ANgrywOmeNYMOUS


mercredi 7 décembre 2011

Je viens tuer les féministes....

C'est ce que dit l'auteur du massacre de Montréal, le 6 décembre 1989 avant d'exécuter à l'arme automatique 14 femmes parce qu'elles étudiaient des matières scientifiques.






- Geneviève Bergeron.
- Nathalie Croteau.
- Anne-Marie Edward.
- Maryse Laganière.
- Anne-Marie Lemay.
- Michèle Richard.
- Annie Turcotte.
- Hélène Colgan.
- Barbara Daigneault.
- Maud Haviernick.
- Maryse Leclair.
- Sonia Pelletier.
- Annie St-Arneault.
- Barbara Klucznik Widajewicz.

22 ans plus tard, nous nous en souvenons.

Sur le blog du féminin l'emporte : Commémoration à Paris du massacre de Polytechnique Montréal

Nous étions donc réuni-es Place du Québec à Paris, militant-es d'Encore féministes (lire ICI...) et d'Osez le féminisme (communiqué ICI...), Mme Houdet de la délégation du Québec, et des sympathisant-es féministes, pour commémorer ensemble le Massacre de la Polytechnique à Québec en 1989. Après le rappel des faits et un texte qui ouvre sur la place des des femmes dans la société et dans le monde, le nom de chacune des 14 étudiantes est rappelé et son âge, un coup de tambour, une rose blanche est déposée symboliquement... Puis nous observons une minute de silence. Certain-es distribuent des tracts qui expliquent notre démarche, d'autres tiennent la banderole qui rappelle une phrase de Benoîte Groult "le féminisme n'a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours". Nous terminons en chantant l'Hymne des femmes...






We're only women
We want to live our lives
We're only women
We will survive

lundi 5 décembre 2011

Trop d'apparitions médiatiques et trop peu de retenue?

La communication, péché fatal de DSK? Trop d'apparitions médiatiques et trop peu de retenue? C'est ce que se demande Philippe Bilger.




Une incompréhension. Totale, absolue. Il n'y a pas un jour qui ne renvoie à cette interrogation : mais qui conseille donc DSK ? Qui lui inspire ce comportement étrange ? Qui lui fait perdre tout sens de la communication ?
La communication, qui aujourd'hui est sans doute son péché fatal. Car la sagesse serait évidemment de se taire, de se murer dans un silence digne qui consolerait ceux qui apprécient et défendent encore obstinément DSK de la dégradation de son image.

Il aurait fallu cultiver une décence, une distance qui auraient tenu éloignée sa quotidienneté d'aujourd'hui des joutes judiciaires présentes ou à venir. Aussi bien aux Etats-Unis qu'en France. Il me semble qu'un tel comportement, dont l'évidence saute à l'esprit de tous, aurait donné à DSK non pas forcément l'aura de l'innocent ou au moins du libertin inoffensif mais celle d'un homme capable de comprendre qu'il y a des moments qui exigent l'attente, imposent la modestie et surtout interdisent le bruit médiatique. Même si ce dernier est mis en branle parce qu'on prétend réagir, répliquer.

Pour ne pas succomber sous le poids des soupçons, pour ne pas être accablé par ce qui depuis plusieurs mois constitue une trame ininterrompue de mises en cause, de Nafissatou Diallo à l'affaire du Carlton, pour ne pas rendre désespérée l'instance civile américaine, DSK oscille entre une envie d'être laissé tranquille et une singulière présence. Au lieu de laisser les justices suivre leur cours, il se met en avant en réclamant d'être entendu, ce qui viendra tôt ou tard à Lille, et s'agite comme si rien ne s'était produit qui avait dans tous les cas affecté sa crédibilité, sa réputation et son avenir.
Etait-il nécessaire d'annoncer des actions pour atteintes à l'intimité de la vie privée ? Le simple bon sens suffit pour les estimer déplacées, compte tenu de l'imbrication choquante des charges de l'être de pouvoir et des plaisirs de l'être de désir.

