer un rôle), menaçaient quoi ? Les droits des femmes.

Si.

Benziane Sohane c'était exceptionnel. Mais vous avez vu comment les méchants musulmans violent et tuent les femmes insoumises ? C'est affreux ! Non, je veux dire en Afghanistan où il y a du pétrole...Qui ça intéresse de savoir ce qui se passe en banlieue où il n'y a pas de pétrole ?


Et savez-vous pourquoi les Français sont au Mali ? Pour protéger les droits des femmes.

Si.

En France, il n'y a rien à protéger de ce côté-là. Les viols et les meurtres sont tous des cas exceptionnels et privés.
 

Vous ne le croyez pas ?

Pourtant la propagande via le cinéma, entre autres, bat son plein depuis des années afin de vous rendre schyzophrène à votre insu et vous faire adhérez à des combats qui ne sont pas les vôtres !

Extrait de Taken (2008) un florilège de clichés du film d'action américain (2007/2008 correspond à l'envoi des premières troupes de mercenaires ou "sociétés militaires privées" en Afghanistan) sur le site du cinéma est politique :

"Kim est kidnappée par la mafia albanaise installée en France comme l’explique Jean-Claude à Bryan (notons au passage le sympathique sous texte sur l’émigration !). Les Albanais sont donc des brutes patibulaires avec de magnifiques faciès « typiques d’Europe de l’Est » ou plutôt « typique d’Europe de l’Est vu par les Américains ».
  
Un cliché s’est glissé dans chacune de ces quatre images, sauras-tu le retrouver ?
 
(...)

Le summum du cliché est atteint lorsque Kim est vendue à un riche cheik de la péninsule arabique. Là encore on retrouve des méchants aux visages « typiquement arabes » selon les critères du cinéma d’action commercial américain. Depuis les années 2000 et le 11 septembre, le terroriste musulman a remplacé le communiste russe comme antagoniste principal du cinéma d’action hollywoodien. Ici, les personnages musulmans ne sont pas présentés comme des terroristes, cependant le film perpétue les clichés anti-islam par le personnage du cheik auquel on amène trois jeunes femmes, toutes vierges.


Extrait de Aladdin (1992, un an après le début de la guerre du Golfe) au pays des barbares ici :

"Le film s’ouvre sur une chanson (Arabian Nights) que Disney s’est vu obligé de modifier car la Ligue Arabo-Américaine Contre les Discriminations s’est plainte (plusieurs fois, et sur plusieurs mois) que celle-ci était raciste. Spécifiquement, les paroles qui posaient le plus problème étaient « Where they cut off you ear if they don’t like your face, It’s barbaric but hey, it’s home ».
Ces paroles n’étaient pas la seule chose que La Ligue avait remarquée. Elle avait remarqué que le héros de l’histoire avait un physique étrangement européen alors que le méchant de l’histoire, et même tous les méchants de l’histoire, ont des visages arabes.

 
Cherchez l’intrus…


Je vous laisse lire la suite sur le site, elle est très instructive et nous apprend en premier lieu comment on nous manipule et nous prend pour des billes...*


Cela dit, il y a des gens à faciès (+ nom) d'Arabes qui sont abattus comme des chiens en France aussi (s'ils menacent non les femmes mais l'État) :
Khaled Kelkal et  Mohammed Merah, des cas "exceptionnels", sans doute, à ne pas confondre avec le meurtre de Sohane Benziane, une fille...une Arabe, une traînée, une pute... (islamophobo-sexisme ?).

Et pendant ce temps d'enfumage caractérisé, l'antisexime reste sur le bord de la route.


Blanche ou Noire, rien à cirer !

freeangela3


Moi je me fiche de savoir si la leadeuse d'un mouvement décidé à nous libérer de la domination masculine s'appelle Angela Davis, Asma Guénifi-Tougne  ou Inna Shevchenko. Je me fiche de savoir si elle est Noire, Blanche ou Café au lait ou quoi! Comme dirait Leymah Gbowee : "nous les femmes, nous avons toutes deux seins et un vagin".
photo

insolite, bielorussie, des féministes arrêtées et abandonnées nues dans les bois, kiev,facebook,  minsk, ukraine,FEMEN, Inna Shevchenko, Oxana Shachko et Alexandra Namchinova,  kiev, minsk, ukraine,FEMEN, Inna Shevchenko, Oxana Shachko Alexandra Namchinov


dimanche 17 mars 2013

Le racismo-sexisme

Bon, j'avais promis de ne pas aborder le sujet du racisme à propos des Femen mais convaincue par l'article de Ms Dreydful, j'ai changé d'avis et je vais finalement entrer dans le bourbier où je ne voulais pas m'enfoncer de prime abord.

Mais si j'y entre c'est plutôt pour l'assécher que pour m'y mouiller.
Je n'ai malheureusement pas le temps d'exposer dans un billet tout ce que j'ai à dire sur la question des femmes et du racisme en ce moment mais c'est aussi une réflexion à propos de la fameuse intersectionnalité dont il est beaucoup question sur le web ces temps-ci.

Ce qui me gêne dans le mot "raciste" et "racisme" c'est qu'il englobe abusivement hommes et femmes alors que nous savons parfaitement que le racisme que subissent certaines femmes n'a rien à voir avec celui que subissent certains hommes.

Il manque un mot. Un mot qui ne parlerait que du racisme dirigé contre des femmes. Appelons-le le "racismo-sexisme".

 
Couwenbergh, Christiaen van - Three Young White Men and a Black Woman - Baroque - Oil on canvas - Genre - Musée des Beaux-Arts - Strasbourg, France
Three Young Men and a Black Woman, 1632, de Christiaen van Couwenbergh (Musée des Beaux-Arts de Strasbourg).


Il me semble très important voire urgent de séparer ces deux formes de racisme, surtout à l'heure où la drague des hommes noirs par les hommes blancs s'intensifient. En effet il s'agit de s'associer entre mâles pour maintenir la domination des femmes en place, à l'heure où Angela Merkel et Christine Lagarde se sont emparées de quelques bastions masculins même si ces deux femmes portent les valeurs du patriarcat, et à l'heure où Michelle Obama et Christiane Taubira prennent de l'ascendant sur le monde politique blanc.

Je veux pour preuve de cette grosse drague interpatriarcale les deux plus gros blockbusters ayant fait le tour de la Terre et des recettes phénoménales ces temps derniers : "Intouchables" et "Django Unchained". Une amitié intercouleur fortement teintée d'inégalité, il ne faut pas pousser non plus, n'est-ce pas, le dominant ça reste quand même le Blanc. 

Sur Django Unchained, deux articles à lire ici et .

Django-unchained-cobb


A lire ici : "Intouchables", l'intouchable domination masculine.






Quand le Blanc et le Noir se paient ensemble des putes.....le racisme, c'est une histoire de mecs. Les femmes, elles, sont en deça ou au-delà du racisme. Elles sont ailleurs.
Tout en bas.
Elles sont les esclaves des esclaves. Et la solidarité entre hommes noirs et femmes noires s'arrête brutalement à la frontière de la domination masculine.

samedi 16 mars 2013

Tout ne serait donc que théorie ?

L'article de Mona Chollet nous a révélé deux choses :

La première c'est qu'il n'y a pas de solidarité entre féministes en France. Car là comme ailleurs et peut-être même plus qu'ailleurs (en tout cas plus que dans les pays anglo-saxons qui n'ont pas les écarts de richesse de la France) la lutte des classes fait rage.

Une hiérarchie des dominées existe bel et bien avec de haut en bas, la féministe plusieurs fois millionnaire, la féministe écrivaine et journaliste, celle qui a un job à responsabilité mais dont la rémunération est moindre que celle du collègue masculin, la chômeuse qui vivote tant bien que mal et tout en bas de l'échelle les étrangères à faciès (noires, basanées ou blondes) qui viennent de pays encore plus féroces envers les femmes ou de territoires en guerre ou encore du pays du continent européen le plus mal en point, celui d'où le reste de l'Europe importe les 2/3 de sa chair à bordel, l'Ukraine d'où sortent les Femen. Ainsi le monde féministe est terriblement cloisonné.
Et de la féministe affiliée à un parti politique qui gouverne ou à un autre qui fait 11% dans les sondages à la féministe non encartée ou carrément anarchiste, il y a un gouffre.

Là comme ailleurs la haine des pauvres est là. Et si, en plus, ces pauvres sont jeunes, étrangères + ont le culot de demander qu'on les écoute, qu'on se rallie à elle, sans parler de se démarquer d'une génération (ce qui est pourtant le propre de la jeunesse), la haine est décuplée.

L'article de Mona Chollet nous a révélé autre chose : le conflit générationnel n'a RIEN perdu de sa virulence et les aînées d'aujourd'hui ont aussi peur que celles d'hier des aînées de demain.
Autrefois, les mères terrorisées par le qu'en-dira-t-on et la haine des hommes envers les femmes, reportaient leurs angoisses sur leur fille en voie d'autonomie et leur parlaient ainsi :
Tu as l'air d'une traînée ! On dirait un pot de peinture tellement tu es maquilĺée ! Et puis tu as vu comment tu t'habilles ? Que vont penser les voisins ? Tu ne fais pas de bêtises au moins ? C'est comme ça que tu parles à ta mère ? Tâche d'avoir un peu de respect ! Tu ne réfléchis même pas à ce que tu fais ! Qu'est ce que c'est encore que ces idées idiotes ! Oh, ayez donc des filles ! On n'a que des problèmes ! Qu'ai-je donc fait pour mériter une fille pareille !

