ANgrywOmeNYMOUS


mardi 8 janvier 2013

Libération (sic), nouveau porte-parole du STRASS, ou quand la presse se transforme en organe de propagande esclavagiste

lundi 7 janvier 2013

Prostitution, Libération remet le couvert

Le journal Libération a donc remis le couvert. Un long article donne la parole à Marcel Nuss, poly-handicapé, membre du STRASS et défendant à ce titre le système de prostitution qu'il aimerait voir légaliser. L'article est sans distance aucune, dans la complaisance totale.



On ne peut que s'interroger sur le tournant pris ces dernières années par Libération. Journal historiquement progressiste, celui-ci développe et propage les idées les plus réactionnaires à la mode. Marcela Iacub dont on connaît les positions ahurissantes sur le viol y a son rond de serviette. Le système prostitueur y est vanté par pages entières, donnant la parole ici à Caubère et là à d'autres sans jamais faire un véritable travail d'investigation sur ce qu'est la prostitution aujourd'hui, travaux scientifiques ou terrain à l'appui.

Les journaux n'ont plus les moyens de financer un tel travail me direz-vous? C'est la rengaine habituelle justifiant une paresse et une soumission idéologique qu'il faut mettre en perspective avec le chiffre d'affaires de Médiapart, six fois supérieur à celui de Libération.fr...

Pour des raisons qui appartiennent à sa rédaction (et qu'on imagine), Libé a donc pris le parti de défendre "la liberté de se prostituer". A court d'argument, les pro-prostitution en viennent souvent à la question du handicap. 

C'est donc un homme poly-handicapé que l'on prend à témoin, photo à l'appui. Le problème c'est que l'argument fait long feu. Marcel Nuss est membre du STRASS (lobby qui défend la prostitution) et s'exprime souvent sur le sujet.  Il suffit donc de lire sur son blog pour comprendre en quoi la démarche du journaliste est malhonnête.

Marcel Nuss ne cesse d'écrire qu'il n'y a pas une prostitution classique et une prostitution pour personnes handicapées mais que c'est exactement la même chose. Il refuse le distingo. Il milite pour la prostitution en général en tant que "client". Sa situation de personne handicapée n'est donc qu'un faire valoir hypocrite pour la cause. 

D'autre part, comme beaucoup de clients prostitueurs, Marcel Nuss a eu deux compagnes avec qui il a même eu des enfants. On est donc une fois de plus très éloigné du cliché de l'homme seul et désœuvré puisque l'on sait que l'immense majorité des hommes qui ont recours à la prostitution ont une compagne et souvent des maîtresses.

L'homme handicapé (pas la femme, on devine pourquoi) est donc l'alibi idéal. Il symbolise l'être esseulé qui mérite bien aussi sa dose de sexe dont il aurait "besoin". Mais pourquoi ne pas y ajouter les veufs, célibataires, isolés géographiquement, détenus, malades, trop timides... Des armées d'hommes qui auraient aussi "droit" à ce que des femmes les fassent jouir au dépend de leur propre intégrité psychologique...

Et pour le reste, l'argumentaire classiquement naïf de l'article ferait sourire si il n'était aussi violent. Les femmes prostituées "jouiraient" avec leurs "clients". Il suffit d'avoir écouté ces personnes pour savoir à quel point les "clients" sont volontairement crédules d'une comédie qui leur est faite. Pour savoir que la stratégie des femmes prostituées n'a qu'un seul but: que cela aille le plus vite possible. Voire que le client croie les pénétrer alors que ce n'est pas le cas. Et que tout cela est évidemment de la violence pure.

Une femme prostituée racontait récemment son horreur quotidienne et son délabrement physique. Elle disait avoir le vagin fatigué. Quand je crie, disait-elle, les clients pensent que je jouis alors que c'est tellement j'ai mal.

En contraction flagrante avec la comédie jouée au "clients", les femmes prostituées parlent d'eux avec souvent un mépris non dissimulé, voire avec haine. Et on peut les comprendre. Le problème est que les seules femmes prostituées que la plupart des journalistes connaissent sont les deux qui courent les plateaux et rédactions pour raconter à quel point il est formidable de se prostituer.