Une réserve totale de DSK aurait été d'autant plus bienvenue qu'autour de lui des forces, des soutiens, des fidélités n'ont cessé d'être disponibles. Une épouse exceptionnelle de tolérance et de solidarité, au moins dans ce qui est affiché, des amis répétant contre toutes les mauvaises nouvelles leur confiance en DSK - des amis qu'on aurait souhaité avoir à ses côtés, qu'on soit innocent ou coupable -, des socialistes longtemps incrédules, une opposition ravie au fond mais correcte dans l'apparence, des journalistes guère pugnaces et équitables sauf une ou deux exceptions comme par exemple Marion Van Renterghem du Monde, un journal télévisé de TF1 à ses ordres avec une Claire Chazal qui aurait pu être sanctionnée pour connivence ostensible, un procureur américain infiniment timoré et calculateur, des avocats réalistes et remarquables, un parquet de Paris prudent à la manière française, en disant un peu mais pas trop, des compagnons lillois dans la nasse mais encore tout fiers de leurs aventures longtemps secrètes avec DSK, que demander de mieux ? Cette paix qu'il affirmait vouloir, cette discrétion à laquelle il aspirait, pourquoi les a-t-il lui-même troublées ?

Je ne parviens pas à croire spontanée et désintéressée la démarche de ce journaliste américain, Edward Epstein, qui au fur et à mesure qu'il est questionné met en exergue avec une infinie naïveté ses manques, ses inexactitudes et ses approximations. Pour certains compétent, pour d'autres farfelu et complotiste dans l'âme, Epstein ne me semble pas avoir fait avancer d'un pouce la cause de celui auquel il a consacré son enquête. Dans le pire des cas, il a été sollicité. Dans le meilleur, il fabrique ce qu'il adore : les complots.

Michel Taubmann, fidèle parmi les fidèles de DSK, a écrit un livre dont des extraits ici ou là ont été portés à notre connaissance. Les appréciations que DSK formule sur sa vie libertine, son ignorance sur la qualité de prostituées des femmes qui participaient à plusieurs de ces soirées, la relation consentie avec Nafissatou Diallo parce que dans son regard lourd de sens, il avait perçu son accord, tout cela n'est guère convaincant et paraît s'inscrire dans une stratégie médiatique qui offre pourtant le désavantage, pour lui, de l'obliger à fournir une version des faits et à brûler ses cartouches bien avant le procès civil américain.

DSK semble s'égarer dans ses propres manoeuvres. Ceci est éclatant quand, à peine le livre de Michel Taubmann annoncé et quelques-unes des confidences de DSK rapportées, celui-ci, poussé par je ne sais quel esprit de contradiction ou par une forme de désinvolture voire de condescendance à l'encontre même de ses partisans, déclare qu'il ne se sent "engagé ni par les écrits ni par les déclarations ou témoignages de quiconque, souvent inexacts" (20 minutes, nouvelobs.com, Marianne 2).

Si DSK ne se sent engagé par rien ni personne, pourquoi ne se tait-il pas ? Son intelligence est-elle incapable d'appréhender que DSK, pour son bien, quelque temps, devrait cacher DSK et, par décence, ne plus faire le bruit que seul l'homme espéré aurait pu se permettre ? Il y a longtemps, si longtemps !

dimanche 4 décembre 2011

Nafissatou Diallo- ses avocats remontés contre DSK





+ Tristane Banon- remontée contre Michel Taubmann :


DSK et le complot Epstein c’est fini


Il y a le petit Taubman qui après avoir voulu faire fortune sur le dos de DSK le futur président en écrivant sur ce fort intéressant sujet a voulu ensuite continuer avec l'affaire du Sofitel. Mais las, d'abord le Sofitel met à mal sa première œuvre, le Carlton détruit sa seconde. Ce qu'il y a de terriblement ironique c'est que ce second ouvrage détruit complètement la thèse de son complice (Milou et Tintin) Epstein. L'affaire est close, Epstein est un faussaire, définitivement.