La féministe actuelle de plus de 40 ans, tout en utilisant des mots
moins caricaturaux montre en tout point la même hostilité envers la jeune féministe.
Qu'est ce qui compte avant tout pour l'aînée ?

D'abord l'apparence de la plus jeune :
Tu as l'air d'une traînée ! On dirait un pot de peinture tellement tu es maquilĺée ! Et puis tu as vu comment tu t'habilles ?

Et puis sa réputation :
Que vont penser les voisins ?

Et puis sa moralité :
Tu ne fais pas de bêtises au moins ?

Puis sa déférence envers les aînées : 
C'est comme ca que tu parles à ta mère ? Tâche d'avoir un peu de respect !  

Puis ses idées, si elles sont conformes à la bien-pensance ambiante du moment :
Tu ne réfléchis même pas à ce que tu fais ! Qu'est ce que c'est encore que ces idées idiotes !

Puis finalement, elle est obligée de se lamenter parce que décidément non, la féministe junior ne fait rien de bien :
Ah ayez donc des filles ! On n'a que des problèmes ! Qu'ai-je donc fait pour mériter une fille pareille !

En fin de compte, elle déplore que la féministe junior soit une fille...

Au fait, quelle est, alors, la différence avec une non-féministe ?

Ben....y en a pas,..enfin si, il doit y en avoir une, je cherche.... enfin si vous trouvez, dites-le moi !

Toujours aussi dur d'être une fille !


Cette jeune fille ci-dessus née dans les années 1990 est une authentique fille de féministe (mais peut-être Mona Chollet nierait son féminisme, qui sait). Cette mince brune de vingt ans milite sur Facebook contre le spécisme et pour le véganisme.
Pour ce faire, elle a bricolé ce montage photographique et en est plutôt fière.
Elle dit à sa mère : tu as vu l'expression indignée ? Elle est top, non ?

Et espère des encouragements.
Pour elle, tout est dans la moue indignée.

La mère doit-elle dire : euh...mais tu milites en montrant tes genoux et une cigarette aux lèvres ? Es-tu consciente de la connotation érotique du genou nu ? Est-ce utile à la cause antispéciste ? Et la cigarette ? Est-ce un message antispéciste ou une incitation au tabagisme ? Et Abraham Lincoln, savais-tu que c'était un gros macho ?
Attends d'avoir mon âge pour militer, cela t'évitera de le faire selon les diktats de la beauté telle que nous les dénonçons, nous autres féministes !

Non, la mère ne dit pas cela. Dans son langage d'une autre génération, elle dit : "Super !" même si "super" ne se dit plus chez les jeunes. Et se tait sur le reste parce que sa fille est majeure et qu'elle n'a pas à manquer de respect envers sa cadette sous prétexte qu'elle a changé ses couches à un moment donné de sa vie. La mère est contente que sa fille milite pour les droits des animaux.
Les détails...sont des détails, quoi qu'on en pense, et même si on dit que le diable etc....l'intention compte aussi. Et puis la mère ne dit rien car la mère aime sa fille et par extension la jeunesse et ses espoirs.

Où est donc passé le droit à l'expérimentation ?

Où est donc passé l'indulgence des aîné.e.s ?

Où est donc passé leur humanité ?


Tout ne serait donc que théorie ?

J'ai lu la critique de Ms Dreydful ici qui me parle du racisme et de l'antiracisme et je lui ai répondu sur l'intentionalité.
Où est le respect de l'intention de l'autre dans son article ?
Ne sait-on plus faire la différence entre le/la raciste qui dit "je suis raciste et je veux que l'on jette les étranger.e.s hors de France" et celui/celle qui n'a pas du tout ce souhait ? Car dès lors que l'on pense que dénoncer le port du voile comme instrument d'oppression des femmes est un propos raciste (ce qu'affirme Ms Dreydful sans considération aucune pour toutes les musulmanes qui ne veulent pas porter le voile)* toute prise de position féministe peut alors être suspectée de racisme. On entre là dans un bourbier dans lequel je n'ai nullement envie d'avancer avec celle(s) qui veu(len)t m'y entraîner néanmoins je respecte le point de vue de Mrs Dreydful. Seulement voilà : pour moi le combat féministe c'est contre le machisme qu'il a lieu, non les unes contre les autres. Et cela n'a malheureusement pas l'air d'être clair pour une grande majorité de féministes.

* Erratum : finalement,Ms Dreydful m'a apporté les précisions qui me faisaient défaut pour comprendre sa pensée (voir les commentaires ici et voir les commentaires dans son article) et elle a aussi de la considération pour les femmes qui ne veulent pas du voile.

jeudi 14 mars 2013

Une bonne fessée et au lit !

Théroigne de Méricourt, qui est souvent représentée le ou les seins nus, lutta de toute son énergie contre le patriarcat dans le rang des Jacobins.

Elle tenta même de créer une "phalange d'amazones" !


Mais c'était sans compter sur la hargne de ses compagnes révolutionnaires de sexe féminin n'aimant ni qu'on leur fasse de l'ombre ni que l'on froisse la gentille mâlitude toujours prête à intégrer les femmes (quoi ? quelqu'un a dit le contraire ?) dans le mot "égalité" gravé depuis sur le fronton de la République (et s'ils ont guillotiné Olympe de Gouges c'est qu'elle l'avait bien un peu cherché). Craignant sans doute d'être "discréditées" comme certaines féministes aujourd'hui par les si "suspectes" Femen, elles ont préféré donner une lecon de modération à la zelée, mais comme elles ne pouvaient écrire dans le Monde diplomatique comme certaine journaliste de-quoi-je-me-mêle, elles l'ont fessée publiquement.


Car la féministe qui n'a pas vraiment besoin du féminisme et n'adhère à ses idées que pour meubler ses loisirs et se faire des copines, déteste plus que tout le zèle antipatriarcale. 

Ne froissons pas la mâlitude surtout ! Ni putes ni soumises ? Quelle horreur ! Les Femen ? Jamais !

Seule la modération triomphera du patriarcat ! (hein !)

Des garde-chiourmes du patriarcat, on en trouve même dans les rangs des féministes, donc. C'est dire que la lutte pour l'égalité femmes/hommes n'est pas gagnée. Dans 2000 ans, peut-être ?
 




15 mai 1793 - Femmes Jacobines fouettant Théroigne de Méricourt.

mercredi 13 mars 2013

Article de Mona Chollet sur les Femen : ça tape dur !

J'ai lu cet article. Dans le Monde Diplomatique. Cela ne parle guère en sa faveur.

Cet article de Mona Chollet est un bel exemple de rhétorique pour discréditer une personne/un mouvement. La méthode consiste à l'accuser de certaines tares consensuellement reconnus comme telles, rien n'est logique, tout est dans le pathos et surtout dans l'éthos, avec des références cachées aux 7 péchés capitaux sauf qu'ici j'ai réussi à en dénombrer 21, excusez du peu et il y en a sans doute d'autres : 1- égoïsme, 2-vanité, 3-impudeur 4-insensibilité 5.-bêtise 6- arrogance 7- hypocrisie 8- irrespect 9- luxure 10 - mal intentionnalité 11 coquetterie 12 -putasserie 13 - fugacité 14 - antiféminisme 15- inutilité 16-extrémisme 17-  équivocité 18-étrangeté 19- racisme 20- dangerosité 21- colonialisme. Rien que cela !

Voyons les accusations par ordre d'apparition, de quoi les Femen sont-elles les accusées  :

Accusation n°1 : elles font cavalier seul (égoïsme).

"Tant pis pour les milliers de femmes qui ont le mauvais goût de lutter pour leurs droits tout habillées, et d’offrir un spectacle moins conforme aux critères dominants de jeunesse, de minceur, de beauté et de fermeté".

N'a t-on vu aucune femme habillée manifester avec les Femen à commencer par Caroline Fourest ? Je n'ai pas eu l'impression que les Femen disaient "Tirez-vous !" aux femmes non déshabillées quand elles manifestaient près d'elles. C'est aux médias qu'il faut dire "Tant pis pour les milliers de femmes, etc...". Car les femmes plus vieilles et moins minces qui se montrent habillées ou déshabillées (peu importe) avec les Femen ne sont pas sur la photo au final ni même dans un coin de l'image. Donc, là encore nous avons affaire à un complot des médias, si complot il y a contre la féministe habillée ! C'est le macho l'ennemi !

Accusation n°2 : elles font trop parler d'elles, le message féministe est occulté par leur faute (vanité).

