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mardi 26 novembre 2013

Des élus alsaciens réclament l'abolition de la prostitution

Des élus alsaciens réclament l'abolition de la prostitution 

ainsi que des médecins et des juristes  + Danielle Bousquet + Sylvia Agacinski + le collectif Abolition 2012 + Marisol Touraine + Anne Hidalgo + Clémentine Autain + (de 1000 à 3000 manifestant.e.s à Paris le 23.11) + Femen (du monde entier) + Zéromacho + les jeunes pour l'abolition + Christophe Caresche et bien d'autres.  

Que les amis d'Antoine et de Beigbeder aillent se rhabiller !

 


Créé le 23/11/2013 à 17h22 -- Mis à jour le 23/11/2013 à 17h22




SOCIÉTÉ - Dans un appel "transpartisan", la pétition demande l'interdiction de l'achat d'actes sexuels, alors qu'une proposition de loi doit être examinée mercredi à l'Assemblée...

Une quarantaine d'élus alsaciens ont signé une pétition pour demander une loi visant à abolir la prostitution, avant l'examen d'une proposition en ce sens mercredi à l'Assemblée nationale. La pétition lancée par les antennes bas-rhinoises du Mouvement du Nid et Osez le féminisme réclame l'interdiction de l'achat d'actes sexuels, la pénalisation des clients, le renforcement de la lutte contre le proxénétisme, la mise en place d'alternatives à la prostitution et une politique de prévention.

«C'est un appel transpartisan»

La députée européenne Catherine Trautmann, l'ancien ministre délégué UMP François Loos, les présidents UMP de la région Alsace Philippe Richert et du département du Bas-Rhin Guy-Dominique Kennel, ainsi que le sénateur-maire PS de Strasbourg Roland Ries et le maire de Mulhouse Jean Rottner (UMP) ont apporté leur soutien à cet appel. Six députés alsaciens ainsi que la sénatrice Fabienne Keller, ancienne maire de Strasbourg, figurent également parmi les signataires.
«Toutes les tendances politiques sont représentées, c'est un appel transpartisan», s'est félicité la coordinatrice du Nid, Isabelle Collot. La pétition réunit également les signatures d'une cinquantaine d'associations féministes, catholiques, du monde de la culture, des syndicats ainsi que le Front de Gauche. «Une loi est nécessaire. Il faut être orgueilleux avec cette loi. La confidentialité de la prise de position n'a pas beaucoup d'intérêt, c'est pourquoi j'ai signé», a expliqué François Loos, candidat UDI à la mairie de Strasbourg présent lors de la présentation.

Débat sur les maisons closes en Allemagne

Les associations qui dénoncent également les violences faites aux prostituées ont rappelé que les choses étaient «en train de bouger» dans plusieurs pays d'Europe, notamment en Allemagne, où l'ouverture des maisons closes refait débat. La proposition de loi contre la prostitution qui doit être examinée à partir de mercredi par les députés suscite déjà des polémiques sur l'aspect de la pénalisation des clients de prostitué(e)s, en prévoyant de sanctionner le recours à une prostituée d'une amende de 1.500 euros, doublée en cas de récidive. Les deux associations souhaitent que la proposition de loi aille plus loin dans la pénalisation en assimilant l'achat d'actes sexuels à un délit et non à une simple contravention.

Des nouvelles de la Nouvelle-Zélande chère au chanteur prostitueur Antoine ainsi qu'à sa clique dorée : Aznavour, Deneuve and Co

Prostitution en Nouvelle-Zélande - Des ex réclament la pénalisation des prostitueurs

26. November 2013 um 05:57
Des ex-prostituées et leurs porte-paroles appellent à une pénalisation des acheteurs de sexe, affirmant avoir été flouées par la dépénalisation de l'industrie.

Elizabeth Subritzky, directrice de l’organisation Freedom from Sexual Exploitation, a affirmé à la Commission parlementaire sur les processus électoraux et la justice que la seule solution aux dommages causés par la prostitution et à la violence qu'elle créait était de sanctionner les acheteurs de services sexuels par une réforme des lois sur la prostitution.