Il n'y a pas besoin d'en écrire des tonnes aujourd'hui, le livre de Taubman qui va sortir décrédibilise définitivement la théorie Epstein. C'est à mourir de rire. On apprend qu'en fait Epstein a pour principal source, le Tintin de Limoges qui contre vents et marées, malgré quelques doutes renouvelés, a choisi d'être le pourfendeur des ignobles justiciers anti-DSK. Il part donc aux USA avec son épouse pasteur prenant soin de révéler que beaucoup prient en France pour DSK, le pauvre homme. Ceux-ci, dans leur immense charité très chrétienne oublient pourtant une autre personne : Diallo. Le NouvelObs : Florence, son épouse, l'accompagne. Elle est pasteur et sa foi est précieuse dans un combat pareil. Elle a des manières simples qui charment les Strauss-Kahn. Lorsque le ciel s'effondre, on revient à l'essentiel. La discussion glisse sur les notions de faute, de tromperie, de culpabilité... "Moralement, ce qui m'est arrivé n'est pas bien", réalise DSK. Les fils du judaïsme renoués grâce à Anne Sinclair lui sont d'une aide précieuse.

Le pasteur dit combien ses fidèles, à Limoges, ont été choqués par la violence de la presse, combien, nombreux, ils prient pour lui. "Qui d'entre nous n'a jamais péché ?" sourit-elle.

Et ce Taubman va découvrir tant de parts d'ombre de cette affaire. Enfin ce que les journalistes reprennent en cœur en parlant dans le vague sans en détailler vraiment les faits ou en les présentant comme très étranges, faits pourtant connus et archi connus. Un exemple : mais que faisait Diallo dans la chambre voisine avant d'entrer dans la suite de DSK ? Le ménage, banane ! Et pourquoi est-elle entrée dans la suite alors que DSK était là et que c'est interdit ? Et mon doudou parce que le garçon d'étage qui sortait (ce qui a été prouvé par les cartes magnétiques : le croisement des deux employés) lui a dit que la suite été libre ! Pas grave c'est parce qu'elle voulait voler l'un des sept téléphones de DSK et elle aurait bien choisi le bon, un sur sept ! Elle qui ne sait pas lire savait exactement comment trouver le bon téléphone alors qu'elle ignorait que DSK serait dans cette suite car il devait, en plus, avoir une autre chambre ayant bénéficié au dernier moment d'un surclassement. Ce petit détail n'en remue pas une au Titin Taubman. Elle le vole mais ne le donne pas tout de suite à son correspondant. Quelle imbécile fait-elle. De plus l'ingénieur du Sofitel lui va le récupérer, non tout de suite mais 25 mn après ! Et ceci bien que nombre de personnes soient retournées ensuite dans la suite (sa rime). Tout ce petit monde n'a pas vu le téléphone. C'est vrai que Diallo a dû le planquer quelque part.

Taubman nous dit aussi deux choses que DSK a la prostitution en horreur - ce qu'il faudra dire à madame Manhattan, et à Béa la prostitiuée et à Dodo la Saumure le proxénète - et que c'est un doux. Je remets ici ceci pour tous ceux qui le répètent et tous ceux qui disent que ce n'est que du libertinage, car les journalistes ne semblent pas l'avoir intégrée cette conversation téléphonique, conversation que les protagonistes ignorent être enregistrée bien évidemment :

Ce même jour, à 16 h 33, Kojfer s’entretient avec un proche, le proxénète présumé Dodo la Saumure. Il y est à nouveau question de DSK.

« Dodo :… Tu sais quand je lui avais ramené des filles, tu te souviens. René : Je sais.

Dodo :Il avait voulu baiser Béa dans les toilettes, d’ailleurs en force.

René Kojfer :…C’est un gros cochon il est pire que moi. »

Revenons à notre principal sujet l'enterrement première classe de la théorie de l'enquêteur Epstein qui a pris comme principale source Taubman à New-York (comme Tintin en Amérique). Rappelons que ce bon Epstein avait prouvé qu'il ne pouvait y avoir eu de relation sexuelle. Ce simple détail n'effraye pas ses supporters. Il s'était planté en beauté. Pas grave. Ses nouvelles élucubrations sont pertinentes. Déjà on attend toujours sa vidéo. Et pourquoi donc ne l'a-t-il pas jointe à son article ? Cela eût été si probant. Pour un enquêteur super-sérieux cela fait un peu tache, non ? Mais voilà patatras et je vais terminer par là car cela démonte toute la belle théorie de ce bon Epstein est morte et enterrée. C'est Taubman - le comble de l'ironie - qui nous en fournit la corde, le cercueil et le service funèbre. En fait au moins par deux fois. D'abord il contredit que c'était une autre espionne au service de DSK qui l'aurait averti du complot mais Lagarde (et ce qui confirme ce que je disais, alors pourquoi n'a-t-il pas téléphoné à ce Lagarde pour son Blackberry hacké - sans compter l'absurdité de l'utiliser, préférant téléphoner à son épouse pour qu'elle appelle un communicant !) - d'après lui, ce n'est pas une amie de DSK, temporairement embauchée à l'UMP, qui l'a prévenu que sa messagerie a été piratée, avec certains mails transmis aux plus hauts dirigeants du parti de Sarkozy, mais le commissaire lillois Jean-Christophe Lagarde, avec qui il avait dîné deux jours avant son arrestation. "Avouez que tout cela est troublant..."