"« Le féminisme, c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », s’insurgeait sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux. En France, les organisations féministes « se voient désormais plus souvent interpellées sur ce qu’elles pensent du mouvement d’origine ukrainienne que sur leurs propres actions »

Depuis quand les médias veulent ENTENDRE PARLER du féminisme ? Si c'était le cas, les revendications féministes seraient diffusées largement. On le sait assez que les médias ne relaient pas les revendications féministes ! Rien de nouveau sous le soleil. Ce qu'on se demande c'est pourquoi les organisations féministes acceptent de répondre à des questions sur les Femen. Utiliseraient-elles par hasard les Femen pour faire leur pub ou de l'audience ?
En tout cas, se servir des Femen pour faire en sorte que les féministes se chamaillent entre elles, les médias y parviennent haut la main !


Accusation n° 3 : elles n'ont aucune dignité (impudicité)


"Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « “Tu veux que je me mette à poil ?” Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias"

Qui est donc à mettre en cause ici (une fois de plus) ? Sont-ce les médias ou les Femen ? (Objectivement, je veux dire !)


Accusation n° 4 : elles sont pragmatiques et sans état d'âme (des mecs, finalement) (insensibilité)


"Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. Elles ont donc déplacé les inscriptions... Cet ordre des choses n’inspire pas d’états d’âme particuliers à Inna Chevchenko, l’Ukrainienne qui a exporté la marque Femen en France : « On sait de quoi les médias ont besoin, déclarait-elle en décembre à Rue89. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister. » Vraiment ?"

Là c'est archi clair : elles ont du déplacer leurs slogans sur leurs seins !!!! On a bien un diktat qui vient des médias ! Et leur idée c'est qu'il faut que la presse les voit. ELLES SONT DONC BIEN EN LUTTE CONTRE L'INVISIBILITÉ DES FÉMINISTES. L'invisibilité c'est bien de ce dont nous souffrons, non ?
À part celleux qui se font copines de graves machos pour exister médiatiquement et font du féminisme édulcoré acceptable pour les machos, je ne vois pas beaucoup de féministes dans les médias, en ce qui me concerne.


Accusation n°5 : elles sont bêtes (bêtise)

"(...) Mais encore faut-il que derrière les « coups », il y ait un fond politique solide et bien pensé qui leur donne leur sens. Or, dans le cas des Femen, c’est peu dire que le discours ne suit pas. Quand il ne se révèle pas franchement désastreux."

Le discours n'est pas si désastreux que cela. Moi aussi j'ai lu leur manifeste dans Charlie Hebdo, je n'ai pas vu de quoi pousser les hauts cris !


Accusation n°6 : elles ne savent même pas ce que c'est que le patriarcat (arrogance)

"La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal."

Ben oui, l'invisibilité c'est bien là le problème, justement !
Quant au corps et à la sexualité on peut AUSSI se le/la réapproprier en le montrant/en en parlant.
Quand j'étais ado, je n'avais qu'une envie c'était de trouver des endroits où me mettre nue à l'extérieur. Cela me donnait un sentiment de liberté énorme. Je me suis mise nue dans les champs, les rochers au bord de la mer, sur les toits, que sais-je. Comme dans le film de Marjane Satrapi où elle enlève son voile dans la voiture. La nudité, il faut arrêter de la voir comme le patriarcat veut que nous la percevions, enfin ! "Nu" n'est pas égal à "sexe". Et il y a nu et nu ! On l'a oublié à force de matraquage pub et autres !

Accusation n°7 : ce sont des faux-jetonnes (hypocrisie)

"Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer."

Mais que font donc Badinter etc... (Sinclair and Co) = "Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine", il est DÉJÀ inventé depuis longtemps ! Sauf qu'au lieu de montrer leur poitrine, ces femmes montrent leurs millions, donc on s'écrase. Mais les Femen ne s'inclinent pas du tout. Elles utilisent la couillerie journalistique pour servir leurs propres intérêts.

Accusation n°8 : elles sont irrespectueuses avec leurs aînées (irrespect)

Sur le paragraphe concernant les jeunes et les vieilles et le conflit générationnel,
il faut bien reconnaître que les féministes de plus de 40 ans se cantonnent dans le verbe, la conférence et la publication, ce n'est pas faux de le dire, c'est la manière qui est arrogante, mais c'est une manière de s'affirmer face à la critique des intellectuelles qui veulent dicter aux plus jeunes quoi faire et leur demandent de venir solliciter leur avis avant d'agir !
Comme pour beaucoup des accusations citées, la réciproque est vraie. N'a t-on pas un peu affaire à de la jeunophobie ?

Accusation n°9 : elles parlent de sexe (luxure)

"Pour Rue89, Chevchenko résumait ainsi le discours des jeunes Françaises qui voulaient rejoindre les Femen : « Elles me disaient : “Les mouvements féministes qui existent déjà en France, ce ne sont pas des mouvements faits pour les jeunes femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient la sexualité, le fait qu’une femme puisse être féminine.” » A cet égard, il faut le reconnaître, les Femen marquent incontestablement un progrès. S’agissant d’une ancêtre comme Simone de Beauvoir, il a fallu attendre le centenaire de sa naissance, en 2008, pour la voir enfin à poil : c’était long."

Là encore ce sont les médias qui ont déshabillé Simone de Beauvoir bien avant l'existence des Femen, non  ? Il ne faut pas se tromper d'ennemi. Et justement, il s'agit de se battre, parce que c'est INADMISSIBLE et pas de publier des articles sur les Femen pour dire qu'elles sont à coté de la plaque !

A propos "[de] femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient la sexualité, le fait qu’une femme puisse être féminine" il est clair que les jeunes filles ont envie d'avoir une "féminité" et une "sexualité". Je ne vois pas en quoi cette revendication est illégitime et, à dire le vrai, si elle consiste à se mettre torse nu comme un mec et manier la tronçonneuse comme un mec, voilà une  féminité qui ne me fait pas trop peur, quant à moi, pour le concept de "féminité". 

D'autre part, elles ne sont pas obligées d'avoir tout compris sur tout et d'être polies avec leurs aînées pour se battre contre le patriarcat. N'oublions pas que c'est cela qu'elle font tout de même !

Accusation n°10 : elles le font exprès (mal intentionnalité)


 "Et pas question d’arguer que ce n’est pas de leur faute : si elles voulaient être un minimum crédibles, elles devraient imposer la présence de ces membres lors des séances photo".:
OK il y a l'impossibilité pour le groupe d'imposer sur une photo d'elles des femmes qui ne plaisent pas aux médias Mais qu'est-ce qu'on lit ? C'est de nouveau de leur faute ! Désolée, mais si déjà il faut montrer sa poitrine pour faire passer un slogan, je ne vois pas comment on peut IMPOSER quoi que ce soit aux médias !!!! Si on pouvait imposer quelque chose aux médias, les gens ne seraient pas poussés à se dénuder !

Accusation n°11 : elles sont trop sportives et trop coquettes pour être honnêtes (coquetterie)

"Les dénégations répétées des membres du collectif ne suffisent pas, par ailleurs, à dissiper le soupçon d’une politique de la photogénie délibérée. Dans le livre Femen, l’une des fondatrices ukrainiennes déclare : « Nos filles doivent être sportives pour endurer des épreuves difficiles, et belles pour utiliser leur corps à bon escient. Pour résumer, Femen incarne l’image d’une femme nouvelle : belle, active et totalement libre. »"

Moi qui suis ultrasportive, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à être sportive et effectivement cela peut aider à sauver votre peau dans le cas où vous militez.
Mais les sportives sont toujours soupçonnées d'être pauvres intellectuellement. Or on peut énormément lire et parallèlement faire énormément de sport : l'un n'empêche pas l'autre (c'est ce que je fais personnellement). A moi aussi il paraît indispensable d'avoir des muscles et d'entretenir son corps, quel que soit son âge.
Elles veulent être belles...est-ce qu'être féministe c'est privilégier la laideur ? Quand elles se feront refaire les seins, injecter les lèvres et enlever deux côtes pour ressembler point par point à une poupée Barbie, on en reparlera. Si elles sont un peu victimes du diktat aphrodiste, désolée mais des victimes de diktat machistes, nous le sommes toutes. Et opposer désir d'être belle à féminisme, c'est un peu léger.
Les hommes plus âgés n'ont pas la dent aussi dure avec les jeunes hommes. Casser des jeunes filles quand on est plus vieille me paraît suivre aussi un diktat machiste.
Aurait-on peur d'être invisibilisées par nos successeuses ? C'est notre aliénation que nous devrions interroger !

Accusation n°12 : ce sont des putes déguisées en féministes (putasserie)

"Quoi qu’il en soit, en l’état actuel des choses, il n’est pas certain que les médias et le grand public fassent complètement la différence entre les Femen et la Cicciolina par exemple"

Cela devient de plus en plus sérieux et agressif, là.
On n'a guère vu la Cicciolina scier une croix à la tronçonneuse et affronter la police dans des manifs contre Civitas et l'extrême droite ! Sans doute n'est-ce qu'un détail négligeable....

Accusation n°13 :  elles ne représentent qu'une mode qui va vite passer (up-to-date)

"Et lorsque les rédacteurs en chef en auront marre de mettre du nibard à la une (ça lasse, coco !), on ne les regardera plus. »

Ouais, mais on n'en est pas encore là. En attendant, elles sont là et apparemment elles dérangent ces dames, propres sur elles.