La voix des dizaines de milliers d'autres femmes prostitutées, on ne l'entend jamais. Ni dans Libé, ni ailleurs. Et c'est bien normal, car cela ferait très mal.

dimanche 6 janvier 2013

Ce qui se passe dans les bordels d'Allemagne 1


Le conte de fées du "sexe propre" (das Märchen vom sauberen Sex)
 
Foto: DPA
Bert Wollersheim
Dans ce bordel de la Rethelstraße à Düsseldorf des clients ont été endormis avec des gouttes anesthésiantes et leurs cartes de crédit vidées.

(...)

(...)

De plus d'après le ministère de la famille 40% des prostituées consomment de la drogue, un tiers environ ne "travaillent" que pour financer cette consommation.
Et d'après Tampep, le centre social pour immigrés, 30% des prostituées sont illégalement en Allemagne, c'est à dire qu'elles sont entièrement sans défense face aux proxénètes et aux clients, qu'elles ne peuvent ni s'enfuir ni se protéger de pratiques sexuelles brutales. Si on considère ce chiffre, on peut dire que la plus grande majorité des prostituées se trouvent dans une situation de contrainte.

"Cette situation de contrainte invite les proxénètes à des comportements brutaux et criminels envers les femmes" prévient Wilfried Albishausen de l'union des fonctionnaires de la police criminelle. Et comme cela ne va pas changer, il considère que le milieu soit-disant "propre" n'est qu'une illusion. Son argument ainsi que celui du ministre de l'Intérieur Peter Biesenbach : premièrement les commanditaires de ce commerce de femmes n'ont aucun intérêt d'abandonner un business si lucratif avec des femmes si intimidées et faciles à manipuler. Avec cette sorte de prostituée forcée, ils réalisent un chiffre d'affaire annuel de 60 000 euros (sans les bénéfices). 
Deuxièmement, il est facile de voiler l'aspect de la prostitution forcée. Lorsqu'il y a une descente dans un bordel, d'après celles qui en sont sorties, les illégales sans papier disparaissent avant la rafle, si bien que la police se retrouve les mains vides.

Mais aussi la police criminelle du land a observé au fil des descentes de police que le milieu prostitutionnelle n'est pas plus "propre" depuis 2002 [et la loi sur la prostitution, n.d.l.t.] mais qu'au contraire, il se criminalise. C'est la violence entre les bandes de rockers qui le leur a rendu explicite. Derrière ces guerres de bandes il y a toujours la question de savoir qui commande le bordel et donc les femmes, les armes et le trafic de drogue.

(En allemand : Zudem konsumieren laut Bundesfamilienministerium 40 Prozent der Prostituierten Drogen, ein geschätztes Drittel schafft sogar nur an, um die Sucht zu finanzieren. Und laut Tampep, dem Sozialwerk für Migranten, sind 30 Prozent der Prostituierten illegal in Deutschland, das heißt: Sie sind in höchstem Maße wehrlos gegenüber ihren Zuhältern und Freiern, können weder weglaufen noch sich schützen gegen besonders brutale Sexpraktiken. Gemäß diesen Zahlen befindet sich die übergroße Mehrheit der Prostituierten also in einer Zwangslage.
Diese "offenkundigen Zwangslagen laden Zuhälter zu brutalem und kriminellem Umgang mit den Frauen ein", warnt Wilfried Albishausen vom Bund Deutscher Kriminalbeamter. Und weil sich daran auch kaum jemals etwas ändern werde, hält er das "saubere" Rotlichtmilieu für eine Illusion. Sein Argument wie auch das von CDU-Innenpolitiker Peter Biesenbach: Erstens hätten die Hintermänner des Frauenhandels keinerlei Interesse, ihr lukratives Geschäft mit eingeschüchterten und manipulierbaren Frauen aufzugeben. Immerhin erwirtschaftet eine Zwangsprostituierte laut der Internationalen Arbeitsorganisation etwa 60.000 Euro Gewinn (nicht Umsatz) pro Jahr.
Zweitens sei es einfach, den Frauenhandel wie überhaupt die subtileren Formen der Zwangsprostitution zu verschleiern. Bei Bordell-Durchsuchungen, so wird es immer wieder von Aussteigerinnen bezeugt, verschwinden Illegale ohne Papiere regelmäßig kurz vor der Razzia, sodass die Polizei mit leeren Händen dasteht. Aber auch das Landeskriminalamt beobachtete im Zuge früherer Razzien im Rockermilieu, dass die Rotlichtszene nach 2002 nicht sauberer, sondern eher krimineller wurde. Das habe die Gewalt zwischen den Rockergruppen verdeutlicht. Hinter diesen Bandenkriegen stehe meist ein Kampf um die Frage, wer die Bordelle beherrscht – und damit den Frauen-, Waffen- und Drogenhandel).