Donc notre génie averti ne se méfie pas de cette espionne Diallo et ne planque pas ses téléphones (7 comme Bond, mon nom est Bond, James Bond), et celle-ci ne vole pas son iPad et en plus, lui tellement averti ne vérifie pas qu'il part sans son téléphone hyper-important-hyperhacké et prévenu qu'il est hacké et qu'on le surveille, lui et qu'on lui en veut et qu'un complot se prépare ! Non lui qui a l'esprit tranquille et rasséréné de savoir que sa virilité a encore fonctionné à merveille et en a fait des merveilles puisque Diallo rien qu'à la vue de son outil a succombé, lui donc qui ne part pas précipité car il viendrait d'agresser une femme ce qui serait la seule explication logique pour oublier un téléphone hyper-important-hyperhacké et prévenu qu'il est hacké, oublie son extraordinairement précieux téléphone ! Averti en plus qu'il est notre Einstein- Vinci a la mémoire d'un poisson rouge et le réflexe d'une huître. Voilà donc un premier gros plomb dans l'aile de la théorie Epstein et par Taubman encore !

Epstein nous dit qu'il est impossible que Diallo ait rencontré DSK lors de sa sortie de la salle de bain et que c'est donc un gros mensonge ce qu'elle a raconté. Elle l'a trouvé dans l'entrée. Mais voilà ce que raconte Taubman de la bouche même de DSK : L'ancien journaliste ne prétend plus à l'objectivité. Il n'a pas cru bon d'aller interroger Nafissatou Diallo ni même ses avocats, mais il recueille dans son ouvrage "LA" scène avec la femme de chambre, telle que le lui a raconté "Dominique". Nafissatou le surprenant au sortir de la douche, lui voyant dans son "regard insistant" une invitation à une gâterie express...

Complément du Figaro qui atteint un summum du cynisme et du dégoût : Taubmann parle d'une Nafissatou Diallo « surprise mais pas terrifiée » à la vue d'un DSK sortant nu de sa salle de bain. « Elle le fixe droit dans les yeux. Puis elle regarde ostensiblement son sexe », raconte l'auteur. DSK y aurait alors vu « une proposition », loin des accusations d'agression sexuelle formulées par la jeune femme. L'auteur insiste sur le fait que « rarement dans sa vie », Strauss-Kahn a refusé « la possibilité d'un moment de plaisir » et qu'il « ne résiste pas à la tentation d'une fellation ».

Que Taubman ne prétende pas à l'objectivité on s'en serait douté. Vous noterez que décidément les femmes font beaucoup d'invites à DSK : Banon, Diallo. Cette façon de raconter est écœurante. Ce serait donc Diallo qui a la seule vue du sexe, surprise mais non terrifiée, l'aurait regardé avec une envie non dissimulée. Comment imaginer une imbécillité pareille. Elle doit faire le ménage et rien qu'à la vue du sexe d'un petit homme bedonnant elle aurait envie de lui faire une fellation ! Quel mépris des femmes, quelle arrogance. Ceci démontre à quel point, si cette déclaration est vraie, cet homme est insupportable. Mais surtout cette description confirme à 100 % ce qu'a dit Diallo : il est sorti nu de la salle de bain ! Donc, comme le prouve le plan de la suite, Diallo ne pouvait savoir qu'il était là car pour sortir de la salle de bain il faut y être et l'entrée est loin de cette salle de bain ! Et cela infirme à 100 % la thèse d'Epstein qui disait que c'était impossible que Diallo ait rencontré DSK à la sortie de la salle de bain. Voilà l'affaire est close. Espstein après avoir affirmé en juillet dernier qu'il n'y avait pas de relation sexuelle - c'était impossible, il avait tout chronométré -, ne pouvant montrer sa vidéo qu'il menaçait de montrer, avoir dit que c'est un sms d'une espionne au service de DSK qui l'aurait averti nous parle d'une scène qui accrédite sa thèse, scène que Taubman dément formellement par les propos rapportés de DSK lui-même.