Accusation n°14 : elles incarnent l'antiféminisme (antiféminisme)

L’intérêt pour les Femen s’avère parfaitement compatible avec l’antiféminisme le plus grossier. 

Yes woman ! Sauf que l'intérêt pour Simone de Beauvoir s’avère aussi parfaitement compatible avec l’antiféminisme le plus grossier quand on la met cul nu devant un lavabo à titre posthume ! Mis à part qu'elle elle n'a pas choisi cela. Pour cette raison, si elle était encore en vie, elle soutiendrait les Femen !


Accusation n°15
: elles sont inutiles (inutilité)


"Ainsi, le 7 mars, Libération leur consacrait une double page ; cela ne l’a pas empêché de publier le lendemain, pour la Journée internationale des femmes, un numéro d’anthologie. Sous le titre « Du sexe pour tous ! », il a choisi de consacrer sa Une à l’« assistance sexuelle » pour les handicapés. La photo d’illustration montrait un handicapé au lit avec une « assistante » (blonde, souriante, incarnation de la douceur et de l’abnégation qui sont la vocation des vraies femmes), et non l’inverse : on a bien dit « Du sexe pour tous », pas « pour toutes »."

Quoi ? Elles n'ont pas changé les médias ? Ce ne sont pas des magiciennes capables de transformer des gros machos en pro-féministes ? N'est-ce pas un peu caricatural d'attendre d'elles qu'elles aient transformé les médias en deux apparitions ? Surtout si par ailleurs, il y a tant de femmes pour s'évertuer à les dégommer !

Accusation n°16 : elles sont extrémistes (extrémisme)


"Chevchenko déclare vouloir une société « où les femmes ont plus de pouvoirs que les hommes ». Bien bien bien.

Peut-être qu'il faut viser cela pour atteindre l'égalité, qui sait ? Que Charlie-Hebdo les fassent passer pour des coupeuses de couilles, et alors ? Le moindre mot féministe prononcer trop haut et on passe aussitôt pour des coupeuses de couilles. Je ne  vois là rien de nouveau sous le soleil. Ni en quoi elles en seraient responsables.

Accusation n°17 : elles sont suspectes (équivocité)

"Un pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : en France, cela rappelle la bulle médiatique autour de Ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam et du « garçon arabe »"


Le mot est lâché "pseudo-féminisme" Apparemment Cholet n'aimait pas non plus "Ni putes ni soumises" parce que cela stigmatisait de pauvres mâles innocents. On comprend mieux son point de vue.

Accusation n°18 : elles sont étrangères (étrangeté)

"Si l’anticléricalisme radical du collectif se comprend sans peine compte tenu du poids de l’Eglise orthodoxe dans la vie publique ukrainienne, 
Accusation n° 19 : elles sont racistes (racisme)
 ses porte-parole ont tendance à en franchir le cadre lorsqu’il s’agit de l’islam. L’une des fondatrices du mouvement, Anna Hutsol, a ainsi flirté avec le racisme en déplorant que la société ukrainienne ait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes »"

D'abord faire croire que le poids de la religion n'existe pas chez nous mais seulement chez les orthodoxes et curieusement pas non plus chez les musulmans, c'est un peu déplacer la lutte juste en Ukraine genre : "Retournez en Ukraine, les étrangères".
Ce n'est pas un peu raciste, cela ?

Pour ce qui est de l'expression "mentalité arabe", il n'y a rien à défendre, c'est clair (quoique lire ici), mais 1, elle contrebalance assez la "mentalité ukrainienne" sous-entendue dans le texte, 2, que dire alors de la présence d'Alia Magda al-Mahdi à leurs côtés si les Femen sont d'affreuses racistes antiarabes ?

Accusation n°20 : elles mettent en danger d'autres femmes (dangerosité)

"En mars 2012, sous le slogan « Plutôt à poil qu’en burqa », Femen France a organisé une « opération anti-burqa » devant la Tour Eiffel. Ses membres clament aussi que « La nudité, c’est la liberté », ou scandent : « France, déshabille-toi ! » Elles perpétuent ainsi un postulat très ancré dans la culture occidentale selon lequel le salut ne peut venir que d’une exposition maximale, en niant la violence que celle-ci peut parfois impliquer". 

 On dirait que les Femen veulent forcer les femmes qui ne le veulent pas à se déshabiller...Ce n'est pas le cas. Qui veut suivre le mot d'ordre le suit, les autres militent autrement, point barre. 
Moi je vois aussi la nudité comme une liberté. 

Dans l'absolu, elle EST une liberté !

Accusation n°21 :  elles sont colonialistes (colonialisme)

elle collabore avec un groupe qui peut être défini comme colonialiste


Bon les voilà "colonialistes" maintenant...les Ukrainiennes menacent le monde ! Et je passe sur le paragraphe qui expliquent ce qu'elles feraient mieux de faire.... On aura compris que les dicteuses de conduite m'énervent. 


En fait ce que veut nous dire exactement Mona Chollet qui ne trouve aucune action des Femen digne de louange et qui voit plutôt en elle une bande de racistes à tendance colonialiste (ce qui est plus important à dénoncer que le sexisme, n'est ce pas), eh bien c'est que la lutte féministe est comme les femmes, elle passe et passera toujours en second.
 

lundi 11 mars 2013

La Femen est-elle une bestiole utile ou nuisible à l'agriculture ?

Sauf quand elles sortent des énormités pour justifier la prostitution, les féministes de salon sont, à leur manière de saloneuses, utiles à la cause féministe. Là où elles poussent vraiment mémé dans les orties c'est quand elles vont jusqu'à traiter de trolls des féministes qui ne font pas dans le con-sang-suce et qui agissent dans l'espace publique sur des symboles du patriarcat, ce système mortifère qui nous a valu Tchernobyl et Fukushima (mais de cela elles s'en foutent) !

Non pour elles,une féministe est salon-compatible ou n'est pas féministe, point barre. Et ne vous avisez pas de dire une grossièreté comme "Nous voulons la fin du patriarcat". Il faut dire "Nous voulons l'égalité femmes/hommes", garde-à-vous, rompez. Oui parce que sinon cela va faire peur aux gentils machos qui ne sont au fond que de petites choses blessées par la vie.

Question caricature et surtout diktat, elles se posent là.

J'ai essayé d'en discuter avec une féministe dite "radicale" mais il faut croire que mes arguments sont atrocement trolliques à l'instar de ces pauvres Femen qui seraient inutiles (au féminisme à moins que ce soit à l'agriculture) d'après nos chères saloneuses, car mes commentaires défendant la cause femen n'ont été publiés que dûment triés et examinés à la loupe (voir les commentaires en attente de validation depuis vendredi).

Mais peut-être, y a t-il méprise et cette personne était très prise ailleurs (j'en doute un peu car certains commentaires ont été publiés entre les miens).

Pour la féministe de salon qui préfèrent se prostituer que conduire un moto-crotte et qui se demande si la Femen est un animal utile ou nuisible, je préfère ne même pas la nommer. Enquêter vous-mêmes, désolée (celle que je cite ci-dessous est une potesse à elle ou du moins il y a de la drague en sa direction dans l'air).

 Faudrait pas que des blondasses (trop) bien foutues volassent la vedette à des quinquas qui n'ont plus le contrôle de leur tour de taille, hein ! (Y en a qui devrait vraiment arrêter de prendre "Marie-Claire" pour un journal féministe (cette fois vous aurez reconnue de celle dont au sujet duquel je cause, je pense :)).

 Article + commentaires de Christine Le Doaré actuellement draguée par notre saloneuse utile :

A condition de marier les FEMEN aux féministes radicales !