Dans le Berliner Morgenpost du 8.7.2012

samedi 5 janvier 2013

De DSK à Depardieu le mâle blanc riche et odieux est français et le seul à faire aussi grossièrement honte à son pays. Quant à Cohn-Bendit, qu'il se taise.

En acceptant la nationalité russe Depardieu pisse (comme il sait bien le faire en public) sur :

- Les Pussy Riot emprisonnées

- Les Femen exilées

- Anna Politkovskaïa et les 20 autres journalistes russes assassiné.e.s avant elle.

mais qui s'étonnent que ces mâles riches, célèbres, puissants, français et imbus d'eux-mêmes viennent enterrer un peu de plus la liberté des femmes dans un autre pays que le leur ?
Quand ils se sont lassés d'oppresser leurs compatriotes en France (que celles-ci en aient conscience ou non), ils s'en vont montrer qui est le chef ailleurs, l'un en Amérique mais l'Amérique lui est tombée sur la tête, l'autre en Russie (tiens, les antagonistes traditionnels comme par hasard) mais une tuile viendra bien briser son crâne trop enflé.
Gageons qu'il va payer lui aussi et que personne ne le plaindra à part lui-même.

Peut-être que la France devrait enfin comprendre que de trop enrichir certains de ses mâles exprès pour avoir une oligarchie à la Poutine chez soi, ne lui porte pas bonheur. 



Quant à Cohn-Bendit, s'il braille dans les médias que Depardieu et Brigitte Bardot sont des "crétins finis" (au pluriel), c'est en tant qu'autre mâle blanc riche et odieux et pas en tant qu'intelligence brillante qui aurait des valeurs, lui, monsieur. Car il ne fait que nous prendre pour des imbéciles.

Comme si nous ne pouvions voir la différence entre un nanti qui défèque sur le pays qui l'a hissé sur son socle et une défenseuse des animaux qui surfe sur l'actualité pour venir en aide à des êtres vivants condamnés à mort !

Cohn-Bendit veut nous empêcher de distinguer l'égomane de l'altruiste.

En rapprochant Bardot et son impertinent chantage (quelque soit ce qu'on en pense) de l'attitude éhontément incivique de Depardieu, Cohn-Bendit veut dévier le doigt qui désigne l'ensemble des mâles blancs, riches, odieux, français quand les abus publiques des uns (DSK, Depardieu) pourraient amener à la lumière les abus plus hypocrites et cachés des autres.
Depardieu je suis une vrai ordure [Fun] CSOJ... von peanutsie

vendredi 4 janvier 2013

C'est d'abord le féminisme qui compte - l'exemple de Leymah Gbowee

Traduction express et brut de décoffrage par Euterpe de l'avant-propos du dernier numéro du magazine "Emma" par sa fondatrice Alice Schwarzer :

Faut-il encore tout recommencer à zéro ?
Sur la stratégie infatigable qui consiste à considérer le féminisme comme secondaire et intimider les femmes engagées.