En Nouvelle-Zélande, le Prostitution Reform Act a décriminalisé les maisons closes, les agences d'escorte et le racolage quand il a été adopté de justesse par une seule voix de majorité, en 2003.

La loi a non seulement encouragé davantage d'hommes à acheter du sexe, mais elle a transformé la prostitution en un travail acceptable, et même présenté comme attrayant pour les jeunes Néo-Zélandaises les plus pauvres, a rappelé Mme Subritzky.

Une pétition de 2910 noms (déposée par l’organisation) appelle à un changement de la loi qui rendra illégal l'achat de services sexuels en étendant le champ d’application de la loi actuelle, qui permet déjà de poursuivre les clients de prostituées mineures.

Une femme sortie de la prostitution a informé la commission que ses 16 années de trottoir comme « travailleuse du sexe » avaient commencé alors qu'elle n'avait que 12 ans, après qu’une situation familiale toxique l’ait exposée à la drogue et à de la violence affective, verbale et parfois physique.

« Moi et mes jeunes cousins errions dans les rues en quêtant de quoi manger. C'est alors que j'ai été approchée par un gentleman qui m’a proposé de me donner de quoi nous nourrir, moi et mes cousins, en échange de sexe oral.

« Quand j’ai atteint 14 ans, la prostitution est devenue mon activité à temps plein », a-t-elle ajouté.

La prostitution occupa alors sa vie pour les 14 années suivantes.

« C'est tout ce que j'ai fait, jour après jour, les jours fériés, à Noël, à chacun de mes anniversaires – j'étais dans la rue. »

Longuement incarcérée à plusieurs reprises au cours de cette période, elle retournait à la prostitution aussitôt libérée, « parce que c'est tout ce que je savais faire et tout ce à quoi j’étais bonne pour survivre: je ne connaissais aucun autre moyen. »

« Je vivais une vie sombre, violente, extrêmement dangereuse, avec de constants sévices et la peur de ne jamais savoir si oui ou non j’allais survivre à chaque nuit. En effet, des gangs et des voyous parcouraient les rues en agressant les filles, en les battant pour les dépouiller de leurs revenus – que les gangs appellent un loyer. »

Brutalement battue et laissée pour morte à plusieurs reprises, elle a témoigné que « les viols et parfois les viols collectifs faisaient partie du boulot ».

« Ce fut une période vraiment sombre de ma vie, un endroit où je ne retournerai jamais. »

Mme Subritzky attribue aux circonstances tragiques dans lesquelles naissent bien des femmes le motif qui les amène à se vendre pour survivre.
                                                                       
« Chacune des femmes qui a pris la parole a dit avoir regretté être entrée dans l'industrie du sexe.

« Si elles pouvaient recommencer leur vie avec la sagesse que donne le recul, elles ne choisiraient pas de vendre leurs corps dans la prostitution.

« Je connais beaucoup de femmes qui n’y seraient jamais entrées s'il avait été illégal pour les hommes d’acheter leur corps », a-t-elle conclu.

D'autres anciennes prostituées qui se sont adressées à la commission spéciale ont décrit leur toxicomanie comme un moyen de « se débrancher » de leur vécu en prostitution, souvent jusqu’à la perte de conscience.

Une femme dit avoir utilisé l’alcool comme mécanisme d'adaptation aux agressions sexuelles subies plus tôt dans sa vie, en ajoutant qu’« un jour, quelque chose s’est simplement brisé à l'intérieur de moi » et elle s’est tournée vers la prostitution à l’âge de 32 ans.

« Je n'avais plus le moindre souci de ce qui m’arrivait, et je me suis dit aussi bien être payée pour avoir des relations sexuelles. »

« Une fois, un homme m’a violée, et j’ai souvent eu extrêmement peur. Chaque fois que j’étais prostituée, je ne savais pas si j'allais être violée ou même assassinée. »

Cette femme a dit avoir reçu un diagnostic de stress post-traumatique et être en cours de traitement.