5248703Hier soir, j’étais bien installée devant le documentaire « Nos seins, nos armes » de Nadia El Fani et Caroline Fourest, espérant enfin mieux comprendre les FEMEN et leurs motivations. Ces femmes sont impressionnantes et sur bien des points on ne peut que soutenir leur engagement, pourtant, j’ai toujours ressenti un certain malaise sans savoir vraiment pourquoi, alors merci aux réalisatrices, j’ai ma réponse.
Sous l’impulsion de quatre jeunes fondatrices, le groupe s’est créé en Ukraine, « pays corrompu où le poids de l’argent facile et de l’église est énorme ». Leur mouvement est d’inspiration marxiste « La nouvelle éthique » et leur éducation politique féministe provient de la lecture d’un livre marxiste écrit par un socialiste allemand du XIXe siècle, August Bebel. Leur objectif est de mener un combat contre les dictatures, les industries du sexe et l’église. Elles disent que L’église et l’état s’entendent toujours sur le dos des femmes.
C’est peu à peu, mais assez rapidement, qu’elles ont adopté le moyen d’action de se déshabiller et de « faire entendre leurs voix par l’intermédiaire de leurs corps ». Les hommes sont d’abord intrigués, attirés, puis comprennent par les slogans qu’ »ils ne peuvent pas contrôler leur nudité ». En effet, leur seule arme c’est leurs seins, car elles utilisent leur corps comme un manifeste et affirment que ce message est universel. Leur ambition est de libérer les femmes partout dans le monde et pour cela, elles doivent créer une armée « de nouvelles femmes qui deviendront des combattantes d’une guerre pacifique ». Ces femmes devront à la fois être agressives mais pacifistes, féministes mais seins nus.
Alors bien sûr c’est inattendu, c’est rafraichissant ; moi aussi je lutte contre les industries du sexe et les effets pervers des religions, et moi aussi j’en ai marre que le corps des femmes soit encore et toujours un enjeu, donc elles m’intéressent. Seulement voilà, si nous sommes d’accord sur les luttes à mener, peut-être le sommes-nous moins sur les méthodes à employer ? Que penser de ces injonctions quasi militaires, de la mise en danger de jeunes recrues, de cette fanfaronnade du « seul nouveau féminisme digne d’intérêt » ? Bref, ce type d’action est-il convaincant et surtout, peut-il se suffire à lui-même ?
A l’évidence, dans les pays de l’Est et en particulier en Ukraine, pour ébranler les autorités et attirer leur attention sur la censure de l’église et le développement des mafias des industries du sexe, des actions provocatrices sont adaptées au contexte local. Les médias assureront la sécurité.
Toutefois, sans le relais d’autres groupes citoyens, féministes, politiques qui font le travail de fond, de terrain comme idéologique, de telles actions, quand elles ne choquent pas, peuvent secouer un temps les consciences mais il y a fort à parier qu’elles ne feront pas seules, évoluer durablement les mentalités.
Les happenings sont basés sur le visuel ; ça fonctionne un temps, celui de la surprise et de la nouveauté. C’est un peu comme les actions de la Barbe, nécessaires pour secouer les consciences, mais au bout d’un certain nombre d’actions identiques, l’effet de surprise tombe et s’il n’y a pas un relais avec une réflexion politique et stratégique plus élaborée, avec d’autres groupes, associations, chercheurs et politiques et bien, la nouveauté passe de mode. Heureusement, en France, ces autres forces existent, mais ailleurs aussi, et des centaines d’associations réalisent ce travail jour après jour, pour lentement mais sûrement, gagner des droits et faire avancer les mentalités : la Fédération Nationale Solidarité Femmes, le Lobby Européen des Femmes, le Collectif féministe contre le viol, Osez le féminisme, Les Effrontées, la fédération contre les violences faites aux femmes, Femmes solidaires, la CADAC, la Marche Mondiale des femmes, La coordination Lesbiennes en France, etc.
Les FEMEN ne s’intéressent pas à l’égalité entre les sexes, ne luttent pas contre le sexisme « ordinaire » car selon elle, qu’il s’agisse des différences de salaire ou de la répartition des tâches domestiques : «Ce sont des questions secondaires ». Mais il faudrait peut-être leur expliquer que tout est lié et complémentaire et dépend de la situation de chaque pays.
Il y a toujours une limite à l’exportation d’un modèle de lutte, mais surtout, qui nous fera croire que dans les pays de l’Est, il n’y a pas de femmes qui luttent autrement ni d’autres associations féministes ? Le problème des FEMEN ce n’est pas leur action, mais de vouloir nous faire croire, qu’elles seules agissent et que leur mode d’action est le plus performant et légitime.
Comprennent-elles seulement les limites d’une telle action ? Beaucoup d’hommes ne vont pas piger le sens de leurs interventions, seulement attirés par leur nudité, satisfait de quelques images de plus de nudité féminine. Sans développer le concept, sans éducation et explications pour déconstruire les stéréotypes, les mentalités n’évolueront pas.
Les actions provocatrices des FEMEN ne sont pas nouvelles, elles aussi seront bientôt confrontées au problème insoluble de l’activisme : rester dans la surprise de la nouveauté tout en créant des images coups de poing qui interpellent, une nouveauté chasse l’autre et les médias sont versatiles. Privilégier la communication au détriment du fond n’a pas que des avantages. L’exemple d’Act-Up ou d’autres groupes est à ce point édifiant.
En regardant le documentaire, en particulier leur action face aux fascistes de Civitas, j’ai aussi compris que cette détermination à aller à la rencontre d’agresseurs relève plus d’un romantisme juvénile que de l’action politique. Tout le monde connait la brutalité de Civitas, nul besoin, d’aller les chatouiller sous le nez ; cette autosatisfaction à avoir affronté « le diable » a tout de même quelque chose d’inquiétant. Les jeunes femmes françaises « embrigadées » sont ainsi confrontées à une violence inouïe, jusqu’alors inconnue. Quelles sont les conséquences de cette mise en danger, qui va les assumer ?
Lors de la manifestation Mariagepourtous, à Denfert-Rochereau, j’étais juste devant elles un moment. Elles criaient « Yes for gays ». Très bien, mais il aura tout de même fallu expliquer longuement qu’il n’était pas interdit d’ajouter « et lesbiennes » ; comme ça sonnait moins bien à leurs oreilles, elles ont abandonné ! Le sens des raccourcis.
Ce que je comprends des FEMEN, c’est qu’elles veulent exporter et exploiter la rage des fondatrices Ukrainiennes, confrontées à une quasi dictature et à de sordides industries du sexe. Elles ont un slogan, un visuel, des seins, elles en ont fait une marque, elles la vendent. Qu’elles puissent contribuer à la libération des femmes, tant mieux ; qu’elles en soient le fer de lance ? Je ne le pense pas et il faudrait demander aux femmes Ukrainiennes ce qu’elles en pensent. Selon moi, leur plus grande faiblesse c’est le manque de consistance et densité politique du projet comme du discours, le tout est pour le moins très basique. Ce n’est pas forcément un problème, mais tout de même, avoir comme référence féministe August Bebel, quand existe une multitude d’auteur-e-s telles que Beauvoir, Mackinnon, Jeffreys, Delphy, Dworkin, etc. ça laisse tout de même songeur-se.
Ce qui me met le plus mal à l’aise c’est cette volonté universaliste. Moi aussi je suis universaliste et le relativisme culturel m’est insupportable. Pourtant, je vois mal, exemple parmi d’autres, les FEMEN agir dans les pays arabes. Quand elles avaient été enlevées en Biélorussie, elles n’avaient fort heureusement pas été violées ni tuées, grâce à leur popularité, mais reconduites en Ukraine.
Place Tahrir, même sans exposer leurs seins, elles seraient violées ou étranglées en quelques minutes. Se dénuder à Paris c’est une chose, dans les pays arabes, ça ne se passerait pas de la même façon. Ont-elles l’intention d’y sacrifier des bataillons de jeunes femmes ? Croient-elles vraiment qu’elles seules et leurs seins nus vont libérer les femmes du monde arabe ? Les femmes arabes, les attendent-elles seulement et de cette façon ? Allons, soyons sérieux !
De nos jours, toute gamine bloggeuse peut se mettre en danger en quelques secondes et condamner sa vie à l’exil. La jeune égyptienne, réfugiée en Suède et qui porte une pancarte « Sharia is not constitution » devant l’ambassade d’Egypte à Stockholm, a tellement raison, mais était-elle obligée de se mettre à nue pour ça ? Quand on la regarde et l’écoute, on sent le poids immense qui pèse sur cette adolescente fragile, manifestement dépassée par les évènements. D’autres femmes se battent et résistent en Egypte, la presse en parle moins, elle n’a pas de photo de nu à vendre, mais quel combat sera le plus utile aux femmes égyptiennes ?
Alors, au final, je reste admirative de certaines actions des FEMEN, telle qu’en 2012 la coupe de l’Europe en Ukraine, le déplacement de 100 000 prostituées ; tout au long du championnat elles vont « dénoncer l’argent facile promis par l’industrie du sexe, les femmes objets tout juste bonnes à se marier ou se prostitue », (cette phase politique, c’est Caroline Fourest qui commente dans son commentaire, pas les FEMEN qui la prononcent).
Mais j’aime moins ce que je vois à Paris, le manque de fond, d’analyse et de culture féministe, le mépris affiché envers les mouvements féministes français et étrangers aussi, ce côté on va vous expliquer ce qu’il faut faire et comment, nous qui avons l’attention des photographes, et puis l’embrigadement quasi militaire de jeunes recrues.
Si le féminisme c’est faire des pompes et avoir des seins présentables, je me demande avec inquiétude si demain, les brindilles un peu plates, les féministes qui ont pris un peu d’âge, celles qui se déplacent en fauteuil roulant, etc. vont pouvoir le rester ou si elles sont désormais bonnes à recycler ?!
Le problème des FEMEN ce n’est pas tant leur mode d’action, leurs seins nus, même si leur mise en danger a bien quelque chose de pathétique, car ce sont des activistes comme il en a d’autres, elles ont choisi leur mode d’action ; non, leur problème, c’est l’arrogance qu’elles mettent à vouloir nous faire croire qu’elles sont à l’avant-garde du féminisme et même les seules féministes intéressantes. Pourtant, elles ne sont qu’une composante un peu simpliste, visuelle et provocante, d’un mouvement bien vivant, qui fort heureusement à bien d’autres cordes à son arc !