En novembre, j'ai conduit un débat public avec Leymah Gbowee. Gbowee a vécu des choses inimaginables : violence dans la rue et violence à la maison : 4 enfants morts de faim pendant la guerre civile ; des femmes et des hommes détruits par la guerre civile ; agressions de ses propres rangs - mais aussi encouragements : parfois de son père, parfois de sa mère, parfois d'hommes noirs ou de femmes blanches. Et elle a réussi une chose inimaginable car son engagement fut décisif pour le mouvement de la paix des femmes au Libéria qui conduisit à la chute du dictateur Taylor et porta la présidente Ellen Johnson Sirleaf au pouvoir. Pour cela les deux femmes obtinrent le prix Nobel de la Paix en 2011.
Dans l'autobiographie de Gbowee beaucoup de choses m'ont touché mais rien autant que cette phrase : "nous les femmes nous avons toutes deux seins et un vagin".
Cette phrase symbolique, je l'ai cité un soir sur une scène publique - et dans la salle la plupart des 800 personnes en majorité de condition bourgeoise sont restées figées un court instant. Ils avaient entendu tant d'horreur dans les deux dernières heures sur le continent Africain trahi et oublié mais cela, cela leur parut le plus horrible.
Dans les premiers rangs était assis une dame de la bonne société, blonde, de belle apparence, marquée par la vie (une vie de femme au foyer avec quatre enfants, comme je l'ai appris plus tard). Au début de la soirée elle arborait une mine froide à mon égard, mais là tout a changé. Tandis que nous prenions un verre de mousseux dns le foyer, elle est venue à moi et m'a dit apparemment légèrement pompette : "Que vous ayez osé dire cela. D'abord j'ai pensé...et après je me suis dit : vous avez raison !".
Est-ce que cette femme a encore pensé comme moi à cette phrase le lendemain ? Ou est-ce qu'elle l'a de nouveau refoulée ?
Oui, les combattantes libériennes pour la paix n'ont pas seulement vécu la guerre à l'extérieur mais à la maison. Même Gobwee, qui a obtenu un brillant  diplôme et qui était sur le chemin de l'université - la guerre civile se déclencha alors au-dessus d'elle - elle s'est laissée des années durant traiter de "conne" ("poule bête" en allemand) par son mari et engrosser contre sa volonté. Et puis un jour elle s'est mise fièrement en route. Juste au moment où son mari était allé jusqu'à l'humilier en public, Leymah s'est mise en route.

Nous avons toutes deux seins et un vagin. Quand j'ai écrit "La petite différence" au milieu des années 1970, j'ai fait attention dans le choix de mes exemples qu'ils soient les plus représentatifs possibles pour chaque femme qu'elle vienne de la campagne ou de la ville, de Berlin ou de Munich se reconnaisse. C'est ce qui s'est passé.
Mon livre sur le rôle de l'amour et de la sexualité dans le vie d'une femme et sa relation avec les hommes est devenu un bestseller, un "longseller", jusqu'à aujourd'hui.
Plus que cela "La petite différence" est paru en 9 langues. Au Japon les femmes ont avalé ce livre comme au Brésil. On m'aurait prédit cela avant je l'aurais cru impossible. Mais lorsque je me suis rendue en Grèce en 1980, j'ai appris que "La petite différence" avait été le premier livre traduit après la dictature militaire . C'est ce que m'a dit une sociologue lors d'un repas et elle a ajouté : " Il faut que je vous dise quelque chose, Alice. Je travaille à Chypre avec les femmes de pêcheurs. Nous avons lu "La petite différence" et nous nous sommes réunies tous les mardis soir pour en parler". Les numéros des cas dans le livre sont devenus leur code. Elles disaient : "Je suis le cas n°3...", "Je suis le cas n°10...". C'est là que j'ai définitivement compris que le problème des femmes avec l'amour et la sexualité était universel.
Toutes les femmes peuvent être humiliées simplement parce qu'elles sont des femmes. Toutes les femmes peuvent devenir dépendantes de l'amour. Toutes les femmes peuvent être dégradées comme objet. Toutes les femmes peuvent être violées. Toutes les femmes peuvent être tuées par haine des femmes.