Elle a recommandé aux commissaires d’adopter le modèle nordique préconisé par Mme Subritzky, parce que « présentement, la loi ne fonctionne pas ».

Le modèle nordique – adopté en Suède et en Islande (NduT: ainsi qu'en Norvège) – pénalise la demande de rapports sexuels tarifés tout en décriminalisant les personnes prostituées.

C’est la volonté de réduire la violence infligée aux femmes qui a sous-tendu l’invention du modèle nordique, a expliqué Mme Subritzky.

Le président de la commission parlementaire, M. Scott Simpson, a déclaré que celle-ci prendrait en considération la pétition et publierait un rapport l'année prochaine.

« Cela va nous donner beaucoup de temps pour examiner soigneusement ce qui nous a été présenté aujourd'hui », a ajouté M. Simpson.

Il a dit avoir trouvé « particulièrement puissantes » les dépositions des témoins anonymes.

© Fairfax NZ Nouvelles - http://www.stuff.co.nz/national/politics/9428778/Ex-prostitutes-call-for-law-change

Traduction : Martin Dufresne

(trouvé sur la page Facebook d'Encore féministes)


lundi 25 novembre 2013

Quelle clandestinité ? Si la traque internet permet de révéler au grand jour des réseaux pédophiles étendus alors il en est DE MÊME avec les réseaux de prostitution !

Retour sur la prétendue clandestiné dans laquelle se retrouveraient "subitement plongées" les prosti-tuées dans le cas d'une pénalisation du client.

Contrairement à ce qui a été avancé en 2002 en Allemagne afin de pouvoir promulguer en toute tranquillité une loi autorisant le libre exercice de la prostitution, ce n'est PAS un métier comme un autre et même en Allemagne aucun femme dans la prostitution ne fait imprimer des cartes de visite à son nom, style : "Alexandra Hure, prostituée de 8 à 12 h". Cela n'existe pas. 
Toutes les prosti-tuées se cachent sous un faux nom ou une plutôt un faux prénom, le nom disparaissant tout à fait, ainsi que sous une fausse activité de style masseuse, danseuse ou "escort".

La prostitution est per se une activité clandestine à quelque exception près que l'on nous ressert à chaque débat comme l'éternelle même Suissesse qui aurait fait un stage spécial d'assistante sexuelle et travaillerait auprès d'handicapés en Suisse. Sauf qu'apparemment, il s'agit bien d'une ancienne prostituée qui s'est trouvée là une alternative moins dangereuse et plus "respectable" même si je ne pense pas qu'elle suscite l'envie de qui que ce soit.
  
 Qu'est-ce que "la clandestinité" ? Est-ce qu'une clandestinité est encore possible dans une activité comme la prostitution ?
Si en temps que blogueuse "clandestine", je décide d'imiter la Fraction Armée Rouge en enlevant la patronne du MEDEF, que je publie un communiqué sur mon blog selon lequel elle serait entre mes mains et que je vais lui brûler les orteils à petit feu si la France ne change pas immédiatement de système économique, deux heures plus tard à peine, la police est devant ma porte.

Quelle clandestinité !

Ce qui n'empêche pas les antiabolitionnistes de vouloir justifier la défense de la liberté de prosti-tuer au moyen de cette prétendue épée de Damoclès.

Une ONG a pourtant identifié 1.000 "salauds" à tendance pédophile pratiquant le tourisme sexuel avec enfant par webcam !

L'ONG Terre des Hommes, qui se faisait passer sur Internet pour une fillette philippine, a annoncé aujourd'hui que plus de 20.000 "prédateurs" l'avait contactée, (...).

Dix semaines durant, le temps de l'enquête, plus de 20.000 "prédateurs" issus de 71 pays différents ont pris contact avec cette "fillette", baptisée "Sweetie", sur des forums publics de discussions.