14 Réponses vers “A condition de marier les FEMEN aux féministes radicales !”

  1. Lux 06/03/2013 à 15:04
    Où est le problème dans le fait de manifester en se mettant nue ? La jeune Egyptienne qui l’a fait sur son blog n’y a été forcée par personne : elle affirmait reprendre possession de son corps comme elle l’entendait, sans que personne ne lui dise quoi faire, ni se dénuder, ni se rhabiller. Et si certains admirent des femmes à moitié nues sans même s’intéresser à leur message, c’est leur problème : les FEMEN décident justement de ne plus agir en fonction de ce que les autres leur disent de faire, de ce que les hommes peuvent attendre. Et d’ailleurs, je crois que les hommes sont nombreux à se sentir davantage agressés qu’émoustillés lorsque des femmes montrent leurs seins pour scander des slogans féministes…
    Quant à leur arrogance, malheureusement, il faut admettre que ce sont les FEMEN qui ont permis de réveiller le débat féministe dans les médias ces derniers mois et ces dernières semaines, quand les associations habituelles comme Osez le féminisme se font plutôt entendre pour leurs accointances avec le pouvoir et leurs combats accessoires.
    • Christine Le Doaré 06/03/2013 à 15:15
      Lux, vous n’avez manifestement pas bien lu le texte, personne n’a dit qu’il y avait un problème à manifester nue ? en revanche, moi j’ai en effet écrit que ça ne pouvait se suffire à soi-même et que les donneuses de leçon pouvaient un peu mieux analyser les contextes, les luttes en cours, les rapports de Force dans chaque pays… je vous conseille de relire, je ne vais pas me paraphraser… les FEMEN n’ont en rien reveillé le féminisme français, arrêtez-donc de refaire l’histoire et documentez-vous un peu, il n’a jamais cessé de fonctionner d’une part, même si bien sûr il était publiquement délaissé par les médias et en effet aurait pu être plus offensif, mais surtout, il s’est réveillé bien avant les FEMEN avec l’affaire DSK, elles se sont greffées dessus, mais on ne les avait pas attendues !!!
      ce que je veux dire c’est que leur action est méritoire, à l’Est notamment, mais qu’elles ne sont pas le fer de lance du féminisme et que sans actions ni réflexions de fond on n’arrive à rien. C’est juste une mode, une récupération des médias qui aiment le spectaculaire et l’émoustillant, qui font et défont les modes… un peu d’humilité ne ferait pas de mal et aussi de culture et d’histoire, mais bon, faut peut-être pas trop rêver ? !
  2. Ellem 06/03/2013 à 17:46
    Bravo pour votre synthèse sur le mouvement des FEMEN, je partage votre avis !
  3. Euterpe 06/03/2013 à 20:00
    Bof moi je ne suis pas si mitigée et je ne sais pas si les Femen sont plus arrogantes que certaines théoriciennes féministes…en tout cas les suffragistes (moquées « suffragettes » par le patriarcat) faisaient aussi de la mise en scène, pas seins nus, peut-être, mais avec des banderoles sur le corps, des charrettes, des chansons, des piques surmontés de symboles, des uniformes (les seins nus sont aussi un uniforme, d’ailleurs). Elles s’attachaient aux grilles de Buckingham Palace, jetaient des cailloux dans les fenêtres et autres violences, pour le coup. Le vote des femmes a été obtenu comme cela, grève de la faim et même suicide (sous les sabots du cheval de George V) pas en faisant des discours, c’est un peu ce que certaines féministes oublient.
    Je pense que si on demande aux femmes qui veulent se battre contre le patriarcat d’avoir d’abord lu Andrea Dworkin, on aura plus grand monde. Si on est analphabète alors on a pas le droit de se battre contre le patriarcat ? Ou bien alors seulement sous la houlette des intellectuelles ?
    Il y une chose que les Femen ont compris c’est qu’on est dans le monde du spectacle et de la communication visuelle. Les suffragistes des années 1910 l’avaient aussi compris. Et ce sont elles qui ont gagné.
    Moi non plus je ne crois plus aux discours, aux lettres respectables et respectueuses. Le patriarcat nous envoie tous les jours ses flatulences à la gueule mais nous, nous nous contentons d’écrire notre mécontentement. Avec des mots de l’alphabet. ABCDEFG…etc.
    • Christine Le Doaré 07/03/2013 à 12:43
      Mais je suis d’accord, des actions des suffragistes sont équivalentes… En quoi ai-je écrit le contraire ? En revanche, il y a des éléments beaucoup plus discutables chez elles que chez les suffragistes, je ne vais pas me répéter ni même développer et reprendre les informations par ailleurs disponibles.
      Pour commencer, tenons compte du fait que nous sommes en 2013 dans un monde où l’industrie du sexe génère des milliards en exploitant des milliers de femmes nues. La façon d’utiliser la nudité féminine dans une société qui la vend à tour de bras est des plus délicate. Par ailleurs, la glorification de la baston jusqu’au sacrifice (enfin devant les caméras, ça a ses limites, forcément et heureusement), si ce ne sont pas des valeurs et pratiques patriarcales ? !!!
      Les militantes iraniennes, égyptiennes et autres du monde arabe sont tout autant admirables, si ce n’est plus, pourtant elles restent habillées. Doit-on se mettre à poil et prendre des coups pour faire avancer les droits des femmes ? Franchement, c’est puéril ! Et puis ces commandos de blondes … franchement ça laisse une impression … Moi mes héroïnes ce sont les femmes qui subissent des discriminations et des violences, et se battant avec les associations féministes de terrain qui depuis des années les aident et œuvrent loin des projecteurs.
      En plus, les FEMEN ont le mauvais goût de leur cracher dessus, étrange courage !
      Je n’ai jamais écrit qu’il fallait lire Dworkin pour militer, j’ai écrit que compte tenu du nombre de références féministes qu’il est possible de citer, mentionner (d’ailleurs dans la préface de leur prochain bouquin à paraître, marketing,) un obscur marxiste du 19è S est pour le moins étrange et on comprend peut-être mieux le basic de leur féminisme qui a tant de mal à s’articuler avec les autres ?
      Je ne vais pas me paraphraser, il me semble que le texte est assez clair… juste pour finir, ai-je jamais écrit qu’il fallait se contenter de mots et d’écrits si ? Ben non ! C’est tout de même étrange cette propension à ne pas lire un texte ni commenter ce qu’il dit mais plutôt de l’utiliser pour rebondir sur ses propres analyses ; c’est tout à fait stérile, mais merci d’avoir lu et commenté malgré tout.
      Je me demande s’il est encore possible de nos jours d’avoir un peu de recul, d’esprit critique…
  4. Marmot 07/03/2013 à 01:03
    Oui je trouve que tu résumes bien et je suis d’accord avec ce que tu dis. Mais j’irai même plus loin.
    Pour moi un mouvement féministe qui affiche sur son site une bannière ou l’on voit une femme tenant à la main des testicules ensanglantées (ancienne bannière) est nocif pour le reste des mouvements féministes.
    Pour moi un homme devrait pouvoir être féministe. Et on n’avancera plus en se battant pour les droits des femmes en opposition des hommes mais en luttant pour l’égalité des deux cotés. (car il y a aussi des améliorations à faire pour les hommes même si personne n’en parle)
    Pour moi elles donnent une image du féminisme qui le décrédibilise complêtement…
    • Christine Le Doaré 07/03/2013 à 12:49
      … je ne vais pas jusque là, je ne pense pas qu’elles décrédibilisent le mouvement féministe, et dans leur pays d’origine, ce sont des modes d’action quasi imposés par un état autoritaire ; en revanche exporter le modèle pose pas mal de problèmes (expliqués dans le texte) ; je pense qu’elles confondent communication/médiatisation et travail politique de sensibilisation, éducation… pour faire avancer les mentalités et les droits ; en plus elles pensent que leurs modalités d’action sont les seules crédibles et légitimes et crachent sur les autres et l’immense travail accompli au quotidien et sans l’attention des médias et ça, c’est inadmissible ; aprés il y a toutes les questions de ces commandos de filles blondes qui vont au baston s’il y a des caméras pour les protéger… et puis d’autres questions idéologiques… je pense que tous les modes d’action peuvent se compléter mais à condition d’être clairs et puis l’activisme de communicantes a forcément ses limites… mais je ne vais pas me paraphraser…
  5. Euterpe 07/03/2013 à 13:52
    « (…) poil et prendre des coups pour faire avancer les droits des femmes ? Franchement, c’est puéril ! »
    C’est donc cela le fond de votre pensée.
    « Et ces commandos de blondes… » heum……(sans commentaire).
    +
    Et qu’est-ce qu’il faut faire alors pour faire avancer les droits des femmes de façon non « puéril », selon vous, à part écrire (des livres, des blogs, des lettres, des rapports, des comptes-rendus, des exposés, des discours, des articles, des…etc), faire des réunions entre soi, de sages manifs entre soi, des films propres sur eux entre soi et ne s’adresser en toute dignité qu’à des personnes déjà largement convaincues ?
    Je me considère aussi comme une féministe radicale mais je ne me vois pas en train de demander à ces femmes qui ont le courage de risquer leur peau de faire ce que je dis plutôt que ce qu’elles ont choisi de faire.