Et c'est exactement cela le coeur de la pensée féministe, c'est la "féminitude", le fait d'être une femme quelles que soient la classe, la couleur de peau, la religion. Ce NOUS, que nous connaissons toutes en tant que femmes, lorsque nous nous regardons dans les yeux, ce NOUS nous pouvons aussi le refouler, le nier mais, au fond de nous, nous savons toutes de quoi il s'agit.
Nous nous l'avouons, ou pas. Cet aveu est le premier pas vers le féminisme. Le déni peut prendre plusieurs formes. De "moi je n'ai pas ce problème" à "il y a plus important". Oui, il y a beaucoup de problèmes dans le monde, énormément, mais pour une femme il n'y a pas plus important, seulement aussi important. C'est sur la compréhension de cela qu'est basé le féminisme.
L'inégalité structurelle entre hommes et femmes placé quasiment dans le berceau peut peut-être être relativisée entre une femme particulière et un homme particulier mais pas écartée. L'inégalité sexuelle est le modèle sur lequel est bâti tout autre inégalité. C'est seulement lorsque le socle des inégalités sera ébranlé que toutes les autres inégalités s'effondreront comme un château de cartes.
Déjà le mouvement allemand des femmes avait été décapité en 1914 avec cet argument : il y a plus important que la question des femmes, il y a celui de la guerre (alors que la guerre n'est qu'un rameau de la folie de la virilité, cependant célébrée également par des femmes). Et quand le nouveau mouvement des femmes des années 1960/début des années 1970 a démarré, il y a eu aussi très vite plus important : la question de la lutte des classes. "L'inégalité principale" et "l'inégalité secondaire" c'est comme cela que l'appelaient les camarades dans leur vocable. Et si quelqu'une se permettait de prononcer le mot "femmes" sans avoir au moins trois fois auparavant juré de sa foi en la lutte des classes, elle se faisait taxer de "petite bourgeoise réactionnaire".

40 ans plus tard cela recommence en Allemagne.
Du moins dans le cercle des féministes intellectuelles de gauche qui ont particulièrement le vent en poupe à l'université en ce moment. Il y a de nouveau quelque chose de plus important que la lutte contre le sexisme , à savoir l'antiracisme. Et d'après les débats que l'on entend à l'université tous les "people of colour" et leur suite ont raison - et tous les blanc.he.s tort. Et celle qui a le plus tort est la "bourgeoise moyenne blanche privilégiée", comme il est dit en ce moment dans la blogosphère féministe, blogo qui se couche à l'énoncé de tous les dictats des sectairesses (au féminin dans le texte).
Mais si on regarde de près cette affaire qui a démarré autour de la "Slutwalk" et de la "Mädchenmannschaft", il ne s'agit pas du tout de racisme - mais d'islamisme. J'ai déjà fait plus d'une fois l'expérience : la moindre critique envers l'islamisme - pas l'islam, qui est une religion, l'islamisme, lui, est un abus de la foi comme stratégie pour une prise de pouvoir politique- cela fait bientôt 30 ans en Allemagne et certainement pas que là, que la critique est tuée dans l'oeuf avec ce reproche : racisme !
C'est pourtant presque comique que l'islamisme qui est une variante du fascisme, soit défendu avec des arguments de gauche. Mais nous savons depuis longtemps que les extrêmes se touchent. Il y a déjà des unions entre gauche et extrême -droite, ainsi qu'entre islamistes et extrême-gauche ou extrême-droite. Et les changements de camp sont également à l'ordre du jour.
Bref, tout cela est douteux. Mais il y a une chose que nous les féministes ne devont pas accepter : qu'il soit argumenté dans ce sens au nom du féminisme !