Parmi ces "prédateurs", plus de 1.000 ont été "facilement" identifiés. L'ONG a pu retrouver leurs adresses, leurs numéros de téléphone et des photos d'eux, et a transmis leur identité aux autorités compétentes, en particulier à Interpol. "Vu que tout cela a lieu sur internet, ils pensent que personne ne les observe, il a donc été facile de collecter des informations à leur sujet", a déclaré Hans Guyt, responsable de l'enquête.

 "Nous avons suivi les procédures utilisées par les forces de police", a encore dit Hans Guyt.

« Avec plus de ressources, nous aurions facilement pu en identifier dix mille »

Autre article sur la question.

La traque sur internet permet de révéler au grand jour des réseaux pédophiles étendus
Un réseau de pédophile (“alliance globale pédophile”) a été infiltré en 2006 dans une tchat room, réputée pour vendre de la pornographie enfantine. Plus de 700 suspects ont été arrêtés de par le monde, après investigation. Et 31 enfants ont été sauvés.


En fait, il y a plus de situations de prostitution clandestine dans un pays réglementariste comme l'Allemagne du fait de l'explosion d'un commerce et d'un trafic que plus rien ne limite que là la prostitution est interdite.
 Actuellement, l'Allemagne est bien incapable de dire quel est le nombre exact de femmes prosti-tuées sur son territoire. En tout premier lieu parce qu'elle n'a pas le droit de faire des recherches à ce sujet, l'activité
 incriminée ne tombant pas(plus) sous le coup de la loi ! Je rappelle que j'avais déjà écrit ici que le "on ne pourra rien contre un client qui passe par internet [était] une excuse bidon", à propos des méthodes d'investigations suédoises.
En fait, il paraît évident que c'est juste le contraire à partir du moment où la prostitution est criminalisée !

Je suis vraiment consternée d'avoir vu dans les vidéos de la manif du 23 à Paris ces banderoles, anarchistes (qui plus est), portant le slogan "clients pénalisés, putes assassinées". Quelle est cette défense aberrante du viol tarifé ? Ces gens ont-ils seulement réfléchi à ce qu'ils écrivaient ?

Bien sûr, il est évident que les femmes n'ayant que la prostitution comme ressource devront percevoir une aide sociale leur permettant de se reconvertir. Peut-être Madame Badinter qui, au nom du féminisme se soucie tant de la "liberté" et de "l'émancipation" des autres femmes pourraient-elle apporter un soutien financier personnel à ces ultra-précaires ? A moins que l'état ne se décide enfin à contraindre les grosses fortunes à reverser une partie de leur or dans la caisse commune sans attendre qu'ils y viennent par esprit civique !

Signez l'appel d'Alice Schwarzer (maintenant en ligne) contre une Allemagne servant de bordel à toute l'Europe ! Elle a déjà récolté 7677 signatures soit énormément plus que la prout 'ition d'Antoine et le manifeste des "343" salauds réunis.




Ici, un autre pétition pour les sages-femmes de France qui sont tellement sous-payées aujourd'hui et cela procède bien entendu de la même logique : maintenir les femmes le plus possible dans la précarité pour les exploiter au mieux des intérêts égoïstes d'une caste de nanti.e.s à forte proportion d'hommes blancs.


Signez également la pétition intitulée "Rêve de pédophile, cauchemar d'enfant".

La prostitution s'étend de façon insupportable en Allemagne

Extrait de l'article du 22.11.13 intitulé "La prostitution s'étend de façon "insupportable" en Allemagne" dans le Hamburger Handelblatt (journal hambourgeois) :

Die Empörung über das Massenphänomen scheint zu wachsen. Seit einigen Wochen wird gestritten – über den Kauf der "Ware Frau", über freiwillige oder erzwungene Prostitution, über Moral und Gesetze. "Es wäre fahrlässig, so zu tun, als wäre Prostitution ein Job wie jeder andere", sagt Soziologe Michael Opielka von der Fachhochschule Jena in Thüringen. "Es geht um die Frage: Möchte ich in einer Gesellschaft leben, in der Sexualität radikal zur Ware wird."
L'indignation sur ce phénomène de masse semble prendre de l'ampleur. Depuis quelques semaines on se querelle sur l'achat de la "marchandise femme", sur la prostitution volontaire ou forcée, sur la moral et les lois. "Ce serait irresponsable de faire comme si la prostitution était un job comme un autre" dit le sociologue Michael Opielka de l'université de Iéna en Thuringe "La question est la suivante : est-ce que je veux vivre ou non dans une société où la sexualité se transforme radicalement en marchandise". 