Esptein est un faussaire.

Il nous reste un peu plus de six mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.
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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 19é version du 17 septembre 2011) :
N’oublions jamais :
  • l’affaire Karachi
  • l'affaire Takieddine (patrimoine de 40 m€ non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu'il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie, enrichie d'évasion fiscale du magot vers la Belgique
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • les affaires Wildenstein
  • l'affaire César
  • l'affaire Pleyel
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
  • les affaires Djourhi, Takieddine
  • les possibles malettes de Bongo pour financer la campagne de 2007
  • les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
  • l'affaire du Fetia Api
  • les discours de Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
  • l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
  • les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation.
  • la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l'inaction en Syrie
  • l’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte, celle du stylo …
  • l’affaire Pérol
  • l’affaire de l’Epad (et du scooter)
  • Gandrange
  • les vaccins du virus H1N1
  • les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
  • les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby, Fontaine, Ceccaldi Raynaud …
  • l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
  • l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
  • les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot etc.)
  • l'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros, les 4 X 4 Nissan de Megève
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
  • la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
  • la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
  • la réforme constitutionnelle
  • les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir
  • l'irresponsabilité pénale du Président de la république
  • la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  • l’affaire des sondages
  • les classements du parquet
  • le site France.fr (des millions d'euros pour rien)
  • les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
  • la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président
  • l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  • l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  • la scientologie
  • l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
  • l'affaire Bongo
  • la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
  • les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20


samedi 3 décembre 2011

"DSK savait qu'elles étaient des prostituées"

Publié le 03/12/2011 | 15:22

Par Emmanuel MAGDELAINE



Sur RTL, "Dodo la Saumure" affirme que DSK "savait que les filles présentes dans les "soirées" étaient payées.

Dans une interview accordée à RTL depuis sa prison d'Ypres, Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", réaffirme qu'il ne connaît pas Dominique Strauss-Kahn. "Je n'ai jamis eu de lien direct avec lui", dit-il.

Mais il confirme que deux femmes qui travaillaient habituellement pour lui (dont sa compagne Béatrice Legrain) ont participé à un repas et une soirée coquine avec l’ex-patron du FMI. "Dodo" pense que DSK ne pouvait pas ignorer la qualité de prostituées de ces filles. "A moins qu'il ne soit vraiment naïf", dit-il.

Pourtant, cette semaine, dans un livre paru cette semaine écrit par son biographe attitré Michel Taubmann, "Affaires DSK, la contre-enquête" (Ed. du Moment) DSK affirmait l'inverse : "Lors de ces soirées galantes, il ne débourse jamais un centime", écrit Michel Taubmann. "Il ne se pose pas la question de savoir si ses partenaires d'un soir sont rémunérées, ce qui n'est pas systématique."

"Dans la presse, on associe mon nom à la prostitution, c'est insupportable", affirme l'intéressé à son biographe. "J'ai participé à des soirées libertines, c'est vrai, mais d'habitude, les participantes à ces soirées ne sont pas des prostituées." "La prostitution, le proxénétisme, je les ai en horreur", ajoute-t-il. "Ce n'est pas moi, cela. Vous vous rendez compte des dégâts causés sur ma femme, sur nos enfants ?"

Deux Dominique, deux versions

Les juges trancheront peut-être entre la version de Dodo et celle de DSK.

Selon Le Point.fr, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international sera entendu par les juges d'instruction à Lille en janvier 2012. Il devait être entendu début décembre. Mais, selon ce site internet, "son audition a été annulée et finalement reportée au mois de janvier. La juge a décidé d'attendre le retour, plus long que prévu, des expertises du téléphone de Fabrice Paszkowski. (NDLR: chef d'entreprise mis en examen dans l'affaire Carlton et proche de DSK ).