    Je n’ai rien contre vous personnellement mais cette façon qu’ont certaines féministes de taper sur les Femen en choeur avec les pires des machos et avec les mêmes arguments comme quoi ce sont des guignoles qui desservent la cause féministe, me semble plutôt moche.
    Et puis, prendre des coups ce n’est pas « puéril », c’est prendre des coups, c’est tout.
    • Christine Le Doaré 07/03/2013 à 14:15
      Je ne pense pas que mon texte soit agressif, j’ai essayé de comprendre, d’analyser… moi le prêt à penser… je me méfie des médias, des phénomènes de mode, des égéries, des apparences et surtout je pense que si elles avaient eu un autre comportement que celui de donneuses de leçons méprisantes envers le mouvement des femmes, ce se serait peut-être passé autrement.
      J’ai pourtant l’impression d’avoir été claire, j’ai même rendu hommage à certaines de leurs actions, mais je pense qu’exporter une méthode et se prétendre les libératrices mondiales des femmes et bien ça s’analyse un minimum, parce que franchement ça a quelque chose d’hégémonique et de très masculin.
      Je ne vois rien de très féministe ni dans l’exposition du corps, ni dans le fait d’exposer un corps nu et vulnérable à prendre des coups, (c’est couru d’avance), encore qu’avec les caméras… (En France), ni sur le fond des arguments et bien ça m’interpelle … Toutes les composantes d’un mouvement peuvent trouver leur place et se renforcer à condition de ne pas être dans une mégalo et de changer vraiment et durablement la situation des femmes…
      Si maintenant, pas de salut sans seins exposés, c’est plutôt désespérant ! Il faut voir les cameramen se bousculer pour les filmer, photographier, quand ils en auront marre, ils laisseront tomber… ils s’en foutent du message, tiens elles pourraient raconter qu’elles ont découvert une nouvelle espèce de libellule, du moment qu’elles sont torse nu, ils seraient là ! franchement, je trouve ça pathétique ; c’est sûrement utile à l’EST mais sinon…
      Mais bon j’ai déjà tout dit dans l’article … et si vous croyez vraiment qu’il est agressif, lisez-donc plutôt ceci, relevé ce matin sur FB : «
      « – ce qui m’ennuie le plus c’est bouton qui se fait sa pub gratos pour son site de prostituée du net (juste un peu contradictoire, non ?), la petite dame en arrière plan qui a écrit sur son ventre « sauvée par les cloches », une visionnaire du marketing des services care ?
      - andromak p4 (la nouvelle recrue tatouée piercée à gauche sur la photo) qui après avoir cherché la notoriété en teléréalité chemine à notre dame
      - et leurs boxers et leurs bas noir qui érotisent du bas vers le haut
      Le film hagiographique veut faire croire à la pureté de leurs intentions ? en plus d’une ignorance crasse sur l’Europe de l’Est et les slaves ?
      - Internationale féministe, on tresse des couronnes aux nouvelles jeanne d’arc, on sanctifie les rebelles féménistes, on les élève au rang de révolutionnaires qui pourfendent tous les dragons, dictateurs, mafieux, papes et popes – Jeanne d’Arc et Saint Georges réincarnées- Mais ça frise le culte de la personnalité tout ça-«
  6. Euterpe 07/03/2013 à 15:43
    « Si maintenant, pas de salut sans seins exposés, c’est plutôt désespérant !  »
    Ben ouais mais on est en grande détresse. Si on ne fait rien, on a vu avec les GG à RMC, on a vu avec les oscariséEs, on a vu avec les pères-grues, on a vu avec Iacub et surtout comment la presse se sert de tout cela pour faire sa sale propagande haineuse contre les femmes ! Et ne parlons pas de la pub ! On est assommé de propagande ! Lees gens baignent dedans, la tète avec le sein de leur mère…qu’est-ce que nous avons comme moyen, nous ?
    Alors des Ukrainiennes viennent ici et elles font du ramdam, très bien !
    Bien sûr que les machos veulent les démolir avec leurs sales mots ! Bien sûr que la presse les filment sinon elles n’auraient aucune raison de se dénuder !
    La porte-parole des Femen à Cologne ne se déshabillent pas, elle parle à la presse et qu’est-ce qu’elle dit quand on lui demande pourquoi les Femen et pourquoi seins nus, elle répond : c’est pas compliqué, ça coûte pas cher et rameute illico la presse (lors d’une manif contre les grands bordels allemands). Et en effet. Pour une bande de féministes habillées qui va se déplacer ?
    Et la presse parle quand même de quoi c’est que causent les Femen ! Elle ne veut pas avoir l’air d’être juste venue là pour des nibards ! Elle est couille à mort mais elle ne veut pas que ça se dise.
    Nous sommes hypersexualisées et pornographiées. Simone de Beauvoir a été transformée par la presse en cul devant un lavabo. Et c’est pas fini. Demain ce sera Delphy. Aucune femme ne doit échapper à ce traitement. Alors que font les Femen ?
    Elles utilisent les mêmes armes avec lesquelles on nous combat. Elles les retournent juste contre l’adversaire.
    Elles le disent (notamment dans Charlie), un jour aussi, elles seront dépassées. En attendant, c’est leur tour.
    Moi, je fais mon style de féminisme : déterrées les mortes et les sortir des oubliettes et elles, elles font le leur, celui qu’elles sentent qu’il faut faire, celui qui leur convient.
    Je ne vois pas pourquoi nous devons nous taper sur la gueule. Elles sont arrogantes ? Bof. Elles sont jeunes et ne veulent pas se faire emmerder par les donneuses de leçon plus âgées et c’est normal (j’ai une fille de vingt ans, je sais ce que c’est). Elles disent que nous les féministes canal historiques sommes des grincheuses ? Ben franchement….elles n’ont pas tort !
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  7. lepoingf 07/03/2013 à 16:20
    Très bonne analyse sur le documentaire des Femen, c’est très bien que vous ayez parlé de la mise en danger des nouvelles recrues car c’est un problème réel dans les actions de Femen. Les filles sont jetées dans la cage aux lions sans préparation et sans savoir les risques qu’elles encourent. En vérité Inna utilise son charisme et son pouvoir de séduction sur les nouvelles recrues afin de les amener à faire tout ce qu’elle leur dira sans poser de questions. Elle est toujours adorable et maternelle avec les nouvelles filles, jusqu’au moment ou l’une d’elles va avoir le malheur de remettre en question un slogan ou une action et là elle devient subitement despotique.
    il est aussi intéressant de souligner que ce mouvement est désormais une marque, avec leur bouquin, leurs soirées, leurs tshirts, leurs multiples pages facebook qui postent quotidiennement des photos promotionnelles sans apport constructif.. Il faut vraiment que le public apprenne à différencier Femen du vrai féminisme et de l’activisme en général car la plupart des Femen ne sont pas des féministes, mais principalement des jeunes filles sans activité professionnelle dont l’unique but est de devenir des starlettes (pas toutes heureusement, mais je parle de celles qui sont les plus actives et les plus présentes dans les interviews, et se prétendent chacune « leader » ou « vice-présidente » du mouvement).
    Egalement avez-vous remarqué lorsqu’inna parle de Femen, elle ne parle que des 4 principales activistes (inna, oksana, aleksandra et anna) ? Comme si les autres ne comptaient pas ou n’étaient que des soldates sans identité juste bonnes à montrer leurs seins..
    • Christine Le Doaré 07/03/2013 à 16:26
      merci pour ce témoignage, je ne les connais pas individuellement, mais ce que vous dites apporte encore un autre éclairage sur ces actions qui en effet, valorisent le culte de la personnalité…
  8. Marie C 07/03/2013 à 17:57
    Merci pour ce texte et toutes la réflexions qu’il nous apporte.
    Les discutions aussi…
    Bon, pour moi l’image des femmes au seins nues et rebelles devant les caméra, ont quand même un effet intéressant. Pour moi c’est comme si on se réappropriait notre corps. Bon toutes actions n’est pas parfaite. Mais on est tellement habituer a voir des femmes au seins nues, que lorsqu’elle sont en position d’êtres exploiter ou sexualisé ect…J’aime l’image de leurs corps qui bougent en lutte comme des guerrières. Elles fond très contraste avec ce que nous somme habituer. Bon cela durera le temps que cela durera, mais ça fait du bien. Ça Me fait du bien. Ça me fait du bien aussi de voir de la colère…La colère des femmes qui est si réprimée, comme si nous n’avions pas le droit de dépasser des limites établit, par qui encore…
    Je ne savais pas qu’elles avaient le discours contre les autres groupes de femmes qui milite depuis longtemps. C’est dommage, j’avoue que idéologiquement , e rêve de plus de solidarité. Par contre,que toutes sorte d’actions soit faite, qu’elles soit analysé ou pas, est importante. C’est vital. Mais, l’association de ces actions est plus que souhaitable pour la survie ou le suivie comme vous dites. Ces femmes, que je trouve audacieuse, nous donne aussi des idées, et de l’énergie. Toutes ces contradictions resterons dans ma tête. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir un sourire aux lèvres lorsque, je vois ces femmes apparaitre a la télé, rebelles et guerrières. Ça fait tellement de bien, même si c’est juste un moment.