L'article est en partie repris par le Mittelbayerische (journal de moyenne Bavière) sous le titre "Ware Liebe geht vielen gegen den Strich" qui veut dire " Beaucoup de gens en ont par dessus la tête de la marchandise "amour"" (jeu de mots avec "Wahre Liebe" ("le véritable amour") et "Ware Liebe" (l'amour marchandise) ainsi que "das geht mir gegen den Strich" (j'en ai marre) et "auf den Strich gehen" (faire le tapin).

Le 3.11.13, Focus déclarait que Augsbourg était la ville qui possédait le plus grand nombre de prostituées par habitant en Allemagne (elle sera donc rattrapée par Sarrebruck prochainement).
Ce ne serait ni [les luthériennes] Berlin et Hambourg mais la catholique Augsbourg, précisait alors le journal. Suivie de près par Trêve et Nuremberg (et d'autres).
Aujourd'hui 25.11.13, Augsburger Allgemeine titre : "des clients en rut devant des enfants en train de jouer". Il y a encore plus de prosti-tuées en appartements depuis l'interdiction du trottoir est-il précisé juste en dessous.
„Die Rotlichtbranche boomt weiterhin enorm“, sagt Augsburgs Kripo-Chef Klaus Bayerl. „Entsprechend groß ist eben auch der Konkurrenzkampf im Milieu.“

"La prostitution poursuit son essor" dit le chef de la police criminelle Klaus Bayerl "autant que la concurrence qui sévit dans le milieu".
...
"Geile Freier vor spielenden Kindern": Protest gegen Bordell - weiter lesen auf Augsburger-Allgemeine: http://www.augsburger-allgemeine.de/augsburg/Geile-Freier-vor-spielenden-Kindern-Protest-gegen-Bordell-in-der-Nachbarschaft-id27864857.html

Augsbourg compterait en tout 700 prosti-tuées réparties dans 130 bordels-appartements (la prostitution de rue a dernièrement été interdite dans cette ville). D'après certains fonctionnaires de police, il y en aurait plus mais ce serait difficile d'en évaluer le nombre réel. En fait, il y a plus de situations de prostitution clandestine dans un pays réglementariste comme l'Allemagne que là où la prostitution est interdite !

Dans la seule ville de Stuttgart, on a compté 3359 prosti-tuées en 2012 dont 80% de Roumaines.

Dans toute l'Allemagne, il y aurait désormais de 400 000 à 700 000 prosti-tuées contre 10 000 ou 12 000 en France.

Signez l'appel d'Alice Schwarzer (maintenant en ligne) contre une Allemagne servant de bordel à toute l'Europe ! Elle a déjà récolté 7629 signatures soit énormément plus que la prout 'ition d'Antoine et le manifeste des 343 salauds réunis.



Ici, un autre pétition pour les sages-femmes de France qui sont tellement sous-payées aujourd'hui et cela procède bien entendu de la même logique : maintenir les femmes le plus possible dans la précarité pour les exploiter au mieux des intérêts égoïstes d'une caste de nanti.e.s à forte proportion d'hommes blancs.
Et ici un article de Christian Delarue sur la position de la "commission genre" d'Attac sur une lutte efficace contre la prostitution dans le monde.

dimanche 24 novembre 2013

La situation en Allemagne est de plus en plus critique

Un méga-bordel de 6000 m² et de 5 étages va ouvrir en décembre à Sarrebruck (ville de 180 000 habitants = un peu plus petite que la ville de Troyes) alors qu'il s'y trouve déjà pas moins de 100 "usines à sexe"  !  
Ainsi la principale ville de la Sarre se retrouvera la capitale absolue de la prostitution en Europe.
Les politicien.ne.s s'affolent et les journaux en parlent. Non seulement les bordels poussent comme des champignons mais en plus, il n'y a jamais eu autant de prostituées (1000) sur les trottoirs de cette même ville !