Sur Nord-Pas-de-Calais-France3.fr

jeudi 1 décembre 2011

DSK et la fellation surprise : il a suffi d'un regard...

LE PLUS. Michel Taubmann, biographe de DSK, sort prochainement un livre sur les dessous de l'affaire du Sofitel. Fervent plaidoyer en faveur du favori déchu, ce livre tente de nous démontrer à quel point DSK est, en quelque sorte, une victime de l'amour. On y croirait presque. Mais en fait, non.


> Par Dom B. Chroniqueuse

Edité par Gaëlle-Marie Zimmermann Auteur parrainé par Aude Baron

Il y a encore une semaine, l'avocat de Dominique Strauss Kahn dénonçait la mise à mort de son client, déjà à terre, par "une campagne nauséabonde, racoleuse, grotesque au nom de la vertu", une "mise à mort médiatique".

Puis, ce fut au tour du couple Strauss Kahn/Sinclair de porter plainte contre ces journaux "tabloïds" au nom de l'atteinte à leur vie privée, la publication des "sextos" ayant été le sms qui a fait déborder le vase. Une plainte a également été déposée contre Henri Guaino, conseiller et plume de Nicolas Sarkozy.

Ces plaintes ont été déposées, disait-il, au nom d'un voyeurisme le plus détestable

Déjà là, il était question de regard. Et de regard, il est encore question aujourd'hui, du nôtre dans sa chambre à coucher, ou dans ses chambres d'hôtel, et c'est DSK lui-même qui nous en ouvre les portes et nous invite à jeter un œil sur ses frasques sexuelles.

Etonnante attitude d'un homme qui la semaine précédente clamait son droit à la vie privée, attaquant en justice ceux qui y mettaient un cil, revendiquant le droit le plus légitime au respect de sa dignité, et qui la semaine suivante étale lui-même dans un livre témoignage, ses confessions sur ces moments intimes qu'il prétendait vouloir protéger.

Schizophrénique.

Et surtout incompréhensible.

Car enfin, quel est l'intérêt de ce livre ? Convaincre qui ? sa famille, ses proches ? Ou se convaincre lui-même ?

Et puis, peut-on crier à l'acharnement médiatique le lundi pour s'étaler ainsi le jeudi dans cette même presse qu'on fustige ?

Il est vrai que lorsqu'il s'agit de promotion personnelle on peut difficilement parler d'acharnement médiatique, tout au plus de publicité éhontée et de storytelling.

Nous sommes donc non seulement invités à regarder dans le caleçon d'un ex-futur président, invités par lui-même, mais aussi, à partir du moment où ce dernier nous dévoile son intimité et nous livre une théorie de complot, à pouvoir en discuter.

Après en avoir été chassés à coups de pieds aux fesses, nous voilà autorisés et même encouragés à revenir glisser un œil dans cette fameuse chambre à coucher du Sofitel, et à commenter, comme on commenterait n'importe quel autre ouvrage, n'importe quel témoignage, n'importe quel autre fait d'actualité, aussi.

J'ai encore en tête les propos un brin fatigués de leur ami Patrick Bruel au Grand Journal, il y a quelques jours, qui demandait à ce qu'on leave DSK alone, enough is enough. Désolée, Patrick.

Et que nous apprend, via Taubman, son biographe officiel (et plus encore), l'ex patron du FMI, Dominique Strauss Kahn ?

"Sortant de la salle de bains en tenue d'Adam, le directeur général du FMI se retrouve face à Nafissatou Diallo qu'il voit pour la première fois. La jeune Guinéenne paraît surprise, mais nullement terrifiée. DSK n'est pas bégueule. (...) Nafissatou Diallo, traversant la chambre, se dirige vers la sortie. Mais elle ne se hâte guère. Strauss-Kahn s'en aperçoit. Il la suit du regard dans le couloir. Nafissatou Diallo se retourne. Elle le fixe droit dans les yeux. Puis elle regarde ostensiblement son sexe. La chair est faible. (...) Il ne résiste pas à la tentation d'une fellation."