    Merci encore pour ce texte explicatif!
    • Christine Le Doaré 07/03/2013 à 20:02
      oui,on peut discuter le concept et ce qu’il représente réellement, mais les mises en danger d’ »adeptes », la mépris à l’encontre des autres activistes et militantes, le manque de fond politique sont tout de même gênants ; on effet, nous verrons bien dans le temps ; en tous cas, ni elles, ni les réalisatrices de ce reportage n’ont élaboré le début d’une explication sur le système de la domination masculine, les discriminations, les violences et la façon de déconstruire tout ça et de passer à autre chose (en coupant des couilles ? ok ça fait longtemps que ça me démange, mais je n’y crois pas vraiment, c’est la différence entre les fantasmes et la lutte). En Ukraine et en Biélorussie ok, elles se sont battues contre les mafias des industries du sexe ; ça bravo ; mais sinon… ? du show médiatique rien de plus et surtout, leurs relations aux autres femmes ne sont guère féministes, les adeptes elles-mêmes marchent ou se tirent, voir le témoignage ci-dessus, etc. ça donne à réfléchir, c’est tout, et en effet rien n’est jamais parfait, il faut juste qu’elles ne nous fassent pas croire qu’elles le sont …
  9. Lora la rate 08/03/2013 à 12:05
    @Euterpe: le droit de vote était plus symbolique qu’autre chose, et les mouvements féministes ont perdu toute énergie en s’engageant dans cette bataille pas forcément essentielle aux femmes et au féminisme d’un point de vue pratique (au final, elles ne pouvaient voter que pour des hommes, et aucun programme féministe, quel intérêt réel pour la classe des femmes?). Pendant que leurs autres combats de longue date (notamment la lutte contre l’appropriation sexuelle des enfants et des femmes*) ont été délaissés. On nous présente toujours le droit de vote comme une bataille décisive, presque comme si elle avait fondé le féminisme, en occultant les autres luttes féministes antérieures, et même celles de la même époque…pourtant cette « victoire » est peut-être la moins pertinente en terme d’effectivité réelle pour notre classe dans la vie de tous les jours, c’est ironique, non?
    (*D’ailleurs la lutte contre les violences sexuelles est encore celle qui nous pose le plus de problème aujourd’hui: plus tabou encore que l’IVG, moins mainstream que le droit à un salaire égal, moins glamour que le tout neuf et très médiatique « droit à utiliser mon corps comme je le veux »…on régresse dans tous les domaines, mais des fois j’ai l’impression que du côté des violences sexuelles masculines, on a quasiment pas avancé, c’est vraiment la dernière place forte du contrôle des femmes par les hommes).
    Du coup, voir des jeunes femmes qui utilisent une imagerie publicitaire (voir nationaliste) et qui reprennent le discours occidental de la libération des femmes par la libération sexuelle (càd les 3/4 du temps l’exploitation sexuelle en réalité) ça ne me convainc pas du tout. Quand les magazines féminins appellent les femmes à faire du pole dance et du strip tease « burlesque » pour « s’émanciper », que pour les médias français et l’industrie de l’exploitation des femmes la fameuse soit-disant « porno féministe » arrive comme du pain bénit, que des magazines comme rue 89 publient des articles pour qui parlent d’un nouveau féminisme pour tel femme musulmane qui pose nue dans un célèbre magazine qui est responsable en partie de ce discours de libération par l’hypersexualisation*, que des groupes à peine louche politiquement comme Peta envoient des femmes nues pour assurer la médiatisation de leurs action, et que des femmes qui se disent féministes s’y mettent aussi…j’ai du mal à voir les Femen autrement que comme des jeunes femmes courageuses certes mais victimes de ce que leur époque fait au féminisme, ou en tout cas aux femmes. A savoir « pour qu’on parle de vous, faites du buzz, et pour faire du buzz, déshabillez-vous ».
    Les Femen disent utiliser les outils des médias et semblent accepter que les médias les utilisent elles, pour vendre. Mais est-ce qu’on est obligées de laisser les médias dicter les règles? Après tout, ils ne sont pas de notre côté, ça se saurait…sauf pour célébrer de vraies-fausses victoires, comme le droit de vote ou…le droit de montrer ses seins à la caméra. C’est une comparaison rude pour le droit de vote, mais après tout, l’un comme l’autre, qu’est-ce qu’ils nous apportent réellement, ces droits?
    *http://blogs.rue89.com/mouloud-akkouche/2011/04/23/musulmane-nue-dans-playboy-buzz-ou-islamo-feminisme-201009
  10. Euterpe 08/03/2013 à 12:30
    C’est mon dernier commentaire sur le sujet, promis :)
    C’est sûr que tout n’est jamais rose nulle part, cependant les « adeptes » sont quand même un peu adultes et consentantes et je me méfie des campagnes de dénigrement antiféministe émanant d’on ne sait où… qui veulent assimiler tout à coup les Femen à une vilaine secte très dangereuse.
    En tout cas, pour ce qui est du film, on constate que depuis le coup de la femme du soldat inconnu, cela fait quand même 44 ans, pas moins qu’on attend que quelqu’une ait le courage d’aller scier une croix à la tronçonneuse au nez et à la barbe de la curetonnerie !
    Au lieu de cela, les féministes se sont rangées des voitures et ont estimé que militer c’était faire du Gandhi mais sans prendre de coups (parce que je signale quand même que les actions de Gandhi étaient accompagnées de super horions voire de dégommage direct).
    Alors réduire les Femen à du show médiatique, je trouve ça très méprisant. Et même si c’était le cas, je rappelle qu’on a du show médiatique misogyne et phallocrate, 24h sur 24h, 7 jours sur 7, toute l’année sans la plus petite pause. Apparemment, celui-là ne semble pas vous indigner assez pour prendre les Femen comme elles sont.
    Pour moi, par contre, entre le « show médiatique » des Femen et celui de la mère Iacub, y a pas photo.
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  11. Euterpe 08/03/2013 à 17:31
    Bon du coup je reposte un com’.
    A Lora : le combat pour le vote était important dans la mesure où il permettait aux femmes d’être considérées comme des citoyennes à part entière et les sortait de l’exclusion de la vie publique.
    C’est vraiment la première démarche qui s’impose avant tout autre revendication.
    Parce que la mâlitude commence par ne pas accepter qu’une femme est une citoyenne, alors inutile d’avoir la moindre revendication.
    Olympe de Gouges ne s’y est pas trompée ainsi que le comité des citoyennes qui ont demandé également de pouvoir être enrôlées dans l’armée. La mâlitude leur a refusé parce que, pareil, ça en faisait des citoyennes à part entière. Après il a aussi fallu combattre le statut de mineures qui ne peuvent rien faire sans la signature du mari et du coup, les violences ont été ignorées parce qu’une éternelle mineure, c’est un peu comme un chien : si on lui donne un coup de pied, il va pas en mourir (dans la mentalité machiste).
    Tout cela pour dire que le droit de vote n’a pas été que « symbolique », loin de là (va dire ça à mon arrière-grand-mère !).
    De plus, c’est vache pour ces femmes qui se sont battues comme des lionnes de balayer ainsi leur lutte et leur victoire !
    La violence est directement liée à l’inégalité femmes/hommes. Plus la situation est inégalitaire, plus la violence se déchaîne contre les « faibles ».
    C’est donc bien pour l’égalité qu’il faut lutter.
    Pour exemple, il suffit de voir comment la misogynie se déchaîne dans un endroit où les femmes sont minoritaires : assemblée nationale, salle de classe, salle de sport, que sais-je et peu importe. Dès que le nombre de femmes et d’hommes s’équilibrent, ça se calme aussi sec.
    Partout où les violences se déchaînent contre les femmes on a des femmes archi minoritaires aux commandes et très mal réparties dans les couches de la société avec majoritairement des femmes prolétaires, chômeuses ou complètement sans moyen financier.
    C’est pourquoi il faut lutter pour l’égalité salariale, contre la prostitution, etc…tout cela sont des violences qui génèrent de la violence.
    La violence se nourrit de la violence.
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  12. Euterpe 08/03/2013 à 17:43
    Le problème avec les médias c’est que nous n’avons pas de prise sur eux et la façon dont ils ont décidé de nous manipuler. Moi je crois qu’il faut un peu faire confiance aux plus jeunes.
    Elles ont trouvé un moyen de faire parler d’elles. Tant mieux. On est bien obligé de ruser avec cette société hypersexualisée, hyperpornographisée !
    Ce sont les hommes qui ont imposé les règles. Ils ne vont pas nous laisser nous exprimer comme on le souhaite. On le sait, non ?
    Je crois qu’il faut arrêter de les critiquer et attendre de voir.
    Moi, ce que je vois, c’est qu’elles ont fait des trucs remarquables alors qu’elles ne sortent pas de la cuisse de Jupiter et déjà ça, ça force le respect.
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