Extrait de l'article de Focus online du 22.11.2013 sur la question :

Auch Barbara Filipak von der Prostituiertenberatung "Aldona" sieht in der EU-Erweiterung eine der Ursache der Entwicklung. Vor drei Jahren habe es noch kaum einen Straßenstrich in Saarbrücken gegeben. "Es ist ein europäisches Problem. Woher sollen die Frauen in Rumänien, die oft Analphabetinnen sind, wissen, dass es solche Straßen in Saarbrücken gibt, dass es überhaupt Saarbrücken gibt?"

Même Barbara Filipak du centre d'écoute pour prostituées "Aldona" voit dans l'agrandissement de l'Europe une cause au développement de la prostitution. Il y a trois ans, il n'y avait quasiment pas de femmes sur le trottoir à Sarrebruck. "C'est un problème européen. Comment les femmes de Roumanie qui sont la plupart du temps analphabètes peuvent-elles savoir qu'il y a ce genre de rues à Sarrebruck, et même qu'il y a un Sarrebruck ?

"Sie können sich sofort auf die Straßen stellen"

Gleichzeitig verärgert sie die rechtliche Situation in Deutschland: "Es kann nicht sein, dass Frauen, die legal putzen wollen, sich anmelden und ein Gewerbe anmelden müssen und so weiter, aber um sich legal zu prostituieren, brauchen sie das alles nicht. Sie können sich sofort auf die Straßen stellen."

"Elles peuvent immédiatement s'installer sur le trottoir"

En même temps, la situation en Allemagne l'énerve : "C'est incroyable que des femmes qui veulent faire légalement le ménage doivent se déclarer comme exercant une activité commerciale et sont contraintes à toutes sortes de démarches mais que pour se prostituer elles n'ont rien à faire du tout, elles peuvent immédiatement s'installer sur le trottoir".

Autre article : n'y a t-il pas trop de prostituées dans la petite Saarbrücken ?

Extrait : Wohlfahrt will die Gewerbeordnung erweitern, spezielle Genehmigungspflichten einführen und konkrete Anforderungen an Betriebe stellen. Es müsse sich etwas ändern, denn: „Saarbrücken hat viel zu viele Bordelle...“ 

Wohlfahrt [un juriste] veut réviser le code de l'industrie, ajouter des assujettissements à autorisation et poser des exigences concrètes aux exploitations. Il faut faire quelque chose, "Sarrebruck a beaucoup trop de bordels !"

 
 Il y a presque un an, un bordel de Sarrebruck brûlait presque de fond en comble. Les causes de l'incendie n'ont pu être déterminées.... Des riverains qui en avaient ras le bol ?

(Ajout du 26.11.13 : une VIDEO a été tourné en francais sur le cas Sarrebruck).


Signez l'appel d'Alice Schwarzer (maintenant en ligne) contre une Allemagne servant de bordel à toute l'Europe ! Elle a déjà récolté 7582 signatures soit énormément plus que la prout 'ition d'Antoine et le manifeste des 343 salauds réunis.


Ici, un autre pétition pour les sages-femmes de France qui sont tellement sous-payées aujourd'hui et cela procède bien entendu de la même logique : maintenir les femmes le plus possible dans la précarité pour les exploiter au mieux des intérêts égoïstes d'une caste de nanti.e.s à forte proportion d'hommes blancs.
Et ici un article de Christian Delarue sur la position de la "commission genre" d'Attac sur une lutte efficace contre la prostitution dans le monde.