On appréciera le "DSK n'est pas bégueule" en s'interrogeant sur son sens comme on a pu s'interroger sur celui de "matériel", pour s'intéresser à cette histoire de regard : elle le regarde, il la regarde, elle le regarde, il la regarde... et il lui saute dessus car il y lit "une invitation".

C'est l'effet Impulse, soudain une inconnue vous offre une fellation.

Pour ma part, je pense aussitôt à d'autres regards, comme ceux que pour avoir le malheur de lancer, dans certains RER ou à la Gare du Nord, sont des invitations à se faire insulter en retour, quand ce n'est pas à être franchement menacés.

Wesh gros, on ne vit pas dans le même monde, d'un côté celui des clubs échangistes, de l'autre, celui du monde réel.

Dans le monde merveilleux de DSK, un regard appuyé est une invitation à la galipette, dans le nôtre, un regard appuyé est plus souvent une invitation au poing dans la gueule.

Et de regard, il est encore question dans une phrase qui m'a laissée totalement perplexe, ou plus exactement stupéfaite, pour tout ce qu'elle révèle.

"Lors de ces soirées galantes, DSK ne débourse jamais un centime. Il ne se pose pas la question de savoir si ses partenaires d'un soir sont rémunérées, ce qui n'est pas systématique."

C'est absolument fantastique.

Donc voilà un homme qui baise à tout va avec des femmes qui ne le connaissent pas, et c'est bien là son droit, des femmes tellement enthousiastes à l'idée de coucher avec lui qu'elles vont jusqu'à traverser l'Atlantique pour une partie de jambes en l'air. Voilà un homme qui pense sincèrement que "dès qu'il touche une femme, il est persuadé qu'il fait son bonheur" et qui ne s'interroge pas sur leurs motivations réelles, qui ne se doute pas qu'elles puissent être bien matérielles leurs motivations, et non liées à son charme qu'il croit irrésistible.

Un homme qui n'aurait pas pensé une seule seconde qu'il puisse s'agir de prostituées, payées par ses camarades de libertinage ? Et qui n'aurait pas pensé une seule fois qu'un tel cadeau ne peut se faire sans attente en retour ? Qu'il pouvait devenir, en les acceptant, vulnérable et que de connivence à compromission, il n'y a justement qu'une histoire de regard ?

Soit il est vraiment naïf, soit il nous prend pour des imbéciles.

Ou alors, il vit tellement sur une autre planète qu'il n'a même plus de contact avec la réalité, celle des calculateurs, des manipulateurs, celle aussi des gens qui ont tellement de pouvoir qu'ils ne s'imaginent même plus qu'on puisse leur résister et qui trouvent normal que de belles et jeunes femmes traversent l'océan pour avoir juste l'honneur et le plaisir indicible de se faire sauter par un ventripotent et grisonnant patron du FMI.

Normal quoi.

Toujours cette histoire de regard.

Celui qu'on peut, ou pas, avoir l'honnêteté de porter sur soi, ses turpitudes et surtout sur son aveuglement.


Sur Leplus.nouvelobs.com

Buffet: "marre" de l'affaire DSK et des "explications qui n'en sont pas"

La députée Marie-George Buffet, ex-numéro un du PCF, a déclaré jeudi en avoir "marre" des développements de l'affaire DSK, avec son "étalage" et ces "explications qui n'en sont pas". Conviée par Canal + à commenter les derniers rebondissements de ce dossier - version de Dominique Strauss-Kahn développée dans un livre par son biographe Michel Taubmann - l'élue de Seine-Saint-Denis a lancé : "Franchement, j'en ai marre. Marre de cet étalage, de ces explications qui n'en sont pas, de ces justifications: j'ai rien fait d'illégal..." "Ca suffit ! La prostitution, les femmes qu'on paye ou qu'on se ferait payer, tout ça serait normal. Non ! C'est pas normal !", a lancé Mme Buffet. "Ce n'est pas normal de sauter sur une femme même si elle vous a lancé un regard. Qu'est-ce que c'est que ce comportement ? Le fameux roman des pulsions masculines ?" En août, l'ex-ministre avait été une des rares à regretter la perspective d'un abandon, par la justice américaine, des poursuites pénales contre M. Strauss-Kahn, y voyant le risque d'un retour au temps où "les victimes de viols étaient a priori coupables".

Sur tf1.fr