(Alice Schwarzer fait allusion là à une querelle qui s'est déclenchée lorsque les Femen de Berlin ont manifesté contre le port de la burqa devant la porte de Brandebourg. Les "Alphamädchen" qui sont des sortes de néo-féministes allemandes très en vogue ont crié sur toutes la blogosphère allemande au racisme) 

mercredi 2 janvier 2013

"Nous voulons que la loi sur la prostitution soit changée en Allemagne" (Mélanie Schmitz)



Manifestation des Femen devant le bordel allemand "Pascha" à Cologne, le 25.11.2012.


 Mélanie Schmitz*, porte-parole des Femen d'Allemagne (résumé) : Nous ne voulons plus que l'Allemagne soit le proxénète de l'Europe, le bordel de l'Europe. 

Avec le Pascha comme l'un des plus grands bordels d'Europe, le concept de femme-marchandise atteint des sommets. 

Ici, il y a des forfaits illimités, des "happy hours" (genre de soldes), toutes sortes de ristournes. Cela fait uniquement les choux gras des proxénètes et du tenancier de ce bordel.

Nous voulons que la loi sur la prostitution soit changée en Allemagne. 

Nous ne voulons pas vivre dans un pays où les femmes sont vues ainsi.

A propos du style de manifestation seins nus des Femen, Mélanie Schmitz : cela nous permet d'obtenir avec le minimum de moyen le maximum d'impact.

Femen Victoria Freya : nous avons remarqué que cela provoquait énormément d'attentions quand les femmes se montrent la poitrine dénudée. Cela montre de l'assurance, de la force et cela montre aussi que nous n'avons pas honte d'être des femmes.

Voix off : Pour les activistes leur nudité se distingue clairement de la nudité des prostituées. Elles ne sont pas sexuellement à la disposition du public.

(Mélanie Schmitz, 27 ans, est étudiante en droit à l'université de Cologne).

Pirkti moterį gėdinga!

D'autres pays luttent afin que nous ne soyons plus jamais des femmes de chambre dans le sens que le comprennent certains hommes comme DSK et consort pour lesquels il suffit de payer ou de dire "je suis le directeur du FMI"
pour croire qu'ils peuvent prendre ce qui ne leur appartient pas.

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 Cette affiche ci-dessus est celle avec laquelle la Lituanie plaide en ce moment pour la pénalisation des clients de la prostitution. Slogan : "Acheter une femme - la honte !".

(Lu dans le magazine féministe allemand "Emma" de janvier/février 2013))


PS : Laimingų Naujųjų Metų! (= "Bonne année" en lituanien ; trouvé sur le blog de Christine) (Pas la vidéo évidemment, seulement l'expression "Bonne Année" ; la vidéo, je l'ai trouvé sur youtube)

mardi 1 janvier 2013

Les femmes les plus remarquables de l'année 2012

Mes 10 femmes remarquables de l'année 2012 (sans hiérarchie, juste comme elles me viennent à l'esprit) :

Nafissatou Diallo qui a gagné contre DSK malgré tout son pognon même si c'est une victoire à la Pyrrhus.

Nina et Aurélie qui ont eu le courage de comparaître au procès des viols en réunion de Fontenay-sous-bois.

Chloé Rodriguez qui a survécu à un enlèvement, des viols à répétition + la menace d'être vendu à un bordel allemand malgré le traitement des médias qui ont victimisé à fond son violeur/ravisseur.

Anne-Marie à qui on pardonne de n'avoir pas porter plainte pour viol en réunion dans l'affaire du Carlton de Lille. Elle a parlé, c'est déjà énorme.

Clémentine Autain et son papier + émission "Je déclare avoir été violée". Une action très forte et intelligente qui devrait aider toutes les Anne-Marie du monde francophone.

Inna Shevchenko et ses offensives nécessaires, salutaires quoique fortement téméraires contre les religieux de tout bord.

Dr Muriel Salmona et son soutien généreux, inconditionnel et malheureusement unique aux victimes des violences faites aux femmes.

Najat Vallaud-Belkacem qui nous a donné.e.s le bonheur d'espérer en une pénalisation de la prostitution en France.

Florence Montreynaud , qui, pour son action avec les Chiennes de garde, a été nommée chevalière de la Légion d’honneur le 14 juillet 2012.