vendredi 22 novembre 2013

Visage de l'antiabolition vs visage de l'abolition

En tant que portraitiste, j'aime bien opposer des visages, c'est très parlant : 
En haut, Elisabeth Badinter (classée 14e fortune de France en 2012 (elle n'était "que" 56e en 2010) avec 1,1 milliard de dollars*) qui ne veut pas que l'on pénalise, je cite : "la sexualité masculine" (comprendre : "le sexe tarifé", car c'est cela LA sexualité masculine pour elle...(ah bon, parce que monsieur Badinter....?)). En bas, Alice Schwarzer (sans fortune) qui militent activement POUR l'éradication de ce crime contre l'humanité qu'est la prostitution.
Nous avons là et cela va ensemble une femme qui représente les 1% et une autre les 99%.
Elisabeth Badinter. (POL EMILE/SIPA)
 Le visage de la cupidité vs le visage de l'altruisme
Signez l'appel d'Alice Schwarzer (maintenant en ligne) contre une Allemagne servant de bordel à toute l'Europe ! Elle a déjà récolté 7427 signatures soit + de 121 fois plus que la prout 'ition d'Antoine et le manifeste des 343 salauds réunis. 

Ici, un autre pétition pour les sages-femmes qui sont tellement sous-payées aujourd'hui et cela procède bien entendu de la même logique : maintenir les femmes le plus possible dans la précarité pour les exploiter au mieux des intérêts égoïstes d'une caste de nanti.e.s à forte proportion d'hommes blancs.
Et ici un article de Christian Delarue sur la position de la "commission genre" d'Attac sur une lutte efficace contre la prostitution dans le monde

*À l'instar d'Atd Quart Monde, je pense que la pauvreté doit devenir un critère reconnu de discrimination. Les riches ne veulent pas que l'on applique les mêmes principes de civilisation aux munis (par leur rapacité) qu'à eux-mêmes. Les pauvres sont censés leur servir d'essuie-sexe et cela est censé leur plaire, tandis que la sexualité des riches consisteraient (selon Badinter mais qui ne dit pas de quelle classe sociale elle parle) à acheter du "service" sexuel aux pauvres tandis que le corps de leurs propres filles ne doit pas tomber dans ce marché

Le client est un salaud, il voit une gamine sur le bord du trottoir....et après il rentre chez lui ...

De Claire O'Petit sur RMC :



Et de Sophie Péchaud de l'Avft :
Concernant le client qui lui est responsable de la demande, L’avft considère que si on veut inverser les responsabilités, il faut le faire VRAIMENT. En cela, l’Avft s’écarte des propositions faites par le projet de loi. En effet, alors que le racolage passif est un délit, les clients eux, seraient seulement condamnés à une amende, soit l’infraction la plus légère prévue par le code pénal… comme la vente forcée par ordinateur ou l’excès de vitesse! Ainsi, acheter une femme et lui imposer un acte sexuel -donc la violer-, serait aussi légèrement pénalisé que de conduire vite sa voiture. La proposition de loi se doit de réviser la manière dont elle veut “responsabiliser le client”. Il faut désormais penser une véritable sanction qui s’inscrive dans une échelle des peines cohérentes. En tout état de cause, il ne s’agit pas d’une contravention mais d’un crime. 
C’est pourquoi l’Avft pense également que la proposition de mettre en place des “stages de sensibilisation aux conditions d’exercice de la prostitution” lesquels pourront constituer une alternative aux poursuites n’est pas réaliste par rapport à la gravité des faits et notamment car ce ne sont pas les conditions qui posent problème mais bien la prostitution en elle-même.
L’Avft ne considère pas que la mise en prostitution des femmes (car il s’agit principalement des femmes) soit un métier. Bien au contraire. Il s’agit d’une violence dirigée contre les femmes par les 99% d’hommes que sont les clients. Que penser d’un «métier» où l’espérance de vie est de 34 ans? Un «métier» où l’on a 60 à 120 fois plus de risque de mourir assassinées? S’il s’agissait d’un métier, alors il faudrait vite l’interdire ! En tant qu’association spécialisée dans les violences faites aux femmes au travail, je me pose sérieusement la question de la compatibilité du droit du travail avec le fait de se faire uriner dessus ou de refuser la sodomie…

Et ce débat de 2002 en Belgique a l'air d'être actuel !